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🎧 Une équipe de chercheurs du Laboratoire interuniversitaire de biologie de la motricité, à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, compare les effets du marathon et du trail sur la fatigue et la récupération.
Présentés au congrès ACAPS 2025 (un rendez-vous scientifique organisé par l’Association des chercheurs en activités physiques et sportives), ses premiers résultats montrent une diminution de force du même ordre après les deux types d’effort. Une observation qui apporte un éclairage intéressant au débat entre les adeptes du bitume et ceux des sentiers.
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Trail ou marathon : une fatigue musculaire comparable après les deux efforts
Le protocole rassemble 31 femmes et hommes bien entraînés, spécialisés dans la course sur route ou le trail. Six participants réalisent un marathon de 42,7 kilomètres sur tapis. Treize effectuent un trail de 29 kilomètres sur tapis et douze un trail de même distance en extérieur, avec environ 1 400 mètres de montée et autant de descente.
Les chercheurs évaluent différentes capacités avant l’effort, immédiatement après, puis à un, deux et sept jours.
La force maximale des muscles extenseurs du genou diminue d’environ 21 %, tout comme celle des muscles fléchisseurs plantaires, sollicités notamment lors de la propulsion. Les analyses suggèrent une fatigue d’ampleur comparable entre les groupes.
Le résultat porte donc sur une comparaison précise : un marathon sur tapis et deux modalités de trail de 29 kilomètres. Il invite à regarder les contraintes réelles d’une épreuve au-delà de son étiquette « route » ou « nature ».
Une récupération différente selon les muscles testés
Les mesures de force des cuisses retrouvent leur niveau initial à deux jours, celles des mollets à sept jours. Les auteurs observent également des modifications temporaires du profil force-vitesse.
Pour un coureur, cette distinction compte : retrouver une capacité mesurée en laboratoire constitue un indicateur de récupération. Cela renseigne sur cette capacité particulière, sans certifier que l’ensemble de l’organisme est prêt à reprendre une compétition.
L’expression « tout est récupéré en une semaine » mérite ainsi d’être précisée. Dans cette recherche, le retour au niveau initial concerne les paramètres évalués. La disponibilité pour un nouvel effort reste une question plus large que le résultat d’un test de force.
Le titre concerne la fatigue musculaire, pas toute la difficulté d’une course
Dans le langage courant, une course « dure » peut désigner plusieurs expériences : des jambes douloureuses, une allure difficile à tenir, un terrain technique ou une concentration exigeante. Cette étude apporte une réponse à une partie de cette question, celle des capacités musculaires après l’effort.
Une baisse de force comparable peut accompagner des expériences de course très différentes. Un marathonien et un traileur peuvent donc terminer avec des résultats proches sur certains tests, tout en décrivant des difficultés distinctes pendant leur épreuve.
Ces observations concernent également des formats définis. Les appliquer à un ultra-trail de 100 ou 170 kilomètres reviendrait à changer la question étudiée. Pour comparer ces distances au marathon, il faudrait un protocole adapté.
Des résultats encourageants qui demandent confirmation
Les chercheurs présentent leurs conclusions comme préliminaires. Ils soulignent notamment que les six participants du groupe marathon constituent un effectif susceptible de laisser certaines différences passer inaperçues.
L’intérêt de ce travail réside dans la comparaison directe des deux pratiques. Il fournit une première base pour discuter de fatigue et de récupération à partir de mesures, au-delà des impressions personnelles.
Pour les amateurs de trail, le message est précis : dans les conditions étudiées, les sentiers et le dénivelé provoquent une fatigue musculaire comparable à celle du marathon sur tapis. La difficulté globale, le risque de blessure et les effets sur la santé constituent d’autres questions, auxquelles cette recherche apporte encore des réponses limitées.
Source
- https://www.instagram.com/p/DdRahmHCIDB/
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondĂ© de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribuĂ© Ă faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dĂ©rives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidĂ©os YouTube.










