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Sur le papier, la TDS (Trace des Ducs de Savoie) c’est une course de 150 km pour un peu plus de 9 300 mètres de dénivelé positif. Mais on ne peut pas résumer cette course à sa fiche technique, car ce serait passer à côté de ce qui en fait peut être la plus difficile des épreuves de la semaine.
Pourquoi j’ai choisi de prendre un dossard sur la TDS
Après avoir goûté à la magie de l’UTMB l’an dernier, et couru la MCC à deux reprises, l’envie était très forte de revivre ces frissons. Ce moment magique où l’on arrive enfin sur la place de l’Église à Chamonix, épuisé, mais porté par les acclamations de la foule et la fatigue des kilomètres. Cette année, ma démarche est différente, je voulais faire un tracé bien plus rustique, tout en vivant à nouveau l’ambiance de la semaine UTMB.
Si l’UTMB était déjà une épreuve tres exigeante, la majorité du parcours emprunte les grands sentiers de randonnée (GR), larges et relativement roulants. La TDS, elle, s’enfonce dans les sentiers sauvages et techniques. Ici, le relief c’est des pentes raides frôlant les 30 % et des sections difficiles comme le mythique Passeur de Pralognan, où l’usage des mains est indispensable pour se stabiliser. Même si elle compte 25 km de moins que sa grande sœur UTMB, la TDS est réputée pour être tout aussi difficile, voire encore plus.
Pas de tour du caillou pour moi cette année donc, mais une aventure toute aussi mythique, avec des paysages très différents de ceux de l’an dernier.
Photos de mes reco du parcours de la TDS






Infos sur la TDS 2026
Un tracé engagé à travers l’histoire savoyarde
Le départ aura lieu depuis Courmayeur ce lundi à 23h50. La première nuit sera d’emblée plongée dans l’effort avec un grosse montée en guise d’échauffement : 1300 mètres de dénivelé positif pour rejoindre le Lac Combal.
Mais il se murmure que la course ne commence réellement qu’à Bourg-Saint-Maurice, au 50ème kilomètre. Effectivement, il faut arriver frais au 1er tiers de la course, car la vraie difficulté commence ici. On attaquera alors une montée de 1500 mètres de dénivelé positif pour rejoindre le fameux Passeur de Pralognan, et les morceaux de bravoure du Beaufortain. Ce massif offre des paysages somptueux mais cassants, avec le Cormet de Roselend et les crêtes du Haut-Faucigny, avec une vue imprenable sur la Pierra Menta, avant de retrouver les sentiers de la Vallée du Mont-Blanc.
Les paysages de ce parcours sont uniques, et l’ambiance sera assurément montagnarde.
Une météo qui ressemble aux éditions précédentes
Fidèle à la réputation de la fin août autour du Mont-Blanc, le temps s’annonce instable et typiquement alpin. Ces dernières années, le kit grand froid est quasi systématiquement activé. Une baisse des températures est attendue en début de semaine, avec des risques d’averses orageuses sur les sommets. Le départ devrait être donné sous la pluie, et il faudra bien gérer la première nuit. En altitude, le ressenti nocturne pourrait facilement frôler les températures négatives avec le vent, et forcera à une gestion rigoureuse du matériel obligatoire. La météo s’améliore ensuite, avec le retour du soleil sans qu’il ne fasse trop chaud, et devrait permettre une arrivée sous le soleil à Chamonix mercredi.
Les favoris de la TDS au départ
La start-list promet une belle bataille au sommet chez les élites, et la France a toutes ses chances d’être sur le podium.
En tête d’affiche, le jeune prodige français Louison Coiffet attirera tous les regards après sa victoire sur les 90km du Marathon du Mont Blanc au mois de juin. Il débarque sur son tout premier ultra longue distance avec une côte de popularité et des qualités de montagnard parfaitement adaptées pour prétendre gagner. C’est lui qui part avec le meilleur index UTMB.
En résumé, à J-2 du départ, l’excitation est bien présente, mais je reste humble.
Vu le chantier qui s’annonce sur les sentiers escarpés de la TDS, la stratégie est claire. La course sera avant tout une sorte de rando-run, où ma priorité sera de bien gérer l’effort avec deux nuits blanches d’affilée en pleine montagne, et une météo qui ne facilitera pas les choses sur le début du parcours. Mais en ligne de fond, l’arrivée sous la mythique arche d’arrivée à Chamonix sera une belle motivation !
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