🎧 Pendant plusieurs heures, beaucoup ont cru que Kilian Jornet pouvait encore créer l’exploit (nous aussi) sur la Western States.
Malgré une préparation largement perturbée par une blessure au genou, le Catalan figurait parmi les hommes de tête de la Western States 2026 avant de disparaître du classement. Après son abandon, il a expliqué avec précision ce qui s’était passé.
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Le genou de Kilian Jornet a tenu… jusqu’au 50e kilomètre
Kilian Jornet ne cache rien. Son pari était simple : prendre le départ et voir si son genou supporterait l’effort.
« C’était un peu le jeu aujourd’hui de voir comment allait réagir le genou », explique-t-il après la course.
Pendant près de 50 kilomètres, tout s’est déroulé comme il l’espérait. Les sensations étaient bonnes et la douleur restait sous contrôle. Le champion espagnol évoluait alors au contact des meilleurs et semblait capable de rester dans la course.
La douleur est apparue progressivement
Le scénario a basculé dans la deuxième partie de son effort.
À partir du 50e kilomètre, Kilian Jornet commence à ressentir une instabilité au niveau du genou, accompagnée d’une douleur de plus en plus présente.
« À partir de là, j’ai commencé à sentir un peu l’insécurité et la douleur. »
Dix kilomètres plus loin, la situation n’était plus tenable.
« Au kilomètre 60, j’avais vraiment mal, donc j’ai décidé d’arrêter. »
Son abandon est officiellement intervenu au ravitaillement de Dusty Corners, après environ 61 kilomètres de course.
Un pari assumé avant même le départ
Ce scénario ne constitue pas une véritable surprise pour l’Espagnol.
Avant la Western States, il avait reconnu que sa préparation avait été extrêmement limitée. Gêné par son genou depuis Zegama, il n’avait retrouvé la course à pied que depuis deux semaines. Il savait donc que terminer les 161 kilomètres relevait davantage du pari que de la certitude.
« C’était un gamble », résume-t-il, en utilisant le mot anglais qui signifie « un pari ».
Autrement dit, il savait parfaitement que son genou pouvait ne pas tenir jusqu’à l’arrivée.
Les pointages intermédiaires confirment le témoignage de Kilian Jornet.
Très offensif au départ, il occupait la deuxième place dès Emigrant Pass, puis restait dans le groupe de tête jusqu’à Robinson Flat.
Ensuite, son rythme s’est progressivement dégradé. Il est passé de la 8e à la 13e place, puis à la 19e position à Dusty Corners. Sur cette dernière section, son allure a nettement ralenti, signe que son genou ne lui permettait plus de courir normalement.
Quelques minutes plus tard, il mettait fin à sa course.
En résumé, Kilian Jornet n’a aucun regret
Si le résultat est forcément décevant, Kilian Jornet retient avant tout le plaisir retrouvé sur les sentiers californiens.
« Même si je n’ai pas couru longtemps, je me suis carrément amusé. Les paysages, l’ambiance, courir avec Francesco Puppi, Hans Troyer ou encore Thomas Cardin que je ne connaissais pas… c’était top. »
Son abandon ne résulte donc ni d’un coup de chaleur, ni d’une erreur de gestion de course. Il est directement lié à une blessure au genou déjà identifiée avant le départ et qui n’a finalement pas résisté à l’exigence de la Western States.
À 38 ans, le Catalan repart sans résultat, mais avec la satisfaction d’avoir tenté sa chance jusqu’au moment où continuer aurait signifié prendre un risque supplémentaire pour son intégrité physique.
Source
- https://www.instagram.com/p/DaIuYEUo5co/
(0:06) Et ça allait très bien jusqu’au kilomètre 50. (0:11) Et à partir de là, j’ai commencé à sentir un peu la insécurité et la douleur.
(0:18) Et au kilomètre 60, j’avais vraiment mal, donc j’ai décidé d’arrêter. (0:22) Mais bon, ça fait partie du jeu. C’était un gamble, comme on dit, avant de partir.
(0:27) Et même si je n’ai pas couru longtemps, la partie que j’ai courue, (0:34) je me suis carrément amusé des paysages, de l’ambiance, (0:40) de courir avec Poupi, avec Hans, avec Thomas que je ne connaissais pas. (0:48) Et c’était top.
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