🎧 Après son abandon au Val d’Aran début juillet, Benat Marmissolle connaît désormais précisément la blessure qui l’avait contraint à stopper sa course : une déchirure du soléaire droit.
Le vainqueur de la Diagonale des Fous 2022 a dû observer trois semaines sans course à pied, avant d’entamer une reprise qui semble heureusement bien se dérouler.
Les derniers mois n’auront décidément laissé aucun répit à Benat Marmissolle. Après avoir publiquement raconté les graves difficultés de santé qui ont marqué plusieurs années de sa carrière, puis abandonné le Val d’Aran by UTMB alors qu’il évoluait avec les meilleurs, le traileur basque vient de révéler la nature exacte de sa blessure.
Abandon au Val d’Aran : Benat Marmissolle souffrait d’une déchirure du soléaire droit
L’imagerie médicale a finalement confirmé que la douleur ressentie pendant le Val d’Aran n’était pas une simple alerte musculaire.
Benat Marmissolle souffrait d’une déchirure du soléaire droit, avec une lésion mesurant 3 cm sur le plan transversal, 5 cm de hauteur et 2 mm d’épaisseur.
Le Français avait immédiatement compris que quelque chose n’allait pas pendant la course.
Engagé début juillet sur la CDH du Val d’Aran by UTMB, longue de 110 km pour environ 6 300 mètres de dénivelé positif, il avait ressenti une douleur au niveau du mollet dans la montée vers Canejan, aux alentours du kilomètre 59.
Il occupait alors une position intéressante au sein de la course et évoluait avec les meilleurs.
Benat Marmissolle avait tenté de poursuivre, espérant que la douleur disparaisse. Huit kilomètres plus tard, vers le km 67, il avait finalement abandonné afin de ne pas aggraver la situation.
Avec le diagnostic posé depuis, cette décision apparaît d’autant plus logique.
Trois semaines sans courir pour Benat Marmissolle
La blessure a imposé un véritable arrêt. Le Basque explique avoir passé trois semaines sans courir afin de permettre à son soléaire de récupérer. La bonne nouvelle arrive maintenant : la reprise se déroule bien.
Benat Marmissolle a publié des images de son retour progressif à l’entraînement, tout en montrant les soins réalisés autour de son mollet. Plusieurs grands noms du trail lui ont d’ailleurs envoyé des messages de soutien, dont François D’Haene.
Pour un athlète habitué aux énormes volumes nécessaires à la préparation des ultras, trois semaines sans course constituent néanmoins une interruption importante, particulièrement en plein cœur de l’été.
Cette blessure arrive après plusieurs années particulièrement compliquées
Cette déchirure musculaire serait presque anecdotique si elle ne venait pas s’ajouter à une succession de difficultés racontées récemment par Benat Marmissolle lui-même.
Quelques jours avant son abandon au Val d’Aran, le vainqueur de la Diagonale des Fous 2022 avait livré un témoignage très fort sur les années durant lesquelles sa santé s’était progressivement dégradée.
Il avait notamment raconté sa quête excessive de perte de poids, ses restrictions alimentaires, ses crises d’hyperphagie, sa dépression et finalement le diagnostic d’un syndrome de déficit énergétique relatif dans le sport, plus connu sous l’acronyme RED-S.
Ce syndrome survient lorsque l’énergie disponible pour l’organisme devient durablement insuffisante par rapport aux dépenses liées notamment à l’entraînement.
Benat Marmissolle avait expliqué avoir désormais accepté de reprendre du poids et de travailler avec une équipe spécialisée afin de reconstruire sa santé autant que ses performances.
Pourtant, son début de saison avait redonné beaucoup d’espoir
Sportivement, tout n’était pourtant pas noir.
En mai, Benat Marmissolle avait remporté l’Ultra-Trail Snowdonia au pays de Galles. Une victoire importante après les années extrêmement compliquées qu’il venait de traverser.
Le Val d’Aran devait permettre de poursuivre cette dynamique et de préparer la deuxième partie de saison.
Pendant près de 60 kilomètres, le scénario semblait d’ailleurs favorable. Jusqu’à cette douleur au soléaire.
L’abandon du début juillet possède donc désormais une explication très concrète : son muscle était réellement lésé.
La priorité est désormais de retrouver un corps capable d’encaisser l’ultra-trail
La situation de Benat Marmissolle rappelle surtout à quel point le retour au plus haut niveau peut être long après plusieurs saisons durant lesquelles l’organisme a été soumis à des contraintes importantes.
À 45 ans, le Basque possède toujours le niveau sportif qui lui permet de rivaliser avec les meilleurs ultra-traileurs. Sa victoire à Snowdonia l’a encore démontré cette saison.
Mais la priorité consiste désormais à enchaîner les semaines d’entraînement sans rechute.
Après trois semaines sans courir, les premières nouvelles de sa reprise sont encourageantes. C’est probablement le principal enseignement de son dernier message : cette nouvelle galère semble enfin derrière lui.
Reste maintenant à reconstruire progressivement avant de pouvoir de nouveau penser aux très longues distances.
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communication de Benat Marmissolle sur ses réseaux sociaux, juillet 2026.





