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🎧 Bim, un de plus. Cette fois, le contrôle positif concerne Philemon Kiplimo Kimaiyo, un coureur kényan capable de courir le semi-marathon en 58 min 11 et le marathon en 2 h 04 min 01.
L’Athletics Integrity Unit vient de lui infliger deux ans de suspension après la détection de chlortalidone.
Le nom de Philemon Kiplimo n’est pas celui d’un coureur anonyme perdu dans les profondeurs des classements. À 27 ans, le Kényan possède des références qui le placent parmi les routiers internationaux de très haut niveau : 58 min 11 sur semi-marathon, réalisés à Valence en décembre 2020, et 2 h 04 min 01 sur marathon, chrono signé à Hambourg en avril 2025.
Et son contrôle antidopage vient désormais s’ajouter à son palmarès.
Philemon Kiplimo suspendu deux ans pour présence de chlortalidone
L’Athletics Integrity Unit, l’organisme chargé notamment de la lutte antidopage dans l’athlétisme international, a officiellement enregistré une violation des règles antidopage concernant Philemon Kiplimo Kimaiyo.
Le produit détecté est la chlortalidone, un médicament diurétique. Dans le cadre antidopage, les diurétiques sont interdits notamment parce qu’ils peuvent modifier l’élimination de certaines substances et être utilisés comme agents masquants.
La sanction retenue est de deux années de suspension à compter du 1er septembre 2026. L’AIU précise que la procédure concerne la présence et l’usage d’une substance interdite.
Ses résultats obtenus à partir du 19 juillet 2026 sont également disqualifiés, avec les conséquences habituelles sur les places, primes et points associés.
Il explique avoir pris des médicaments appartenant à sa femme
L’explication donnée par le coureur a rapidement provoqué de nombreuses réactions.
Selon les éléments rapportés dans la procédure, Philemon Kiplimo a indiqué qu’il ignorait initialement ce qu’était la chlortalidone. Il a expliqué avoir pris, environ une semaine avant son contrôle hors compétition, des comprimés appartenant à sa femme afin de soulager des douleurs ressenties après une sortie longue.
Il n’aurait dans un premier temps été capable de donner ni le nom du produit ni son apparence.
Il a ensuite transmis la photographie d’une boîte de OLMECURE-CT 40, médicament associant notamment de l’olmésartan et de la chlortalidone.
L’AIU a retenu une suspension de deux ans. Les éléments disponibles indiquent qu’il s’agissait de sa première violation et qu’aucune utilisation intentionnelle destinée à se doper n’a été établie dans la décision.
Son chrono de 58 min 11 sur semi-marathon montre le niveau du coureur
C’est évidemment ce qui donne une autre dimension à l’affaire.
Philemon Kiplimo a couru le semi-marathon de Valence 2020 en 58 min 11. Ce jour-là, il avait terminé quatrième d’une course complètement folle, derrière Kibiwott Kandie, Jacob Kiplimo et Alexander Munyao, et juste devant le futur recordman du monde du marathon Kelvin Kiptum.
À l’époque, cette performance le plaçait parmi les tout meilleurs performeurs de l’histoire sur la distance. Son chrono reste aujourd’hui une référence de niveau mondial, même si plusieurs athlètes ont depuis couru plus vite.
Petite précision importante : son record est bien de 58 min 11, et non 58 min 01.
Il avait également couru le marathon en 2 h 04 min 01
Sa progression s’était ensuite prolongée sur marathon.
En avril 2025, à Hambourg, le Kényan avait pris la deuxième place en 2 h 04 min 01, son record personnel. Quelques mois plus tard, il avait terminé huitième du marathon de Chicago en 2 h 06 min 14.
Autrement dit, la sanction touche un athlète capable d’évoluer à quelques minutes seulement des meilleures performances mondiales sur marathon.
En résumé, c’est une nouvelle affaire qui alimente le malaise autour du fond kényan
Chaque nouveau contrôle positif impliquant un athlète de très haut niveau relance les interrogations sur la crédibilité des performances en course sur route.
Cette affaire mérite toutefois une distinction essentielle : un contrôle positif à un diurétique ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que les performances antérieures de Philemon Kiplimo ont été réalisées grâce au dopage. La sanction porte sur la violation constatée en 2026 et ses résultats antérieurs au 19 juillet 2026 ne sont pas annulés dans la décision annoncée.
Reste l’image laissée par l’affaire : un marathonien en 2 h 04 et un coureur en 58 min 11 sur semi désormais suspendu pendant deux ans par l’instance internationale chargée de l’intégrité de l’athlétisme.
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