Record du GR30
Julien Pasquier a bouclé le Tour des Lacs d’Auvergne en 30 heures et 34 minutes, en autonomie complète.
Le record est en cours d’homologation par la plateforme Fastest Known Time.
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La performance de Julien Pasquier pourrait créer une référence sur le GR30
- À ce jour, aucune référence unsupported n’est officiellement enregistrée sur le GR30 dans la base Fastest Known Time.
Si la tentative est validée dans cette catégorie, Julien Pasquier ne battrait pas un record : il établirait la première référence officielle.
- Dans le cas d’une validation en self-supported, l’impact resterait tout aussi majeur, avec un écart de plus de douze heures sur la meilleure performance actuelle.
Autrement dit, quelle que soit la catégorie retenue, ce chrono a déjà tout d’un temps de référence sur le GR30, bien au-delà d’un simple record amélioré.
Un record canon sur le GR30
Pour mesurer ce qui est en train de se jouer, il suffit de regarder les références en place.
– Sur le GR30, le meilleur temps en catégorie supported est détenu par Fabrice Davan et Arnaud Léger en 1 jour, 11 heures, 41 minutes et 14 secondes, signé en juin 2022.
– En self-supported, la marque de référence appartient à Jean Torrens avec 1 jour, 18 heures, 54 minutes et 6 secondes, réalisée en août 2025.
Le GR30, un terrain où on ne triche pas
Le GR30 n’est pas un terrain sur lequel on “pose” une performance par hasard. Cette boucle autour des lacs et des reliefs volcaniques d’Auvergne est traditionnellement envisagée comme une itinérance de plusieurs jours, souvent découpée en près d’une semaine complète de marche.
Sur le terrain, le parcours alterne en permanence entre sections roulantes, sentiers volcaniques, zones ouvertes et passages plus techniques. Les lacs, les pâturages, les portions isolées et les traversées de villages créent un profil irrégulier, exigeant, où la gestion de l’effort compte autant que la vitesse pure.
Ramener près de 200 kilomètres à un peu plus de trente heures impose une lecture globale très différente. Cela signifie tenir une moyenne d’environ 6,5 km/h, arrêts compris. À ce niveau, il ne s’agit plus simplement de courir vite. Il faut enchaîner sans rupture, gérer l’alimentation, limiter les temps morts, rester lucide et ne jamais sortir du tempo. Sur ce type de trace, la moindre approximation se paie immédiatement.
Le parcours du GR 30
Une validation encore en attente, mais un signal déjà clair
Reste maintenant la validation officielle par la plateforme FKT. Et c’est un point clé, car la catégorie retenue conditionnera la lecture du record. Entre unsupported, self-supported et supported, la nuance est structurante.
La notion d’“autonomie complète” devra être précisée dans ce cadre. Selon les règles FKT, cela dépend de l’accès ou non à des ressources externes, même ouvertes à tous. La plateforme s’appuie sur une vérification complète : trace GPS, récit détaillé, preuves visuelles et cohérence globale de la tentative. Le temps retenu est le temps total écoulé, ce qui renforce encore l’exigence.
Mais au-delà de cette validation administrative, l’essentiel est déjà visible. Le chrono existe. Et il pose un nouveau repère.
Julien Pasquier, un profil qui ne doit rien au hasard
Le parcours de Julien Pasquier peut donner l’impression d’une progression rapide, presque atypique. Il raconte lui-même être revenu à la course à pied il y a seulement deux ans après une longue coupure, avec une reprise loin des standards classiques et une approche très instinctive.
Mais derrière cette trajectoire, le niveau est bien réel. Son UTMB Index, ses résultats sur des formats exigeants comme l’Arc of Attrition ou l’Hivernale des Templiers montrent qu’il s’inscrit déjà dans une logique de performance solide sur l’ultra. Ce projet sur le GR30 ne sort donc pas de nulle part. Il prolonge une dynamique cohérente tournée vers l’endurance longue et l’autonomie.
En résumé, c’est un GR30 qui change de dimension
Ce type de performance dépasse le simple cadre du record. Il repositionne le GR30 dans le paysage du trail français. Ce qui était jusqu’ici un itinéraire engagé, mais encore peu exposé dans les logiques de performance pure, devient soudain un terrain de référence.
Il y a dans cette tentative quelque chose de très fidèle à l’esprit du trail. Pas de dossard, pas de dispositif lourd, pas de mise en scène. Juste un parcours, un coureur, et une ligne directrice claire : avancer vite, longtemps, sans rupture.
Si la validation tombe dans les prochains jours, il faudra probablement relire l’histoire du GR30 avec ce nouveau point de référence. Et même avant cela, une chose est déjà actée : en 30 heures et 34 minutes, ce parcours ne se regarde plus de la même manière.
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