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🎧 Katharina Hartmuth a remporté le TOR330 féminin le mercredi 16 septembre 2026 à Courmayeur, en Italie, après 67 h 10 min 09 s d’effort.
L’Allemande termine surtout troisième du classement scratch, à seulement 1 h 14 min 47 s du vainqueur chinois Jiaju Zhao. Première femme à monter sur le podium général du Tor des Géants, elle voit dans cette performance une nouvelle preuve que les meilleures ultra-traileuses peuvent se rapprocher des hommes sur les formats les plus longs.
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Katharina Hartmuth termine troisième du Tor des Géants
Le résultat dépasse largement le cadre de la victoire féminine. Sur les 336 kilomètres et 26 100 mètres de dénivelé positif du TOR330, Katharina Hartmuth devance presque tous les hommes engagés.
Seuls deux coureurs terminent avant elle :
- Jiaju Zhao, vainqueur en 65 h 55 min 22 s ;
- Jonathan Schindler, deuxième en 66 h 55 min ;
- Katharina Hartmuth, troisième en 67 h 10 min 09 s.
L’Allemande franchit ainsi la ligne environ quinze minutes après Jonathan Schindler. Son retard sur Jiaju Zhao, auteur du nouveau record masculin, s’élève à 1 h 14 min 47 s. À l’échelle d’une course de près de trois jours, cet écart représente moins de 2 % du temps total du vainqueur.
Douze heures de moins que son précédent record
Katharina Hartmuth détenait déjà le record féminin du parcours depuis son succès de 2024. Elle avait alors bouclé l’épreuve en 79 h 10 min 40 s.
Deux ans plus tard, elle abaisse cette référence de 12 h 00 min 31 s. Une progression spectaculaire sur un ultra aussi long, où chaque heure gagnée dépend autant de la vitesse de déplacement que de la gestion des ravitaillements, du matériel, de la fatigue et du sommeil.
L’athlète allemande aurait dormi seulement quinze minutes pendant toute la course. Cette stratégie extrêmement agressive lui a permis de limiter les périodes d’arrêt, tout en l’exposant aux effets du manque de sommeil après deux nuits passées sur les sentiers de la Vallée d’Aoste.
Son chrono repose toutefois sur une performance bien plus large qu’une simple réduction du repos. Pour conserver une place sur le podium scratch, elle a dû maintenir une progression rapide et régulière, gérer les longues ascensions alpines et préserver suffisamment de lucidité dans les descentes techniques.
« Je voulais réduire l’écart avec le record masculin »
La victoire féminine constituait seulement une partie de son ambition. Katharina Hartmuth explique avoir couru avec l’objectif de se rapprocher du record masculin. Au terme de cette édition, elle se dit « incroyablement fière » d’avoir rendu cet écart presque inexistant.
Son résultat donne du poids à son message. Elle termine à un peu plus d’une heure du meilleur homme après 336 kilomètres, alors que Jiaju Zhao a lui-même battu le record de l’épreuve de treize minutes.
Katharina Hartmuth souhaite désormais que cette performance encourage davantage de femmes à s’engager sur les ultras les plus exigeants et à viser directement les premières places du classement général.
Pour elle, l’ultra-trail sollicite des qualités qui dépassent la seule puissance physique : la résistance, la stratégie, la gestion mentale et la capacité à continuer malgré la fatigue occupent une place déterminante. Ces paramètres peuvent réduire une partie des différences observées entre les femmes et les hommes sur les formats plus courts.
Les femmes peuvent-elles réellement rivaliser avec les hommes en ultra-trail ?
La performance de Katharina Hartmuth relance un débat ancien dans les sports d’endurance. Plus la durée de l’épreuve augmente, plus la gestion de l’effort, l’alimentation, le sommeil et la résistance à la fatigue influencent le classement.
Les différences physiologiques entre les sexes restent présentes, notamment en matière de puissance aérobie et de masse musculaire. L’ultra-distance accorde cependant une importance croissante à d’autres qualités : l’économie de course, l’utilisation des réserves énergétiques, la régularité et la capacité à éviter les longues baisses de régime.
Les exemples de femmes capables de gagner au scratch ou de rejoindre les toutes premières places se multiplient sur certaines épreuves d’ultra-endurance. Ils demeurent exceptionnels, mais Katharina Hartmuth vient précisément de faire entrer le Tor des Géants dans cette histoire.
En résumé, c’est une troisième place qui la dépasse
Jiaju Zhao restera le vainqueur du Tor des Géants 2026 et le nouveau détenteur du record masculin. Katharina Hartmuth signe pourtant l’autre performance majeure de cette édition.
Son gain de douze heures, sa troisième place scratch et son arrivée à seulement 1 h 14 min 47 s du vainqueur donnent une dimension très concrète à son ambition. Sur l’une des courses les plus longues et les plus difficiles du calendrier mondial, l’écart avec les hommes s’est réduit à une poignée de minutes par tranche de dix heures de course.
Katharina Hartmuth espère ouvrir une voie. À Courmayeur, elle a déjà franchi une étape historique : pour la première fois, une femme apparaît sur le podium général du Tor des Géants.
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