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En Haute-Savoie, Matthis Granet va tenter un défi complètement fou sur les pentes du Salève
Le week-end du 22 au 24 mai 2026, un traileur français pourrait entrer dans l’histoire de l’ultra-endurance. À Archamps, en Haute-Savoie, Matthis Granet va tenter de battre le record du monde de dénivelé positif en 48 heures. Un défi gigantesque qui consiste à répéter inlassablement la même montée pendant deux jours complets, presque sans dormir.
Un record du monde qui se joue dans une boucle de seulement 69 mètres de D+
Le défi paraît presque absurde sur le papier. Et pourtant, c’est précisément ce qui le rend fascinant.
Matthis Granet va courir sur les pentes du mont Salève, au col de la Croisette, en répétant encore et encore une boucle de 69 mètres de dénivelé positif. Pour battre le record du monde, il devra réaliser au minimum 348 montées.
Pendant 48 heures, son corps va encaisser des milliers de contractions musculaires, des descentes répétitives, des micro-pauses et une fatigue mentale immense. Toutes les six heures, il prévoit seulement une pause d’une dizaine de minutes afin de changer de vêtements, de chaussures et de repartir avec un minimum de fraîcheur physique et psychologique.
Dans l’univers du trail, ce genre de défi appartient à une catégorie très particulière : celle des records où l’on lutte davantage contre l’usure mentale que contre la vitesse pure.
Sur ce type de tentative, la vraie difficulté ne se situe pas forcément dans les jambes.
Le plus compliqué, c’est souvent la répétition. Revoir les mêmes virages pendant deux jours. Repartir encore alors que le cerveau demande d’arrêter. Gérer le manque de sommeil, les douleurs qui apparaissent progressivement, les hallucinations possibles et la perte de motivation.
Dans les ultra-défis modernes, la bataille mentale devient souvent plus importante que les qualités physiques.
Et c’est précisément pour cette raison que ces records fascinent autant la communauté trail.
Pourquoi ce type de record devient de plus en plus populaire dans le trail
Depuis quelques années, les défis de dénivelé explosent dans le monde du trail et de l’ultra. Certains coureurs cherchent désormais à accumuler toujours plus de mètres positifs plutôt qu’à simplement courir vite sur une distance donnée.
Le phénomène s’explique facilement. Le dénivelé parle immédiatement aux traileurs. Monter pendant des heures symbolise l’effort brut, la résistance et la capacité à durer dans la souffrance.
Mais ces records ont aussi un côté spectaculaire très compatible avec les réseaux sociaux et les formats live. Voir un athlète tourner pendant deux jours sur la même pente crée une tension particulière : chaque boucle ressemble à la précédente, mais chaque boucle rapproche aussi un peu plus de l’exploit… ou de l’abandon.
Un défi sportif, mais aussi solidaire
À 28 ans, ce traileur installé en Haute-Savoie ne se lance pas dans cette aventure uniquement pour la performance. Derrière ce projet hors norme, il y a aussi une cause : soutenir la Fédération Williams France, une association qui accompagne les personnes atteintes du syndrome de Williams-Beuren, une maladie génétique rare.
Le projet de Matthis Granet dépasse largement le simple cadre sportif.
Le traileur court également pour mettre en lumière le syndrome de Williams-Beuren, une maladie génétique rare qui provoque notamment des troubles du développement et des difficultés d’inclusion sociale.
La Fédération Williams France sera associée à l’événement pendant tout le week-end, avec une cagnotte ouverte au public afin de récolter des fonds pour soutenir les familles concernées.
Dans le trail, ce mélange entre performance extrême et engagement associatif devient fréquent. Beaucoup de coureurs utilisent désormais leur visibilité pour défendre une cause, donner du sens à leurs projets et transformer leurs défis personnels en aventure collective.
🧠 Résumé
Ce week-end, le Français Matthis Granet tentera de battre le record du monde de dénivelé positif en 48 heures au Salève, près d’Archamps. Pour réussir, il devra répéter plus de 348 fois une boucle de 69 mètres de D+. Ce défi extrême servira également à soutenir la Fédération Williams France, qui accompagne les personnes atteintes du syndrome de Williams-Beuren.
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FAQ
🔴 Quel est le principe du record du monde de dénivelé en 48 heures ?
Le but consiste à accumuler le plus de mètres de dénivelé positif possible en 48 heures consécutives. Les coureurs répètent généralement une même montée afin d’optimiser leur gestion de l’effort et de l’assistance.
🔴 Combien de dénivelé faut-il grimper pour battre ce type de record ?
Les chiffres exacts évoluent régulièrement selon les records homologués, mais il faut généralement dépasser plusieurs dizaines de milliers de mètres de D+ en deux jours.
🔴 Pourquoi les traileurs choisissent-ils souvent une boucle très courte ?
Une boucle courte permet de mieux gérer le ravitaillement, le matériel et l’assistance. Cela réduit aussi les pertes de temps et facilite la régularité de l’effort.
🔴 Peut-on dormir pendant une tentative de 48 heures ?
Oui, mais très peu. Les athlètes privilégient souvent des micro-siestes de quelques minutes afin de limiter la perte de temps tout en conservant un minimum de lucidité.
🔴 Le dénivelé est-il plus difficile que la distance en trail ?
Tout dépend du profil du coureur, mais un fort dénivelé augmente énormément la fatigue musculaire, notamment au niveau des quadriceps, des mollets et du dos. En ultra-trail, le D+ joue souvent un rôle plus important que la distance pure.
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