🎧 Dans une heure je prends le départ de ma toute première Spartan Race à Morzine. Et si je dois résumer mon état d’esprit actuel en un seul mot : panique.
Courir 100 km en montagne ne me fait pas peur
Ça peut paraître ridicule mais je suis plutôt du genre à user mes chaussures de trail sur de très, très longues distances. Courir 100 km en montagne ne me fait pas peur. Gérer le dénivelé, la fatigue de nuit, les cuisses qui brûlent pendant 20 heures, c’est presque devenu ma zone de confort. Mais là, on parle d’un tout autre genre de course.
Je me suis alignée sur le format Sprint de 5 km.
Sur le papier, pour une traileuse, ça ressemble à un échauffement. En réalité ça pourra vite devenir un cauchemar.
5 kilomètres, 20 obstacles – Le calcul qui fait mal
À Morzine, le profil de la course est tout simplement terrifiant. Condenser 20 obstacles sur seulement 5 kilomètres, c’est le synonyme d’un effort ultra-intense, sans aucun moment pour souffler. À peine le temps de relancer après un mur qu’il me faudra ramper dans la boue ou porter un sac de sable.
Et c’est exactement sur ce point là que je stresse.
Le paradoxe de la traileuse
Capable de courir un ultra-trail… mais strictement incapable de faire une seule traction ou de grimper à une corde…
Mes jambes sont prêtes, mon cœur aussi. Mais le haut de mon corps ? Il est resté en mode « touriste ». Quand je regarde les obstacles emblématiques qui m’attendent, je ressens un grand grand moment de solitude. Je sais déjà que mes bras vont me lâcher au bout de trois secondes et que je vais devoir embrasser le sol très souvent car chaque obstacle raté signifie 30 burpees….

En résumé, mon objectif est de prendre une claque (et grandir)
Je ne me fais pas d’illusions. Je pars à Morzine en sachant pertinemment que je vais me prendre une immense claque. Je vais galérer, je vais sûrement échouer sur pas mal d’obstacles, et je vais devoir enchaîner les pénalités en regardant les autres passer avec agilité.
Mais au fond, c’est exactement pour ça que je prends le départ.
L’ultra-trail m’a appris l’endurance, mais il m’a aussi installée dans une certaine routine physique. Cette Spartan Race, c’est l’électrochoc parfait. Elle va mettre le doigt là où ça fait mal et me montrer à quel point ma condition physique globale peut être améliorée. Être une athlète complète, ce n’est pas juste courir longtemps, c’est aussi être forte, agile et explosive.
Alors voilà, j’ai peur, j’ai les mains qui tremblent un peu, mais j’ai hâte de franchir cette ligne d’arrivée (probablement couverte de boue et de bleus) pour mesurer tout le chemin qu’il me reste à parcourir.
Lire aussi
- Les Spartan Race sont des épreuves d’endurances plus difficiles que les ultra-trails
- Le top 3 des chaussures pour courir une spartan race
- Résultat Championnats du Monde d’Ultra Spartan à Morzine : victoire de Grégory Basilico
Garmin Fenix 8 en promotion sur i-run
montre Garmin Fenix 8 AMOLED Sapphire Titane

Auteur : Marta, serre-file






