🎧 Aurélien Sanchez accumule les galères sur le Pacific Crest Trail… mais reste en avance sur le record
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Entre serpent à sonnette, crevaison, clés perdues et manque de sommeil, Aurélien Sanchez semble engagé dans une course contre le sentier… et contre la malchance
Quand on tente de battre le record du Pacific Crest Trail, on s’attend à souffrir de la chaleur, de la fatigue ou des milliers de kilomètres à parcourir. Ce qu’Aurélien Sanchez n’avait peut-être pas prévu, c’est qu’il lui faudrait aussi composer avec une succession de mésaventures dignes d’un film d’aventure.
Après cinq jours de course sur le mythique sentier qui relie la frontière mexicaine au Canada, le Toulousain continue pourtant d’avancer à un rythme impressionnant. Malgré les imprévus, malgré les coups de fatigue et malgré une série de galères qui semble ne jamais vouloir s’arrêter, il conserve une avance sur les temps de passage du record détenu par le Belge Karel Sabbe.
Une préparation déjà marquée par un incroyable épisode au Grand Canyon
L’histoire avait commencé avant même le départ.
Pendant sa période d’acclimatation aux États-Unis, Aurélien Sanchez et sa compagne Lucille visitent le Grand Canyon. Une sortie touristique qui tourne rapidement à l’aventure lorsqu’ils s’aperçoivent que les clés de leur voiture ont disparu.
Impossible de repartir.
Le couple doit alors rebrousser chemin et parcourir près de trente kilomètres pour revenir au Visitor Center. Heureusement, un visiteur avait retrouvé les clés et les avait déposées auprès des services du parc.
Une mésaventure qui prête aujourd’hui à sourire mais qui annonçait peut-être la suite des événements.
Un serpent à sonnette dès le premier jour de la tentative de record du Pacific Crest Trail
Le défi n’avait même pas commencé à prendre son rythme de croisière qu’un nouvel épisode venait déjà perturber l’aventure.
Dès la première journée sur le Pacific Crest Trail, Aurélien Sanchez a raconté avoir marché sur un serpent à sonnette.
L’incident n’a heureusement pas eu de conséquences physiques, mais le choc émotionnel a été bien réel. Sur un sentier traversant certaines des zones les plus sauvages de Californie, ce genre de rencontre rappelle immédiatement que le danger ne vient pas seulement des kilomètres à avaler.
La crevaison du véhicule d’assistance
Comme si cela ne suffisait pas, le deuxième jour apporte un nouveau problème.
Cette fois, ce n’est pas le coureur qui est concerné directement, mais son équipe d’assistance. Le véhicule chargé d’assurer la logistique subit une crevaison.
Sur une aventure où chaque minute compte, où l’alimentation, le ravitaillement et le sommeil sont minutieusement planifiés, ce type d’incident peut rapidement devenir un casse-tête.
Pourtant, l’équipe parvient à gérer la situation sans compromettre la progression du Français.
Le quatrième jour, le vrai coup dur
Jusqu’ici, les galères étaient surtout logistiques ou anecdotiques.
Le quatrième jour marque un tournant beaucoup plus sérieux.
Après plusieurs journées passées à accumuler les kilomètres dans le désert californien, la fatigue commence à présenter l’addition. Le manque de sommeil devient pesant. L’organisme réclame du repos. Les ressources mentales sont sollicitées en permanence.
Aurélien Sanchez reconnaît avoir traversé son premier véritable moment de crise depuis le départ.
À plusieurs reprises, il s’allonge au bord du sentier. L’eau devient difficile à trouver. Les heures semblent interminables. L’agacement prend parfois le dessus et la communication avec son équipe devient plus compliquée.
Pour la première fois depuis le début de cette tentative de record, le Français donne l’impression de devoir lutter autant contre lui-même que contre le parcours.
En résumé, malgré tout ça, le record reste dans le viseur
Et pourtant, c’est probablement le plus impressionnant dans cette histoire.
Malgré cette accumulation d’obstacles, Aurélien Sanchez continue d’avancer plus vite que les temps de passage du record.
Au matin du cinquième jour, il totalise environ 414 kilomètres parcourus depuis la frontière mexicaine. Cela représente une avance estimée à près de 18 kilomètres sur le rythme de Karel Sabbe.
À ce stade de l’aventure, le Toulousain reste donc parfaitement dans la course pour tenter de battre la référence de 46 jours, 12 heures et 50 minutes établie par le Belge.
La marge reste toutefois extrêmement fragile. Sur un projet de plus de 4 265 kilomètres et environ 150 000 mètres de dénivelé positif, quelques mauvaises journées peuvent rapidement effacer plusieurs heures d’avance.
Il reste encore plus de 3 800 kilomètres à parcourir. Pour espérer battre le record, Aurélien Sanchez devra continuer à maintenir une moyenne proche de 90 kilomètres quotidiens pendant plus d’un mois.
La fatigue va s’accumuler. Les nuits seront toujours aussi courtes. Les risques d’incidents mécaniques, logistiques ou physiques resteront présents.
Et il y a aussi cette faune sauvage qui accompagne les grands espaces américains. Après le serpent à sonnette du premier jour, certains plaisantent déjà sur la prochaine rencontre du Français avec les ours des montagnes de l’Ouest américain.
Une chose est sûre : sur ce début de Pacific Crest Trail, Aurélien Sanchez semble engagé dans une double bataille. La première contre le chronomètre de Karel Sabbe. La seconde contre une malchance qui, pour l’instant, ne lui laisse aucun répit.
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