🎧 Avec les fortes chaleurs, les montres GPS peuvent souffrir du soleil et de la température.
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Le problème ne se limite pas au fait de courir avec sa montre au poignet. Il apparaît surtout quand la journée enchaîne plusieurs situations à risque : sortie sous la canicule, montre brûlante, transpiration, crème solaire, puis baignade en piscine ou en mer pour se rafraîchir.
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Pourquoi canicule et montre GPS ne font pas toujours bon ménage
Chaleur, transpiration, piscine, eau salée, chlore et chocs thermiques peuvent fragiliser les montres de sport, même lorsqu’elles sont annoncées comme étanches.
La montre GPS est devenue le réflexe automatique du coureur. On la met pour courir, marcher, nager, dormir, suivre sa fréquence cardiaque, mesurer sa récupération et parfois même surveiller sa santé. En trail comme sur route, elle est presque devenue une extension du poignet.
Mais en période de canicule, ce petit objet que l’on croit increvable peut devenir beaucoup plus fragile qu’on ne l’imagine.
Le problème ne vient donc pas seulement du port de la montre pendant l’effort. Courir avec une montre GPS par forte chaleur ne va pas forcément l’abîmer. Le vrai sujet, c’est l’enchaînement typique de l’été : la montre chauffe au soleil, reste collée à la peau sous la transpiration, reçoit de la crème solaire, puis finit brutalement dans une piscine froide ou dans l’eau de mer.
C’est cette succession de contraintes qui peut poser problème. Soleil direct, forte température, transpiration, crème solaire, chlore, sel, plongeon brutal, puis retour au soleil : pour une montre GPS, l’été n’est pas une période neutre.
Et même si les fabricants annoncent des montres étanches, résistantes et pensées pour le sport, cela ne veut pas dire qu’elles peuvent tout encaisser, tout le temps, dans n’importe quelles conditions.
Parce qu’une montre GPS peut surchauffer au soleil
Quand il fait très chaud, une montre portée au poignet peut rapidement monter en température. Si elle reste exposée en plein soleil, notamment pendant une pause, une séance de bronzage, un ravitaillement ou une attente avant le départ d’une course, son boîtier peut dépasser largement la température extérieure.
Or les composants électroniques n’aiment pas les fortes chaleurs. La batterie, l’écran, les capteurs et les circuits internes sont conçus pour fonctionner dans une plage de température donnée. Quand cette limite est dépassée, la montre peut ralentir, se décharger plus vite, perdre en précision ou, dans certains cas, subir une usure prématurée.
Pour le coureur, le risque est simple : croire que sa montre est un objet outdoor indestructible alors qu’elle reste un produit électronique. Une Garmin, une Coros, une Suunto ou une Apple Watch peut accompagner des milliers de kilomètres, mais elle n’est pas immunisée contre la chaleur extrême.
Parce que le vrai danger arrive souvent après la sortie
Le moment le plus risqué n’est pas forcément la course elle-même. Il arrive souvent juste après, quand le coureur cherche à se rafraîchir. Le scénario est très courant en été : on termine une sortie sous une forte chaleur, la montre a chauffé au poignet, puis on plonge directement dans une piscine ou dans la mer.
Sur le moment, le geste paraît logique. Pour le corps, c’est agréable. Pour la montre, c’est beaucoup plus brutal.
Une montre chauffée par le soleil peut passer en quelques secondes d’une température élevée à une eau beaucoup plus fraîche. Cette différence peut provoquer une rétractation des matériaux, notamment au niveau des joints d’étanchéité. Et si ces joints se déforment, même légèrement, de l’humidité peut s’infiltrer dans le boîtier.
Les conséquences peuvent être immédiates ou apparaître plus tard : buée sous l’écran, boutons qui répondent mal, capteurs perturbés, autonomie en baisse, écran noir ou montre qui ne redémarre plus.
C’est là que beaucoup de coureurs se font piéger. Ils ne cassent pas leur montre en nageant. Ils l’abîment en lui faisant subir un enchaînement violent : canicule, soleil, eau froide, chlore, puis séchage approximatif.
Parce que l’étanchéité ne dure pas éternellement
Les montres GPS sont souvent annoncées avec des certifications rassurantes : 5 ATM, 10 ATM, IP68 ou IP69 selon les modèles. Ces mentions donnent l’impression que la montre peut tout supporter. En réalité, elles indiquent surtout une résistance mesurée dans des conditions précises, souvent en laboratoire, sur un produit neuf ou en très bon état.
Avec le temps, tout change.
Les joints vieillissent. Le boîtier peut prendre des microchocs. Les boutons s’usent. La transpiration, le sel, le chlore et la crème solaire peuvent altérer les matériaux. Une montre qui était parfaitement étanche à l’achat peut donc devenir beaucoup plus vulnérable après plusieurs années d’utilisation.
C’est encore plus vrai pour les traileurs. Une montre GPS de trail vit rarement une vie tranquille. Elle prend la pluie, la boue, la sueur, les frottements des bâtons, les chocs contre les rochers, les longues sorties au soleil et les lavages rapides sous le robinet. Elle est faite pour ça, bien sûr. Mais cette accumulation finit par compter.
Porter sa montre en période de canicule n’est donc pas interdit. Mais la traiter comme un objet invincible est une erreur.
Parce que la piscine est plus agressive qu’elle en a l’air
Une fois le risque du choc thermique passé, d’autres menaces existent encore.
Beaucoup de coureurs pensent que le risque principal vient de la mer, à cause du sel. C’est vrai que l’eau salée peut être agressive pour les matériaux et qu’il faut toujours rincer sa montre à l’eau douce après une baignade.
Mais la piscine pose aussi problème.
Le chlore peut attaquer les joints et les parties exposées de la montre, surtout si elle n’est pas rincée après la baignade. La crème solaire peut également se déposer autour du boîtier, des boutons et du capteur optique. À force, ces résidus peuvent fragiliser l’étanchéité ou perturber certaines mesures.
Pour une montre récente et bien entretenue, une séance de natation ne pose généralement pas de problème. Mais une vieille montre GPS, déjà passée par plusieurs étés, plusieurs ultras et quelques chutes, mérite plus de prudence.
Parce que les plongeons sont plus risqués que la nage
Il faut aussi distinguer nager avec une montre et plonger avec une montre. Ce n’est pas la même contrainte.
Lors d’une nage classique, la pression exercée sur la montre reste relativement progressive. En revanche, lors d’un plongeon, d’une bombe, d’un saut depuis un rocher, d’un passage dans un toboggan ou d’un impact violent avec l’eau, la pression instantanée peut être beaucoup plus forte.
C’est ce type de choc qui peut poser problème, surtout si la montre est chaude, ancienne ou déjà fragilisée. Même une montre annoncée comme étanche peut ne pas aimer ce cumul : chaleur, choc thermique, pression, chlore et usure.
Certaines montres haut de gamme sont pensées pour des usages aquatiques plus exigeants. Mais la majorité des montres GPS de running et de trail sont d’abord faites pour courir, marcher, nager en surface et suivre l’activité sportive. Pas pour encaisser tous les plongeons de l’été.
Faut-il vraiment arrêter de porter sa montre GPS en été
Non, il ne faut pas tomber dans la panique. Une montre GPS récente, en bon état, utilisée normalement, peut très bien accompagner un coureur pendant une sortie estivale.
Le titre est volontairement provocateur. Le vrai message est plus nuancé : en période de canicule, il faut surtout arrêter de porter sa montre GPS sans réfléchir aux conditions auxquelles on l’expose.
Il vaut mieux éviter de la laisser cuire en plein soleil. Il vaut mieux ne pas plonger directement dans une piscine froide après une exposition prolongée. Il vaut mieux la retirer pour bronzer, pour faire une bombe ou pour passer plusieurs heures dans l’eau. Et il vaut mieux la rincer soigneusement après la mer ou la piscine.
Pour un traileur, la montre GPS reste un outil précieux. Elle permet de surveiller l’allure, le dénivelé, la fréquence cardiaque, la navigation ou encore le temps d’effort. Mais en pleine canicule, le bon réflexe consiste aussi à savoir l’enlever au bon moment.
Conseils pour porter sa montre GPS sans danger en été
- Avant une sortie chaude, il faut éviter de poser sa montre sur une table, une plage arrière de voiture ou un muret en plein soleil.
- Pendant l’effort, il faut surveiller les signes de surchauffe, surtout si la montre devient brûlante au toucher.
- Après la sortie, il faut la laisser revenir progressivement à une température normale avant de la mettre dans l’eau.
- Après une baignade, un rinçage à l’eau claire est indispensable, surtout après la mer ou la piscine. Il faut ensuite bien sécher la montre, notamment autour des boutons, du bracelet et du capteur.
Et si l’écran est fissuré, si les boutons sont abîmés ou si de la buée apparaît, il vaut mieux éviter toute immersion.
Ces gestes peuvent sembler évidents, mais ils sont souvent oubliés. On prend soin de ses chaussures de trail, de sa flasque, de son sac ou de ses bâtons. On oublie parfois que la montre GPS est l’un des objets les plus sollicités de notre pratique.
En résumé la canicule peut abimer vos montre GPS
La canicule ne rend pas les montres GPS inutilisables. Elle les rend simplement plus vulnérables. Le soleil peut faire chauffer le boîtier. Le choc thermique peut fragiliser les joints. Le chlore, le sel, la crème solaire et les années d’utilisation peuvent réduire l’étanchéité. Et les plongeons peuvent ajouter une pression brutale que toutes les montres ne sont pas conçues pour encaisser.
Pour les coureurs, la règle est simple : on peut garder sa montre GPS pour courir, mais on évite de la traiter comme un objet indestructible.
En été, et encore plus pendant une canicule, la meilleure façon de prolonger sa durée de vie est parfois de la retirer quelques minutes.
Ce n’est pas renoncer à la technologie. C’est simplement éviter de mettre en danger une montre à plusieurs centaines d’euros pour une baignade mal anticipée.
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