🎧 Écouter le résumé de l’article sur la gestion de course en trail et le fameux « mur » du trail — Durée totale : 0:43
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Les raisons du mur en trail
Pourquoi les jambes “tétanisent” après 15 à 20 km ?
En trail, beaucoup de coureurs connaissent ce moment difficile où les jambes deviennent soudainement dures, lourdes et presque impossibles à relancer. Les quadriceps brûlent, les mollets se contractent et chaque montée devient un calvaire. Pourtant, ce phénomène n’est pas forcément lié à un manque d’alimentation ou d’hydratation pendant la course.
Lorsque les jambes commencent à se bloquer toujours au même moment d’un trail, cela ressemble souvent à ce que les marathoniens appellent “le mur”. En trail, ce mur peut arriver beaucoup plus tôt à cause du dénivelé, des changements de rythme et surtout des descentes techniques qui détruisent progressivement les fibres musculaires.
Le problème ne vient pas toujours de l’alimentation
Même avec une bonne hydratation et des apports énergétiques suffisants, le corps peut finir par saturer si l’intensité de course dépasse ce qu’il est réellement capable de tenir pendant plusieurs heures.
Autrement dit, les jambes ne tétanisent pas uniquement parce qu’il manque du sucre ou de l’eau. Elles peuvent surtout tétaniser parce qu’elles travaillent au-dessus de leurs capacités actuelles.
En trail, beaucoup de coureurs pensent bien gérer leur effort alors qu’ils sont simplement légèrement trop rapides depuis le départ. Et cette petite erreur finit souvent par exploser plus tard dans la course.
Le départ trop rapide est souvent la vraie cause
Sur les premiers kilomètres, les sensations sont généralement excellentes. L’ambiance, l’adrénaline et la fraîcheur physique donnent facilement l’impression d’être à l’aise. Beaucoup de traileurs accélèrent alors inconsciemment, surtout dans les portions roulantes ou les premières montées.
Le problème, c’est que cette surintensité finit par coûter très cher musculairement. Les quadriceps accumulent progressivement de la fatigue, les contractions deviennent moins efficaces et les jambes se durcissent brutalement après 1 h 30 à 2 h d’effort.
C’est particulièrement fréquent sur les formats autour de 20 à 30 km, où les coureurs se retrouvent souvent dans une zone intermédiaire : trop vite pour gérer longtemps, mais pas assez vite pour être sur un effort court.
Les descentes fatiguent énormément les muscles
En trail, les montées ne sont pas les seules responsables de la fatigue. Les descentes jouent un rôle énorme dans la destruction musculaire.
À chaque impact, les quadriceps freinent le corps pour éviter la chute. Ce travail musculaire excentrique provoque des micro-lésions qui s’accumulent au fil des kilomètres. Un coureur peu habitué aux descentes peut donc voir ses jambes exploser musculairement même si son cardio reste relativement stable.
C’est pour cette raison qu’un coureur capable de courir 20 km sur route sans difficulté peut pourtant se retrouver totalement détruit après un trail de distance équivalente.
Comment éviter ces jambes qui se bloquent en trail ?
La première solution consiste souvent à ralentir légèrement en début de course. Quelques secondes gagnées par kilomètre au départ peuvent permettre d’éviter plusieurs minutes perdues dans les derniers kilomètres.
Ensuite, il faut habituer progressivement les muscles aux contraintes spécifiques du trail. Cela passe notamment par :
– du travail en montée à allure soutenue ;
– des descentes répétées pour renforcer les quadriceps ;
– du fractionné spécifique trail ;
– des sorties longues avec dénivelé ;
– du renforcement musculaire.
L’objectif n’est pas seulement d’améliorer le cardio, mais surtout d’augmenter la résistance musculaire à la fatigue.
En résumé, le trail est un sport musculaire avant d’être un sport cardio
Beaucoup de traileurs pensent encore que la performance dépend surtout du souffle ou du cœur. Pourtant, sur les formats vallonnés, ce sont souvent les muscles qui lâchent avant le cardio.
Un coureur peut encore respirer correctement, garder un mental solide et pourtant ne plus réussir à faire avancer ses jambes. C’est précisément ce qui arrive lorsque la fatigue musculaire dépasse le niveau d’adaptation de l’organisme.
La bonne nouvelle, c’est que ce problème se travaille très bien avec l’expérience. Plus les muscles s’habituent aux contraintes du trail, plus ce fameux “mur” recule. Avec un entraînement spécifique, une meilleure gestion de l’allure et davantage de travail en terrain vallonné, beaucoup de traileurs découvrent qu’ils peuvent enfin terminer leurs courses sans cette sensation de jambes totalement verrouillées dans les derniers kilomètres.
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