sources préférées Google
🎧 Stéphane Brogniart fait partie de ces figures du trail français qui ont progressivement dépassé le cadre de la compétition pour basculer vers l’aventure au long cours.
Ultra-traileur, aventurier et conférencier vosgien, il s’est fait connaître par des défis d’endurance hors normes : traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire, près de 5 000 kilomètres à vélo en vingt jours, traversées de massifs et projets mêlant trail, montagne et exploration. C’est aussi pour cette raison que son parcours intéresse directement le monde du trail : Brogniart incarne depuis des années une autre manière d’utiliser l’endurance, loin du seul dossard et du chronomètre. En septembre 2026, après 50 jours et près de 2 000 kilomètres sur la Via Alpina, il annonce refermer ce chapitre de sa vie. À 50 ans, l’aventurier Stéphane Brogniart arrête les grandes odyssées au long cours.
ACHETER LA GARMIN FENIX 9 SUR I-RUN
VOIR TOUTES LES GARMIN FENIX 9 DISPONIBLES CHEZ I-RUN
Stéphane Brogniart vient de rejoindre Monaco après 50 jours de traversée des Alpes sur la Via Alpina.
Parti le 28 juillet 2026 de Muggia, près de Trieste en Italie, l’ultra-traileur et aventurier vosgien annonce avoir parcouru 1 976 kilomètres et 110 000 mètres de dénivelé positif. À 50 ans, cette arrivée marque surtout un tournant : Brogniart présente cette traversée comme sa dernière grande odyssée avant de refermer le chapitre des aventures au long cours.
L’arrivée devant le Palais princier de Monaco possède une dimension particulière. Stéphane Brogniart vient d’achever ce qu’il a baptisé son « Jubilé 2026 », construit autour d’un chiffre symbolique : ses 50 ans.
L’aventurier a passé 50 jours sur la Via Alpina et annonce 1 976 kilomètres parcourus, référence directe à son année de naissance, pour environ 110 000 mètres de dénivelé positif. Son périple a commencé le 28 juillet à Muggia, sur les rives de l’Adriatique, avant de traverser l’arc alpin jusqu’à la Méditerranée.
Cette traversée s’inscrit sur la Via Alpina, immense itinéraire pédestre qui traverse huit pays et représente environ 2 000 kilomètres à travers les Alpes.
Mais pour Brogniart, l’enjeu dépassait largement la distance parcourue.
Sa dernière aventure en chiffres
– 1 976 kilomètres
– et 110 000 mètres de dénivelé positif parcourus
– 50 jours
À 50 ans, Stéphane Brogniart veut fermer un chapitre commencé il y a 25 ans
Bien avant son départ, Stéphane Brogniart avait annoncé la couleur.
Sur la présentation officielle de son projet, il explique avoir construit depuis vingt-cinq ans une partie de son développement personnel autour de grandes aventures outdoor. Cette Via Alpina devait rassembler ce qu’il estime avoir « compris, appris, acquis » durant toutes ces années.
Surtout, il la présente explicitement comme sa dernière odyssée d’aventurier au long cours.
Son objectif est désormais de se tourner vers des projets davantage artisanaux et littéraires. Il ne s’agit donc pas d’annoncer sa disparition du trail, de la montagne ou de l’outdoor. C’est le format des très longues expéditions qui semble arriver à son terme.
À l’arrivée à Monaco, le Vosgien a d’ailleurs parlé de sa volonté de « clôturer un gros chapitre de ma vie ».
Une carrière d’aventurier construite bien au-delà du trail
Cette décision prend une autre dimension lorsqu’on regarde les projets réalisés depuis plusieurs années.
En 2020, Stéphane Brogniart traverse l’Atlantique à la rame en solitaire après 71 jours en mer.
L’année suivante, son projet Gallia 480 le conduit sur près de 5 000 kilomètres à vélo et 44 000 mètres de dénivelé positif en vingt jours.
En 2022, il relie également le Hohneck au Mont-Blanc en suivant une trajectoire presque directe : 379 kilomètres et 19 000 mètres de D+ accomplis en douze jours.
Plutôt qu’une chasse au chrono, Brogniart a choisi de mettre en scène une autre conception de l’aventure.
Sur la Via Alpina, Stéphane Brogniart a volontairement tourné le dos à la course au record
Son équipement symbolisait cette volonté.
Au lieu d’un sac ultraléger issu du trail moderne, il a parcouru les Alpes avec une hotte artisanale en osier et des bâtons en bois. L’idée consistait à se rapprocher d’une esthétique paysanne, du voyage à pied et de la transmission plutôt que d’optimiser chaque gramme pour aller le plus vite possible.
La Via Alpina de Stéphane Brogniart n’a d’ailleurs jamais été présentée comme une tentative de FKT.
Lui-même décrivait avant le départ son approche comme celle d’un « paysan-essayeur », davantage tournée vers le cheminement, l’expérience et ce qu’il appelle la « méditation en mouvement ».
Une orientation assez éloignée de l’évolution actuelle de l’ultra-trail, où les records, le matériel extrêmement optimisé et les traversées réalisées à très haute vitesse occupent une place croissante.
En résumé, à 50 ans, Stéphane Brogniart choisit de tourner une page importante de sa vie d’aventurier.
Quelques heures après son arrivée à Monaco, il évoque encore le trail comme une forme d’accomplissement et comme un entraînement particulièrement formateur, y compris pour les compétiteurs. La course, la montagne et la transmission restent donc pleinement présentes dans son univers.
Le changement concerne surtout les expéditions gigantesques qui ont structuré les vingt-cinq dernières années de sa vie.
Après l’Atlantique, les milliers de kilomètres à vélo, les traversées montagneuses et désormais près de 2 000 kilomètres à pied sur l’arc alpin, la Via Alpina prend la forme d’un aboutissement.
Elle marque une ligne d’arrivée symbolique.
Stéphane Brogniart a résumé ses cinquante journées dans les Alpes par quatre mots : « Souvent difficile, jamais dur. »
À Monaco, cette phrase referme surtout vingt-cinq années de grandes aventures au long cours et ouvre une nouvelle étape de son parcours.
Source
Lire aussi
Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
🏃 Depuis 2012, u-Trail vous informe gratuitement sur l’actualité du trail.
❤️ Votre soutien nous aide à préserver un média trail libre et indépendant.







