La disparition de Guy Blanc marque un moment de bascule pour toute une communauté. Derrière ce nom, il y a bien plus qu’un organisateur ou un passionné de montagne. Il y a un homme qui a contribué à façonner une discipline, à donner une identité à un territoire, et à créer l’une des épreuves les plus emblématiques du ski-alpinisme.
Sa famille a annoncé avec émotion son décès, rappelant le lien profond qu’il entretenait avec celles et ceux qui ont fait vivre son projet depuis ses débuts. Depuis 1986, date de la première édition, Guy Blanc n’a cessé de porter une vision, celle d’un événement ancré dans la montagne, exigeant mais profondément humain.
La Pierra Menta, une course devenue légendaire
La Pierra Menta n’est pas une course comme les autres. Dans l’univers du ski-alpinisme, elle s’impose comme une référence mondiale. Chaque année, des athlètes venus de tous horizons se retrouvent dans le Beaufortain pour affronter ses pentes, ses arêtes, et surtout son esprit.
Dès sa création, Guy Blanc a su insuffler une dimension unique à cette épreuve. Il ne s’agissait pas seulement de performance, mais d’aventure collective, de partage, et de fidélité à un territoire. Avec le temps, la course est devenue un rendez-vous incontournable, une sorte de rite de passage pour les passionnés de montagne.
Un homme au cœur de sa vallée et de la Pierra Menta
Les témoignages affluent et dessinent tous le même portrait. Celui d’un homme accessible, profondément attaché à Arêches-Beaufort, et engagé dans la vie locale bien au-delà du sport.
Certains se souviennent de moments simples, partagés autour d’un café ou d’une bière après une journée de travail. D’autres évoquent son rôle dans le développement du ski-alpinisme, ou encore sa capacité à rassembler les gens autour de projets communs.
Guy Blanc n’était pas seulement le créateur d’une course. Il était une figure locale, un repère, quelqu’un qui connaissait les gens et qui prenait le temps de les reconnaître, année après année.
Une empreinte qui dépasse le ski-alpinisme
Si la Pierra Menta reste son œuvre la plus connue, son influence dépasse largement le cadre sportif. Plusieurs témoignages rappellent son engagement dans d’autres initiatives locales, notamment des lieux de vie et de rencontre qui ont marqué des générations.
Ce qui ressort, au-delà des souvenirs, c’est une certaine idée de la montagne. Une montagne vivante, habitée, où le sport ne prend sens que s’il s’inscrit dans une histoire collective.
En résumé, c’est un héritage qui continue
Aujourd’hui, la Pierra Menta existe toujours, et continuera d’exister. Chaque départ, chaque sommet franchi, chaque encouragement du public portera encore un peu de ce que Guy Blanc a construit.
Son héritage est là, dans les traces laissées sur les pentes enneigées, dans les souvenirs des coureurs, et dans l’attachement d’une vallée entière à cette course.
La communauté du ski-alpinisme, mais aussi plus largement celle des sports de montagne et du trail, perd une figure majeure. Une de celles qui ont compris très tôt que la performance seule ne suffisait pas, et que ce sont les histoires humaines qui donnent du sens à l’effort.
Athlètes, bénévoles, partenaires, habitants, tous évoquent une même émotion et une même reconnaissance.
Certains parlent d’un “grand monsieur”, d’autres d’un “personnage”, tous saluent une œuvre et une manière d’être. Une phrase revient souvent, comme une évidence : merci.
Les informations concernant les obsèques seront communiquées ultérieurement par la famille.





