🎧 Blessé au genou, privé de course à pied pendant plusieurs semaines et confronté à l’une des éditions les plus relevées de ces dernières années, Kilian Jornet s’avance vers la Western States avec beaucoup d’incertitudes.
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La présence de Kilian Jornet au départ de la Western States 100 semblait encore incertaine il y a quelques semaines. Finalement, le Catalan sera bien en Californie le 27 juin prochain. Mais à quelques jours du départ, une question demeure : dans quel état de forme se trouve réellement celui que beaucoup considèrent comme le plus grand traileur de l’histoire ?
Car derrière l’annonce de sa participation se cache une préparation très loin des standards habituels pour une course de 160 kilomètres disputée à un niveau de plus en plus élevé.
Pourquoi la préparation de Kilian Jornet est loin d’être idéale
Tout a commencé lors de la Zegama-Aizkorri, son premier grand objectif de la saison.
Alors qu’il espérait jouer les premiers rôles sur ses terres, Kilian Jornet a rapidement rencontré des problèmes au genou gauche. La douleur a progressivement compromis sa course jusqu’à le faire reculer loin au classement, lui qui termine habituellement parmi les favoris.
Les examens réalisés ensuite ont révélé plusieurs lésions, notamment une déchirure du ménisque externe, un important œdème et des atteintes cartilagineuses.
Face à cette situation, son équipe a pris une décision radicale : arrêter totalement la course à pied pendant plusieurs semaines.
Pour un coureur qui préparait la Western States depuis des mois, le contretemps est majeur.
Quatre semaines sans courir avant une course de 160 km
C’est probablement l’élément qui inquiète le plus.
Kilian Jornet a lui-même expliqué qu’il avait passé plusieurs semaines sans courir afin de faire disparaître l’inflammation. Pendant cette période, il a continué à s’entraîner à vélo et à marcher en montée, mais sans impact.
Le problème est que la Western States n’est pas une randonnée rapide.
La course américaine se dispute aujourd’hui sur des bases extrêmement élevées. Les meilleurs parcourent les 160 kilomètres à des allures qui se rapprochent parfois de celles d’un marathonien amateur sur route.
Dans ces conditions, arriver avec seulement deux semaines de reprise de la course à pied représente un pari considérable.
Même pour Kilian Jornet.
Le risque principal : aggraver la blessure
L’interrogation la plus importante concerne peut-être la suite de sa saison.
Plusieurs observateurs soulignent qu’une Western States disputée à haute intensité pourrait représenter un risque pour un genou encore fragile.
Après la Californie, Kilian Jornet aura d’autres objectifs majeurs. Une aggravation de sa blessure pourrait compromettre une partie de son année sportive.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux fans partagent d’ailleurs cette inquiétude. Certains estiment qu’il vient avant tout pour le plaisir et pour honorer son engagement. D’autres espèrent surtout qu’il terminera sans dommage supplémentaire.
Une Western States qui n’attendra personne
L’autre difficulté est liée au niveau de la concurrence.
Depuis plusieurs années, la Western States est devenue l’une des courses les plus rapides du monde.
Le détenteur du record du parcours, Jim Walmsley, sera encore l’un des grands favoris. D’autres coureurs comme Vincent Bouillard, Thomas Cardin ou plusieurs spécialistes américains arriveront avec une préparation complète et sans interruption.
Pendant que ses rivaux accumulaient les kilomètres spécifiques, Kilian Jornet cherchait surtout à retrouver un genou fonctionnel.
C’est toute la différence.
Dans une course où chaque détail compte, plusieurs semaines sans courir peuvent peser lourd lorsque les organismes commencent à souffrir après 100 ou 120 kilomètres.
Loin d’afficher un objectif de victoire à tout prix, il semble surtout intrigué par le défi sportif que représente cette situation atypique.
Il reconnaît lui-même que la préparation est loin d’être parfaite. Mais il explique aussi que le sport n’est jamais une ligne droite et qu’il faut parfois composer avec les blessures et les imprévus.
Cette approche correspond bien à la philosophie qu’il défend depuis plusieurs années : la performance reste importante, mais elle n’est pas l’unique indicateur de réussite.
Autrement dit, il pourrait considérer cette Western States comme une expérience grandeur nature plutôt que comme une simple quête de résultat.
En résumé, parier contre Kilian Jornet reste toujours dangereux.
L’histoire du trail regorge de performances que beaucoup pensaient impossibles avant qu’il ne les réalise.
Son expérience, sa gestion de course, sa capacité à encaisser les longues distances et son mental hors norme peuvent lui permettre de rester compétitif malgré une préparation tronquée.
Mais pour la première fois depuis longtemps, les inconnues semblent plus nombreuses que les certitudes.
À cinq jours du départ, personne ne sait réellement si son genou tiendra 160 kilomètres sous la chaleur californienne. Personne ne sait non plus comment son organisme réagira après plusieurs semaines sans course à pied.
Une chose est sûre : si Kilian Jornet prend le départ de cette Western States 2026, ce sera probablement avec davantage de questions que de réponses. Et c’est précisément ce qui rend sa course fascinante à suivre.
Source
- https://run247.com/running-news/ultramarathon-news/kilian-jornet-western-states-2026-training-gamble
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