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🎧 Pour un traileur, une entorse, une tendinopathie ou une blessure musculaire signifie souvent plusieurs semaines sans courir… et plusieurs passages chez le kiné. À partir de 2027, cette rééducation pourrait aussi peser davantage sur le portefeuille des sportifs.
L’Assurance maladie envisage en effet de revoir le financement de certaines séances de kinésithérapie afin de limiter la progression des dépenses. Parmi les pistes évoquées figurent un plafonnement du nombre de séances prises en charge, un système de forfait et une diminution progressive du remboursement au cours du traitement. À ce stade, il s’agit encore de mesures envisagées et non d’un nouveau système définitivement entré en vigueur.
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Pour les traileurs blessés, la facture pourrait augmenter
La kinésithérapie occupe une place importante dans le quotidien des coureurs. Entorse de cheville après une mauvaise réception, syndrome de l’essuie-glace, tendinopathie d’Achille, problème de genou, lésion musculaire ou rééducation après une fracture : certaines blessures nécessitent un suivi qui peut s’étaler sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
C’est justement là que les évolutions envisagées pourraient avoir des conséquences.
Aujourd’hui, le remboursement repose largement sur une logique liée au nombre de séances réalisées. L’une des pistes étudiées consisterait à remplacer cette organisation, pour certains soins, par un paiement au forfait.
Autre changement beaucoup plus visible pour le patient : le nombre de séances prises en charge pourrait être plafonné en fonction de la pathologie. Enfin, le niveau de remboursement pourrait devenir dégressif au fur et à mesure du traitement.
Pour un coureur qui récupère rapidement d’une petite blessure, la différence pourrait rester limitée. Pour celui qui a besoin d’une rééducation longue, le reste à charge pourrait en revanche devenir un véritable sujet.
Pourquoi l’Assurance maladie veut revoir les séances de kiné
Cette réflexion est avant tout économique.
En 2025, les soins de kinésithérapie ont représenté 5,3 milliards d’euros de dépenses. Selon les chiffres rapportés dans le document source, cette dépense a progressé en moyenne de 4 % par an au cours des dix dernières années.
L’objectif affiché est donc de freiner cette hausse sans remettre en cause l’accès aux soins.
Le problème, pour les sportifs, est que toutes les blessures ne se soignent pas en dix ou quinze séances. La durée de la récupération dépend de la lésion, de sa gravité, de l’âge du coureur, de son historique de blessures et de son objectif de retour au sport.
Un ultra-traileur qui veut retrouver progressivement la course après plusieurs mois d’arrêt n’a évidemment pas les mêmes besoins qu’un patient nécessitant quelques séances ponctuelles.
Trail : le vrai problème serait le plafonnement des séances
Pour les coureurs, c’est probablement cette mesure qui mérite le plus d’attention.
Si un nombre maximal de séances remboursées est fixé pour certaines pathologies, poursuivre le suivi au-delà de ce plafond pourrait signifier devoir financer davantage la rééducation soi-même, selon le dispositif finalement adopté et la couverture proposée par la complémentaire santé.
Et dans le trail, où la répétition des impacts, les descentes et les volumes d’entraînement peuvent compliquer un retour progressif à la course, interrompre trop tôt une rééducation simplement pour des raisons financières serait évidemment une mauvaise nouvelle.
Cela pourrait aussi renforcer une tendance déjà très présente chez certains sportifs amateurs : reprendre la course dès que la douleur diminue, alors que le travail de récupération et de renforcement n’est pas terminé.
En résumé, rien n’est encore acté pour tous les coureurs en 2027
Il faut toutefois éviter de présenter cette réforme comme déjà appliquée.
Les informations disponibles font état de pistes étudiées par l’Assurance maladie : forfaitisation de certains soins, plafonnement du nombre de séances et remboursement susceptible de diminuer au fil du traitement.
Les modalités concrètes seront essentielles : quelles blessures seront concernées, combien de séances resteront remboursées, quels patients bénéficieront d’exceptions et quelle part sera éventuellement prise en charge par les mutuelles ?
Pour les pratiquants de course à pied et de trail, l’équation est en tout cas simple : si ces mesures aboutissent à une réduction de la prise en charge des rééducations longues, se blesser pourrait effectivement coûter plus cher en 2027.
Une raison supplémentaire, peut-être, de ne plus considérer le renforcement musculaire, la récupération et la prévention des blessures comme les séances facultatives du plan d’entraînement.
Sources
Article rédigé à partir des informations publiées par La République des Pyrénées le 19 août 2026 sur les pistes envisagées par l’Assurance maladie concernant le remboursement des séances de kinésithérapie : forfaitisation de certains soins, plafonnement du nombre de séances prises en charge et possible dégressivité des remboursements.
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