🎧 Les montagnes russes du désert et le retour du moral pour Aurélien Sanchez
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Après une 4 ème journée éprouvante où la détresse physique et mentale avait pris le dessus, le 5 ème jour montre enfin un vent de fraîcheur et d’optimisme sur la tentative de FKT d’Aurélien Sanchez. L’athlète et son équipe d’assistance ont tous traversé un gros passage à vide ces dernières 48 heures, mais aujourd’hui, le moral est de retour. Alors qu’on avait vu son avance se réduire hier, le français a retrouvé de l’énergie, et parvient à rattraper de nouveau de précieux kilomètres sur le chrono de référence.
Le défi fou d’Aurelien Sanchez, habitué de l’extrême
Pour comprendre l’énormité du défi, il faut d’abord rappeler qui est le coureur au centre de ce projet. Révélé en 2023 en devenant le premier Français à aller au bout de l’enfer de la Barkley, Aurélien Sanchez est un spécialiste des défis où la résistance psychologique prime sur tout le reste. Sa capacité à endurer la privation de sommeil et à repousser les limites de la souffrance en fait l’homme parfait pour s’attaquer au mythique Pacific Crest Trail (PCT).
Le but de cette aventure est de battre le prestigieux FKT (Fastest Known Time) en mode assisté sur ce tracé ultra exigeant. Le parcours traverse l’immense Ouest américain sur 4 265 kilomètres avec un dénivelé positif de 150 000 mètres, reliant le Mexique au Canada. Pour battre le record établi par le Belge Karel Sabbe en 2016, le Français doit boucler son périple en moins de 46 jours, 12 heures et 50 minutes. Une véritable épreuve de vitesse contre le temps et la position géographique.
De l’euphorie du début à la crise de nerfs – L’exigence de l’ultra-long
Ce début d’aventure avait commencé de manière idéale, permettant à Aurélien d’avoir rapidement une belle avance. Mais la réalité du terrain a rapidement rappelé la difficulté du PCT avec des portions de sentier très pentues et devenues très techniques. Heureusement, l’intensité de l’effort est récompensé par des paysages magnifiques qui changent énormément d’un jour à l’autre. Le désert offre aussi des rencontres sauvages uniques. Aurélien raconte avoir eu la chance de croiser la route d’un puma, puis d’un lynx.
Pourtant, la réalité physique est redoutable. Depuis le départ, le Français n’a toujours pas réussi à dormir plus de 3 heures d’affilée. Un manque de sommeil lourd à porter qui l’a mis dans le dur, tout comme son assistance au bord de la crise de nerfs. Face à sa souffrance, Lucille sa compagne explique s’être parfois sentie impuissante. Pour mener à bien ce projet, Aurélien est également accompagné de son cousin Martin et de Jean, responsable de la production de photos et vidéos. Les trois se relaient jour et nuit pour assurer une logistique millimétrée mais usante, avec entre autres la gestion des ravitaillements, l’accompagnement d’Aurelien en courant sur certaines portions, les lessives, mais aussi la capture d’images pour immortaliser ce défi.
En direct sur le Pacific Crest trail : le point du Jour 5 – 474 km parcourus sur 4265 – le rebond après les galères
Après un début d’aventure particulièrement compliqué, avec des troncs d’arbres en travers des sentiers, un pied posé sur un serpent, une crevaison pour le véhicule d’assistance et une chaleur toujours aussi étouffante, le moral d’Aurélien semble être revenu et cela se ressent forcément sur son rythme de course. Aujourd’hui, il a réussi à reprendre l’avance qu’il avait gagnée dans le début de course. Pour éviter de trop puiser dans ses ressources, il continue d’éviter de courir aux heures les plus chaudes de la journée, une stratégie payante qui lui permet de reprendre sa marche en avant.
Pour cette cinquième journée :
Distance du jour : 90,6 kilomètres
Dénivelé positif du jour : 5853 mètres de D+
Au total, Aurelien a parcouru 474 kilomètres depuis le début du défi, soit 11,1 % du tracé.
Il reprend du terrain et compte désormais 35 kilomètres d’avance (contre 20 hier) soit 11 heures de mieux que les temps de passage de Karel Sabbe.
En résumé, avec cette cinquième journée bouclée, Aurélien Sanchez vient de franchir la première barre symbolique des 10 % du chemin total.
Ce début de FKT alterne déjà avec des hauts et des bas. Mais comme toujours dans ce genre de défi hors norme, les gros coups de mou sont souvent suivis de jours meilleurs où le mental prend le dessus avec une facilité surprenante. Ces fluctuations physiques et psychologiques font entièrement partie de l’aventure et prouvent que rien n’est jamais acquis. Une chose est sûre, Aurélien a repris son avance, la machine est relancée, et on l’espère pour un moment.
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Auteur : Marta, serre-file





