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🎧 L’OCC, pour Orsières-Champex-Chamonix, se dispute ce jeudi 27 août 2026 avec un premier départ à 8 h 15 depuis Orsières, en Suisse.
La course propose cette année 60 km et 3 500 m de dénivelé positif jusqu’à Chamonix et constitue surtout la Finale UTMB World Series de la catégorie 50K, l’équivalent du grand rendez-vous de fin de saison pour les spécialistes de cette distance.
C’est ce statut qui change complètement la dimension de l’épreuve. L’OCC n’est plus simplement la « petite course » de la semaine UTMB située entre les formats courts et les ultras : elle réunit certains des meilleurs spécialistes mondiaux du trail rapide et technique, avec un plateau suffisamment dense pour que plusieurs athlètes capables de gagner une grande course internationale puissent terminer hors du podium.
La course sera également à suivre en direct grâce au dispositif UTMB Live, avec suivi des coureurs et couverture des moments importants. À Chamonix, l’organisation prévoit même une UTMB Live Watch Party de 9 h à 14 h 30 à la Fan Experience, place du Mont-Blanc. Les premiers hommes sont attendus autour de 13 h 30 sous l’arche de Chamonix et les premières femmes autour de 14 heures.
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Les favoris de l’OCC : la course va ressembler à un championnat du monde de trail court
Sur un format de 60 km, les différences de niveau entre les meilleurs peuvent paraître importantes sur le papier et disparaître complètement une fois la course lancée. À l’inverse de l’UTMB, où une mauvaise heure peut parfois être rattrapée sur plus de vingt heures d’effort, l’OCC laisse beaucoup moins de marge : le rythme est élevé dès le départ et une mauvaise transition, quelques minutes perdues dans une montée ou une descente mal négociée peuvent suffire à faire disparaître les espoirs de podium.
Le nouveau parcours pourrait encore accentuer cette dimension. En 2026, la partie haute évolue entre le col de Balme et le col des Posettes, avec un nouveau passage et un point culminant porté à 2 321 mètres à la Tête de Balme. Après Champex-Lac et Trient, les coureurs devront donc encaisser une deuxième partie de course particulièrement montagneuse avant de rejoindre Chamonix.
Chez les hommes, Rémi Bonnet arrive avec une revanche à prendre
Sur le papier, Rémi Bonnet constitue probablement le premier nom à placer tout en haut de la liste. Le Suisse possède l’un des meilleurs UTMB Index du plateau, autour de 956, et son profil correspond parfaitement à une course où les qualités de grimpeur peuvent faire de gros dégâts.
Il possède également une histoire particulière avec l’OCC. En 2024, alors qu’il évolue aux avant-postes, sa course s’arrête après une chute. Deux ans plus tard, il revient donc sur un terrain qui ne lui a pas encore offert le résultat correspondant à son niveau.
Bonnet possède surtout le profil idéal pour tenter de durcir très tôt la course. Sur un parcours où l’on grimpe beaucoup malgré « seulement » 60 kilomètres, laisser le Suisse prendre de l’avance dans une longue montée pourrait devenir très dangereux pour ses adversaires.
Francesco Puppi descend de la CCC vers l’OCC
Face à lui, Francesco Puppi représente probablement l’adversaire le plus évident. L’Italien arrive avec un UTMB Index situé autour de 950-953 selon les dernières mises à jour et surtout avec une particularité assez rare : il est le vainqueur sortant de la CCC 2025, mais choisit cette année de descendre sur le format 50K plutôt que de défendre son titre sur 100 km.
Ce changement de distance rend son cas particulièrement intéressant. Puppi possède suffisamment d’endurance pour supporter une course très longue mais aussi assez de vitesse pour jouer devant sur un format de cinq heures environ. En 2025, il a également terminé deuxième de la Western States avant de gagner la CCC, ce qui donne une idée de sa polyvalence.
L’OCC n’est d’ailleurs pas un terrain inconnu pour lui puisqu’il a déjà remporté l’épreuve en 2023.
Frédéric Tranchand arrive à l’OCC avec son titre de champion du monde
Le troisième homme du trio majeur est français : Frédéric Tranchand, champion du monde en titre de trail court.
Son UTMB Index se situe autour de 946-947, très proche de celui de Puppi, ce qui confirme à quel point la hiérarchie masculine paraît serrée avant le départ.
Sa présence renforce surtout cette impression de « championnat du monde bis ». Lorsqu’un champion du monde en titre peut prendre le départ sans être considéré comme l’unique grand favori, cela donne une assez bonne idée de la profondeur du plateau.
Bonnet peut tenter de faire exploser la course dans les montées, Puppi possède une polyvalence exceptionnelle et Tranchand apporte le profil d’un spécialiste du trail court capable de maintenir un rythme très élevé. Sur le papier, les trois hommes disposent chacun d’une manière différente de gagner.
Derrière le trio Bonnet-Puppi-Tranchand, les candidats au podium sont nombreux
Le problème pour les trois favoris est qu’ils ne pourront pas se contenter de se surveiller.
L’Italien Daniel Pattis, le Suédois Petter Engdahl, le Suisse Roberto Delorenzi ou encore Luca Del Pero figurent parmi les coureurs capables de profiter du moindre ralentissement devant. Le plateau comprend également Antonio Martinez Perez, Sylvain Cachard et Alain Santamaria Blanco.
Petter Engdahl connaît particulièrement bien l’épreuve puisqu’il a terminé quatrième en 2025, à seulement quelques minutes du vainqueur Jim Walmsley. Luca Del Pero était septième cette même année et Antonio Martinez huitième. Ils savent donc déjà ce que représente une OCC courue au contact des meilleurs mondiaux.
C’est probablement ce qui rend la course masculine aussi difficile à lire. Bonnet, Puppi et Tranchand se détachent naturellement dans les pronostics, mais derrière eux se trouve une deuxième ligne suffisamment dense pour sanctionner immédiatement celui qui connaît un passage à vide.
Les favoris de l’OCC, côté femmes : le forfait de Tove Alexandersson change complètement la course
La course féminine devait initialement posséder une favorite extrêmement claire : Tove Alexandersson.
La Suédoise affichait un UTMB Index de 859, occupait une place tout en haut de la hiérarchie mondiale et arrivait après un début de saison 2026 impressionnant, marqué notamment par des victoires à Zegama, au Marathon du Mont-Blanc et sur le Grand Raid Ventoux.
Mais Tove Alexandersson a déclaré forfait à deux jours du départ en raison d’un problème médical. Son absence transforme donc une course qui semblait construite autour d’une immense favorite en une bataille beaucoup plus ouverte.
Et elle n’est pas la seule grande absente : Molly Seidel, médaillée de bronze du marathon aux Jeux olympiques de Tokyo et annoncée initialement sur l’OCC, a elle aussi renoncé à prendre le départ. Elle avait pourtant constitué l’un des noms les plus atypiques de la start-list, avec un profil venu de la route et du marathon de très haut niveau. Son retrait a été confirmé quelques jours avant la course lors d’un entretien avec Freetrail.
Judith Wyder devient l’une des grandes références de la course féminine
En l’absence d’Alexandersson, Judith Wyder prend naturellement une autre dimension.
La Suissesse possède déjà une très solide expérience de l’OCC et surtout une régularité impressionnante sur cette course. Elle a terminé deuxième en 2024 puis de nouveau deuxième au classement définitif de 2025, après le déclassement de Joyline Chepngeno.
Autrement dit, Wyder n’a même pas besoin d’imaginer comment courir pour monter sur le podium : elle l’a déjà fait deux années de suite. La question sera plutôt de savoir si elle peut cette fois transformer cette régularité en victoire.
Son profil de spécialiste des distances relativement courtes, rapide en montée comme dans les portions techniques, correspond parfaitement aux exigences de l’OCC.
Maude Mathys peut gagner, elle aussi
Maude Mathys représente probablement l’autre énorme chance suisse.
Troisième de l’OCC 2025 après révision du classement, elle arrive également avec une victoire récente sur le 50K du Trail Verbier Saint-Bernard by UTMB.
Son expérience en course de montagne constitue un atout considérable sur un parcours où les relances et les montées longues comptent davantage qu’une simple capacité à gérer l’endurance.
Avec Wyder et Mathys, la Suisse dispose donc de deux candidates extrêmement crédibles à la victoire sur une course qui démarre justement en territoire helvétique.
Sara Alonso est encore là, et ce n’est probablement pas un hasard
Il faudra également regarder de très près Sara Alonso.
L’Espagnole a terminé quatrième de l’OCC lors des deux dernières éditions. Elle se trouve donc dans cette position particulière de l’athlète qui connaît parfaitement la course, qui a déjà démontré qu’elle pouvait suivre les meilleures mais à qui il manque encore quelques minutes pour basculer sur le podium.
Dans une édition privée de Tove Alexandersson et où les écarts pourraient rester faibles pendant longtemps, cette régularité peut devenir une arme très importante.
Lauren Gregory, Naomi Lang et les autres peuvent faire exploser les pronostics
La densité ne s’arrête pas au trio Wyder-Mathys-Alonso.
L’Américaine Lauren Gregory et la Britannique Naomi Lang figurent parmi les athlètes les mieux classées du plateau restant après le forfait d’Alexandersson. Ida Amelie Robsahm, cinquième au classement final de l’OCC 2025, fait également partie des concurrentes capables de viser très haut.
Il faudra aussi suivre Malen Osa Ansa, Laura Hottenrott et Maria Teresa La Chica Lhoest, toutes citées parmi les principales concurrentes du plateau final.
C’est finalement chez les femmes que le scénario a le plus changé en quelques jours. Avec Alexandersson au départ, une bonne partie de la course aurait consisté à savoir qui pouvait suivre la Suédoise. Sans elle, plusieurs athlètes peuvent désormais raisonnablement se présenter à Orsières en pensant à la victoire.
Jim Walmsley ne défendra pas son titre
L’édition 2026 couronnera également un nouveau vainqueur chez les hommes puisque Jim Walmsley, gagnant de l’OCC 2025 en 5 h 00 min 35 s, ne défendra pas son titre.
L’an dernier, l’Américain avait dû batailler jusqu’au bout avec Cristian Minoggio, finalement deuxième à seulement vingt secondes, tandis qu’Andrzej Witek avait complété le podium.
Chez les femmes, le classement 2025 avait connu une situation particulière : Joyline Chepngeno avait franchi la ligne en tête avant que ses résultats ne soient annulés à la suite d’une sanction antidopage concernant un contrôle positif réalisé à Sierre-Zinal. Miao Yao a donc été déclarée gagnante, devant Judith Wyder et Maude Mathys.
Ni Walmsley ni Miao Yao ne figurent parmi les grands noms attendus pour défendre leur victoire cette année, ce qui garantit déjà deux changements au sommet.
En résumé, l’OCC est une course beaucoup plus rapide que l’UTMB, mais pas forcément plus simple à gagner
L’OCC souffre parfois de la comparaison avec les énormes distances de la semaine. À côté des 174 km de l’UTMB ou des 101 km de la CCC, ses 60 km peuvent sembler presque raisonnables.
Sportivement, c’est exactement l’inverse.
Plus la distance diminue à ce niveau, moins les meilleurs peuvent se permettre de gérer. Une OCC remportée autour de cinq heures oblige à courir vite pendant toute la journée, avec 3 500 mètres de dénivelé positif et des descentes où les meilleurs spécialistes peuvent reprendre ou perdre plusieurs minutes.
C’est ce mélange qui devrait rendre l’édition 2026 particulièrement intéressante : Rémi Bonnet, Francesco Puppi et Frédéric Tranchand semblent constituer le trio majeur chez les hommes, tandis que l’absence de Tove Alexandersson ouvre complètement la course féminine entre Judith Wyder, Maude Mathys, Sara Alonso et plusieurs autres prétendantes.
Jeudi matin à Orsières, il ne s’agira donc pas simplement de lancer une nouvelle course de la semaine UTMB. La Finale mondiale 50K va commencer, avec un plateau qui possède réellement des allures de championnat du monde.
Sources vérifiées
page officielle de l’OCC 2026, programme officiel du HOKA UTMB Mont-Blanc, programme UTMB Live, Le Dauphiné Libéré et les dernières prévisions de plateau publiées par RUN247. (Mont-Blanc UTMB)
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