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🎧 Sept mois après s’être fracturé la cheville et seulement cinq mois après avoir repris la course à pied, Casquette Verte s’apprête à prendre vendredi le départ de son sixième UTMB.
Une situation qu’il ne cherche absolument pas à embellir : il se considère encore diminué, reconnaît une préparation insuffisante et sait que son objectif de 25 heures paraît extrêmement ambitieux. Il compte pourtant prendre le départ.
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Casquette Verte sera bien au départ de l’UTMB 2026
Vendredi 28 août à 17 h 45, Casquette Verte s’élancera de Chamonix sur les 174 km et 9 900 m de dénivelé positif de l’UTMB.
Ce sera sa sixième participation à la grande boucle autour du Mont-Blanc. Mais probablement l’une des plus incertaines de sa carrière.
Sept mois plus tôt, le traileur se fracturait la cheville. Deux mois de plâtre ont ensuite laissé des traces : perte musculaire, tendons encore raides et sensations nerveuses qui ne sont pas totalement revenues à la normale selon son propre bilan.
Sa reprise de la course à pied ne remonte qu’à cinq mois. Et le retour à l’entraînement a lui aussi provoqué quelques alertes, notamment au niveau du genou gauche.
Autrement dit, Casquette Verte arrive à Chamonix très loin de la préparation idéale que réclame normalement un ultra de cette ampleur.
Il reconnaît lui-même que les 25 heures semblent hors de portée
Ce qui rend son départ intéressant, c’est justement l’absence de discours rassurant.
Casquette Verte ne prétend pas avoir retrouvé son meilleur niveau. Il explique au contraire qu’il se sent encore fatigué, diminué physiquement, en dette de sommeil et insuffisamment préparé.
Il considère même que participer à l’UTMB intervient probablement quelques mois trop tôt dans son processus de reconstruction.
Son objectif reste pourtant spectaculaire : boucler l’UTMB en environ 25 heures.
Un chrono qu’il présente lui-même davantage comme un scénario idéal que comme une projection rationnelle basée sur son état de forme actuel.
Toute sa course va donc reposer sur une idée simple : partir sans nier ses faiblesses, puis espérer que les sensations lui permettent progressivement de revoir ses ambitions à la hausse.
Sa priorité sera d’abord de protéger sa cheville
Dans ce contexte, le principal danger pourrait se situer dans les descentes.
Casquette Verte prévoit donc d’y adopter davantage de prudence afin de limiter les risques pour ses chevilles. Il souhaite également éviter de produire trop d’efforts sur les portions roulantes durant la première moitié de course.
L’objectif est de rejoindre Courmayeur sans avoir puisé inutilement dans ses réserves, puis de conserver encore une marge jusqu’à Champex.
C’est seulement après ce point qu’il envisage, si son corps le permet, d’accélérer véritablement.
Cette stratégie tranche avec l’image parfois très offensive du coureur. Sur cet UTMB, la capacité à patienter pourrait être presque aussi importante que sa capacité à courir vite.
Une préparation très éloignée des standards habituels de l’UTMB
Il existe également un autre élément assez étonnant dans sa préparation.
Casquette Verte explique ne pas avoir véritablement retrouvé la haute montagne depuis la Diagonale des Fous disputée en octobre dernier.
Même son matériel va parfois être découvert en conditions réelles.
Il prévoit notamment de partir avec les Salomon S/LAB Genesis 2, une paire avec laquelle il indique avoir parcouru seulement environ 140 kilomètres, principalement dans le bois de Vincennes.
Pour un UTMB de 174 km dans le massif du Mont-Blanc, le contraste est forcément important.
Suunto Race 2, prototype de sac et deux frontales
Au poignet, il utilisera une Suunto Race 2.
Pour le sac, deux possibilités restent ouvertes : un prototype dérivé du S/LAB Sense Pro 6 ou son ADV Skin 5 litres habituel. Le choix dépendra notamment du matériel obligatoire supplémentaire éventuellement activé par l’organisation.
Pour l’éclairage, il prévoit une Lumonite ainsi qu’une Petzl Nao RL disposant d’un mode rouge.
Il veut aussi éviter de revivre son calvaire digestif
L’alimentation constitue l’autre grande inquiétude de son UTMB.
Lors de sa précédente participation, Casquette Verte avait connu de très importants problèmes digestifs après Champex. Il entend donc essayer de réduire le risque cette année.
Dans les jours précédant le départ, il prévoit notamment une alimentation très simple essentiellement composée de riz blanc.
En course, il conservera en revanche une stratégie qu’il connaît déjà : compotes salées et sucrées, gels, gommes, capsules de sel, riz gluant, fromage, bouillon et boissons énergétiques.
L’idée est moins de révolutionner son alimentation que d’éviter d’ajouter une inconnue supplémentaire à une course qui en comporte déjà beaucoup.
En résumé pour Casquette Verte ça sera un UTMB où l’objectif chronométrique passe presque au second plan
Derrière l’objectif annoncé des 25 heures, le véritable intérêt de cette participation sera probablement ailleurs.
Casquette Verte va découvrir jusqu’où son corps peut aller quelques mois seulement après une fracture sérieuse. Son UTMB devrait donc se construire beaucoup plus sur les sensations que sur un tableau de marche rigide.
Il sait que sa préparation ne correspond pas à celle normalement nécessaire pour poursuivre un chrono aussi ambitieux. Il sait également que sa cheville et son genou peuvent limiter ses possibilités.
Mais vendredi à 17 h 45, il sera malgré tout sur la ligne de départ.
Et sur 174 kilomètres, entre Chamonix, Courmayeur, Champex et le retour vers la vallée de Chamonix, il lui restera largement assez de temps pour savoir si son improbable scénario des 25 heures pouvait réellement exister.
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