🎧 Il court cinquante-quatre kilomètres dans Budapest pour écrire PSG sur Strava avant la finale de Ligue des champions
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Franck Berteau a réalisé un Stravart représentant les lettres du PSG lors d’une sortie de 54km dans les rues de Budapest juste avant la finale de la Ligue des Champions
Il y a des supporters qui chantent. Il y en a qui peignent leur visage. Il y en a qui traversent l’Europe pour vivre une finale. Et puis il y a ceux qui prennent leurs chaussures de running, ouvrent Strava, regardent le plan de Budapest et décident d’écrire PSG avec leurs jambes.
C’est exactement ce qu’a fait Franck Berteau, dont la sortie a été relayée par Runpack et Footpack. Deux jours avant la finale de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal à Budapest, il a couru un peu plus de cinquante-quatre kilomètres dans les rues de la capitale hongroise pour tracer les trois lettres du club parisien sur sa carte GPS.
La sortie, réalisée le vingt-huit mai deux mille vingt-six, affiche cinquante-quatre virgule dix kilomètres, cinq heures dix-huit minutes trente-cinq de déplacement, une allure moyenne de cinq minutes cinquante-trois au kilomètre et deux cent vingt-sept mètres de dénivelé positif. Autrement dit, ce n’est pas seulement une blague de supporter. C’est aussi une vraie sortie longue, quasiment un ultra urbain, avec un objectif graphique très précis.
Et le plus drôle, c’est que l’histoire s’est parfaitement terminée. Le PSG a remporté la finale face à Arsenal aux tirs au but, après un match nul un partout, et a décroché une deuxième Ligue des champions consécutive à Budapest. (Reuters)
C’est quoi un Stravart ?
Le Stravart, ou Strava Art, consiste à dessiner une forme, un mot, un symbole ou un objet avec son tracé GPS. Le coureur ne dessine pas avec un crayon, mais avec ses déplacements. Une fois la sortie enregistrée sur Strava, la carte laisse apparaître le dessin.
En ville, l’exercice est souvent plus simple qu’en trail, parce que les rues, les carrefours et les boulevards permettent de construire des angles, des courbes et des lettres. En montagne, c’est beaucoup plus compliqué : les sentiers imposent leur logique, les virages sont moins contrôlables, et le relief devient vite un adversaire.
Dans le cas de Franck Berteau, le choix de Budapest avait évidemment du sens. La finale PSG-Arsenal se disputait à la Puskás Aréna, dans la capitale hongroise, comme l’avait annoncé l’UEFA. (UEFA.com) Son Stravart n’était donc pas un simple dessin réalisé n’importe où. Il était directement lié au lieu de la finale, au timing du match et à l’ambiance autour du club parisien.
Le Stravart du PSG, 54 kilomètres pour trois lettres
Sur la carte, le tracé orange forme clairement les lettres P, S et G. Le départ et l’arrivée sont visibles, avec une boucle urbaine assez large, des segments très anguleux et plusieurs portions qui semblent avoir été pensées pour donner du volume aux lettres.
Ce genre de sortie demande plus qu’un simple footing. Il faut préparer le parcours, vérifier les rues disponibles, accepter les détours, gérer les demi-tours, surveiller les intersections, garder son GPS propre et surtout ne pas se tromper au mauvais endroit. Une erreur de rue peut casser une lettre. Un mauvais virage peut transformer un G en spirale ratée. Un GPS capricieux dans une zone urbaine dense peut aussi déformer le dessin.
C’est ce qui rend la performance intéressante pour les coureurs. On ne parle pas seulement d’un supporter qui a couru longtemps. On parle d’un coureur qui a combiné endurance, orientation, patience et précision. Courir cinquante-quatre kilomètres à presque dix kilomètres heure de moyenne, tout en respectant un dessin lisible, ce n’est pas anodin.
En résumé, ce Stravart est une performance solide
Il serait facile de ne voir dans cette sortie qu’une blague de réseau social. Pourtant, cinquante-quatre kilomètres restent cinquante-quatre kilomètres. Même sur route, même en ville, même avec peu de dénivelé, cela correspond à une distance supérieure à un marathon.
À cinq minutes cinquante-trois au kilomètre de moyenne, sur plus de cinq heures de déplacement, il faut une vraie base d’endurance. Il faut aussi encaisser la répétition des changements de direction, les arrêts possibles, la circulation, les trottoirs, les feux, les relances et la fatigue mentale liée à la navigation.
C’est là que le Stravart rejoint presque le trail. Pas par le terrain, évidemment, mais par l’esprit. On part avec une idée, on suit une trace, on doit rester lucide, on accepte que le parcours soit plus important que la ligne droite. Le but n’est pas seulement d’aller vite, mais d’aller exactement où il faut.
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