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Les « 25 heures qui courent » ont dévoilé leur affiche officielle à moins de deux mois de la première édition.
Prévu le 6 novembre 2026, l’événement porté par ClemQuiCourt doit réunir une centaine de coureurs, des champions de trail, des créateurs de contenu et plusieurs personnalités très suivies sur les réseaux sociaux pendant 25 heures de course diffusées en direct.
Le casting constitue précisément l’un des principaux arguments du projet. Pourtant, sur l’affiche officielle, les vedettes disparaissent presque entièrement. Pas de portraits de Kilian Jornet, Mathieu Blanchard, Blandine L’Hirondel ou des créateurs invités. Pas même de ClemQuiCourt placé au centre du visuel. Une manière assez paradoxale de communiquer sur un événement capable de réunir certaines des personnalités les plus visibles du trail et d’Internet.
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L’affiche de la Backyard de Clemquicourt, les « 25 heures qui courent »
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ClemQuiCourt réunit un casting XXL… puis refuse de s’en servir sur l’affiche
C’est probablement le détail le plus frappant de cette première affiche officielle.
Depuis l’annonce des « 25 heures qui courent », une grande partie de l’attention se concentre sur les personnes qui doivent participer à l’événement. Champions de trail, influenceurs, créateurs de contenu et personnalités du Web doivent se retrouver sur un même format de Backyard.
Kilian Jornet, Mathieu Blanchard, Blandine L’Hirondel, Ludovic Pommeret ou encore plusieurs figures importantes d’Internet ont déjà été associés au projet.
Avec un tel casting, le choix le plus évident aurait consisté à construire toute la communication autour de ces noms.
L’affiche prend exactement le chemin inverse.
Aucun grand portrait. Aucun champion placé au-dessus des autres. Aucun alignement de noms prestigieux destiné à servir de produit d’appel. Même ClemQuiCourt, pourtant à l’origine du projet, ne se présente pas comme la tête d’affiche de son propre événement.
Un événement très « people » qui choisit pourtant d’effacer les people
Le paradoxe est assez rare pour être souligné.
Les 25 heures qui courent reposent en partie sur la capacité de ces personnalités à attirer une audience importante sur Twitch et les réseaux sociaux. Leur présence doit naturellement contribuer à faire parler de la course, à générer du direct et à attirer des spectateurs pendant les 25 heures.
Pourtant, le visuel officiel refuse presque complètement les codes classiques d’un événement construit autour de célébrités.
À la place, l’affiche multiplie les petites scènes liées à l’univers de la Backyard : la boucle, le ravitaillement, la fatigue, les départs successifs, le sommeil, les DNF, le matériel, les références à Twitch, l’ambiance de camping et les clins d’œil à la communauté.
Le message visuel devient alors assez clair : les stars participent à l’événement, mais elles ne sont pas présentées comme l’événement lui-même.
ClemQuiCourt réussit donc quelque chose d’assez paradoxal : réunir des personnalités capables d’attirer chacune une audience importante, puis les rendre presque invisibles au moment de présenter officiellement son projet.
ClemQuiCourt lui-même disparaît presque de sa propre affiche
Le choix concerne aussi directement le créateur de l’événement.
Avec plusieurs centaines de milliers d’abonnés et une communauté construite autour de ses aventures en trail, ClemQuiCourt aurait facilement pu devenir le personnage central de l’affiche.
Son visage aurait pu occuper le premier plan. Son nom aurait pu surplomber celui de l’événement.
Le visuel choisit là encore une autre direction.
Au centre figure le logo des « 25 h qui courent », intégré à une grande illustration collective. ClemQuiCourt existe dans cet univers, mais il ne devient jamais le sujet principal de l’affiche.
C’est une différence assez nette avec une communication classique d’influenceur, dans laquelle le visage du créateur constitue souvent le premier élément destiné à capter l’attention.
L’association Rêves prend la place laissée libre par les stars
Cet effacement des personnalités profite surtout à la dimension caritative du projet.
L’affiche met en avant l’association Rêves, qui accompagne des enfants gravement malades dans la réalisation de leurs rêves.
Dans le message publié avec le visuel, l’équipe explique vouloir profiter de toute l’attention générée par l’événement pour faire connaître l’association et récolter un maximum de dons.
Les organisateurs précisent également leur ambition pour cette première édition : réunir des personnes, divertir pendant 25 heures, mettre le trail en avant et utiliser cette visibilité au service de l’association.
L’équipe prend même soin de préciser qu’elle ne cherche ni à « devenir le nouveau ZEvent », ni à revendiquer un record de dons.
Cette formulation permet de comprendre plus facilement le choix graphique : la puissance médiatique des participants doit servir la cause plutôt que devenir le sujet principal de la communication.
Une affiche qui raconte davantage une Backyard qu’un casting
Le choix graphique correspond également à la philosophie du format.
Une Backyard repose sur une mécanique particulièrement simple : une boucle à terminer dans l’heure, puis un nouveau départ. Ici, le principe est décliné pendant 25 heures, avec des participants aux profils très différents.
L’organisation résume elle-même le projet ainsi : « Une boucle. Un ravito. Des copains. Des champions. Des créateurs. Des gens qui courent très vite et d’autres beaucoup moins. »
C’est précisément ce que montre l’affiche.
Le visuel accumule les détails plutôt que les visages célèbres. Il raconte davantage l’expérience collective que la hiérarchie des participants.
Les références sont d’ailleurs suffisamment nombreuses pour que certains internautes cherchent déjà d’éventuels Easter eggs, notamment autour des fameux tickets d’or permettant d’intégrer la course.
Même les champions jouent le jeu de cette communication collective
La publication de l’affiche a immédiatement fait réagir plusieurs personnes associées au projet.
Mathieu Blanchard s’est par exemple amusé du mot « JOIE » présent dans l’illustration, tandis que plusieurs participants ont commenté le visuel sans chercher à mettre leur propre présence en avant.
Là encore, la communication repose davantage sur les références communes et l’univers construit autour de l’événement que sur une succession de têtes d’affiche.
C’est assez inhabituel pour un projet dont le casting constitue pourtant l’un des principaux moteurs de visibilité.
Le 6 ou le 7 novembre : une date reste à clarifier
L’affiche apporte également une information pratique importante : elle indique clairement « 06 novembre 2026 ».
La légende accompagnant la publication donne elle aussi rendez-vous le 6 novembre.
Un internaute a toutefois relevé une incohérence avec une précédente vidéo d’annonce qui évoquait le 7 novembre.
À ce stade, l’affiche officielle et la communication la plus récente indiquent donc le 6 novembre 2026. Une précision de l’organisation permettra probablement de clarifier définitivement ce point.
Les stars comme moteur d’audience, mais pas comme produit d’appel
C’est finalement tout le paradoxe de la stratégie choisie par ClemQuiCourt.
Les 25 heures qui courent ont besoin de personnalités très connues pour créer l’événement. Leur présence attire l’attention, rassemble les communautés, augmente le potentiel d’audience du direct et peut mécaniquement contribuer à augmenter les dons.
Mais au moment de présenter officiellement la course, le visuel évite soigneusement de transformer le projet en simple rassemblement de célébrités du trail et d’Internet.
Les grands noms servent la visibilité de l’événement sans devenir sa vitrine graphique.
Cette distinction permet aussi à ClemQuiCourt de conserver l’identité communautaire qu’il veut donner à sa Backyard : une boucle, des coureurs de niveaux très différents, du direct, du divertissement et une cause commune.
En résumé, ClemQuiCourt réussit surtout à rendre collectif un événement rempli de stars
Les « 25 heures qui courent » auraient facilement pu être vendues comme une accumulation de grands noms.
Le casting le permet largement.
L’affiche choisit pourtant de raconter autre chose.
ClemQuiCourt, les influenceurs et les champions passent visuellement au second plan. Au centre restent la course, la communauté, l’univers de la Backyard et l’association Rêves.
Pour un événement construit en grande partie grâce à la puissance des réseaux sociaux et à la notoriété de ses participants, réussir à réunir autant de personnalités tout en les invisibilisant presque complètement constitue probablement le choix de communication le plus étonnant de cette première affiche.
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