🎧 Alors qu’une nouvelle canicule pourrait s’installer sur la France dans les prochains jours, une question revient déjà chez les traileurs : les grandes courses prévues fin juin peuvent-elles être menacées ?
Le 90 km du Mont-Blanc et l’Ultra Marin arrivent quelques jours seulement après la période que les météorologues identifient actuellement comme le possible pic de chaleur de ce mois de juin.
La météo est devenue un acteur majeur du trail moderne. Après plusieurs éditions marquées par des parcours modifiés, des départs retardés, des barrières horaires adaptées ou des courses raccourcies, les organisateurs surveillent désormais les thermomètres presque aussi attentivement que les listes d’inscrits.
Depuis plusieurs années, la chaleur est devenue l’un des principaux facteurs de risque sur les ultras. Un terrain technique se contourne. Une montée se gère. Une canicule, en revanche, peut transformer n’importe quelle course en épreuve de survie.
Et cette année, les modèles météo commencent à attirer l’attention.
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Une nouvelle canicule est annoncée juste avant le grand week-end du trail
Selon les dernières tendances météorologiques, une période de chaleur durable devrait s’installer sur la France à partir de ce week-end. Une montée progressive des températures est attendue jusqu’au milieu de la semaine prochaine, avec des valeurs pouvant atteindre localement 35 à 38 degrés dans plusieurs régions françaises.
Les scénarios actuels convergent vers un risque de canicule entre le 19 et le 21 juin. Certains modèles évoquent même ponctuellement des températures encore plus élevées dans les régions les plus exposées.
Pour les traileurs, le calendrier attire immédiatement l’attention. Le problème n’est pas tant la chaleur en elle-même que sa proximité avec les grands rendez-vous de fin juin.
Le 90 km du Mont-Blanc et l’Ultra Marin se dérouleront seulement quelques jours après cette période potentiellement la plus chaude.
Pourquoi les traileurs regardent déjà les prévisions météo
Dans les sports d’endurance, les conséquences d’une canicule ne disparaissent pas lorsque les températures redescendent.
Une semaine d’entraînement perturbée par la chaleur peut laisser des traces jusqu’au jour de la course. Déshydratation chronique, sommeil de mauvaise qualité, récupération ralentie et fatigue accumulée peuvent accompagner les coureurs jusque sur la ligne de départ.
Cette situation est d’autant plus particulière que nous sommes encore au mois de juin. Contrairement aux épisodes caniculaires d’août, beaucoup de traileurs ne sont pas encore totalement acclimatés aux fortes chaleurs.
Les organisateurs le savent. Les équipes médicales aussi. C’est pourquoi les bulletins météo des prochains jours seront suivis avec une attention particulière.
Ce que disent réellement les projections météo.
Selon les tendances publiées le 12 juin, la période la plus chaude est actuellement envisagée entre le 19 et le 21 juin, avec des températures pouvant localement atteindre 35 à 38°C dans plusieurs régions françaises.
Le 90 km du Mont-Blanc partira le 26 juin à 4 h 45, l’Ultra Marin le 26 juin à 19 h et la Western States le 27 juin.
Autrement dit, les trois épreuves arriveront environ 5 à 7 jours après le pic de chaleur actuellement envisagé.
À ce stade, rien ne permet donc d’évoquer une annulation. La véritable question est plutôt de savoir si les fortes chaleurs pourraient laisser des traces sur les organismes, compliquer la préparation des coureurs ou conduire les organisateurs à renforcer les mesures de sécurité si l’épisode venait à se prolonger.
Le 90 km du Mont-Blanc est-il réellement menacé ?
À première vue, la montagne offre une certaine protection.
Le départ du 90 km du Mont-Blanc sera donné le vendredi 26 juin à 4 h 45. Avec ses 88 kilomètres et ses 6 200 mètres de dénivelé positif, l’épreuve traverse de nombreux secteurs d’altitude où les températures restent généralement plus supportables qu’en plaine.
Mais il serait trompeur de croire que la montagne protège totalement de la chaleur.
Les longues ascensions sans ombre, les portions minérales, la réverbération du soleil sur les rochers et l’enchaînement des efforts peuvent rapidement faire grimper la température corporelle. Lorsqu’un coureur passe plusieurs heures au-dessus de deux mille mètres d’altitude, l’exposition solaire devient parfois plus problématique que la température de l’air elle-même.
Pour le moment, aucun élément concret ne laisse penser à une annulation. Nous restons encore à près de deux semaines du départ et les prévisions restent susceptibles d’évoluer.
En revanche, si les fortes chaleurs devaient se prolonger jusqu’au week-end de la course, les organisateurs pourraient renforcer certains dispositifs : points d’eau supplémentaires, messages de prévention, contrôles médicaux ou surveillance accrue sur les secteurs les plus exposés.
L’Ultra Marin pourrait être davantage exposé à la canicule
Paradoxalement, c’est peut-être l’épreuve bretonne qui pourrait souffrir le plus d’un épisode chaud prolongé.
L’Ultra Marin et son Grand Raid de 175 kilomètres partiront le vendredi 26 juin à 19 heures autour du golfe du Morbihan.
Contrairement au Mont-Blanc, ici le danger ne vient pas du dénivelé. Il vient de la durée.
Les participants passent souvent plus de vingt-quatre heures sur le parcours. Les moins rapides peuvent rester près de quarante-huit heures en mouvement. Lorsque les températures restent élevées la nuit et que les organismes ne parviennent plus à récupérer correctement, la fatigue s’accumule très rapidement.
Le golfe du Morbihan offre des paysages magnifiques, mais les portions côtières peuvent également devenir éprouvantes lorsque l’air reste chaud et humide.
Une succession de journées caniculaires avant le départ pourrait donc peser davantage sur les organismes que sur le parcours lui-même.
Le risque n’est peut-être pas celui que l’on croit
Lorsque l’on parle de canicule et de trail, beaucoup pensent immédiatement à une annulation.
Pourtant, ce n’est probablement pas le scénario principal aujourd’hui.
Les prévisions les plus inquiétantes concernent actuellement la période du 19 au 21 juin. Les départs des grandes courses auront lieu les 26 et 27 juin.
Le risque le plus crédible est donc ailleurs.
Il se situe dans la préparation des coureurs. Une semaine de fortes chaleurs peut perturber les derniers entraînements, compliquer l’hydratation, réduire la qualité du sommeil et rendre les organismes plus vulnérables au moment d’aborder une épreuve de plusieurs dizaines d’heures.
Autrement dit, même si les températures baissent avant les départs, les effets de la canicule pourraient continuer à se faire sentir.
En résumé, la chaleur inquiète mais les courses ne semblent pas directement menacées à ce stade.
Le risque de canicule sur la France se confirme progressivement pour la deuxième moitié du mois de juin. Les températures pourraient atteindre des niveaux élevés entre le 19 et le 21 juin, mais les principales courses concernées se dérouleront plusieurs jours plus tard.
Pour le moment, rien ne permet d’affirmer que le 90 km du Mont-Blanc ou l’Ultra Marin risquent une annulation.
La véritable question concerne désormais l’état de forme des coureurs et l’évolution des prévisions dans les jours à venir. Si la chaleur venait à se prolonger au-delà des scénarios actuels, les organisateurs pourraient être amenés à renforcer leurs dispositifs de sécurité. D’ici là, les traileurs ont sans doute intérêt à commencer à préparer leur stratégie d’hydratation et de gestion de la chaleur.
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