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🎧 Au Canada, l’hiver approche. Isabella « Izzie » Sarbadhikari prépare pourtant son corps à un environnement radicalement différent : la chaleur du Sahara. En avril 2027, cette étudiante canadienne prendra le départ du Marathon des Sables avec son père pour parcourir environ 250 kilomètres à travers le désert marocain.
Son défi pose une question particulièrement intéressante pour les coureurs vivant au Canada : comment préparer une course dans le désert alors que plusieurs mois d’entraînement vont se dérouler dans le froid ontarien ?
Préparer le marathon des sables quand on habite au Canada : elle utilise le sauna
Isabella Sarbadhikari étudie les sciences politiques à l’Université de Guelph, en Ontario. Pour préparer son premier Marathon des Sables, elle s’entraîne désormais six jours par semaine.
Son programme associe sorties longues, travail en salle et préparation spécifique à la chaleur. Et c’est là que son entraînement devient particulièrement original : la Canadienne utilise notamment le sauna et les douches vapeur afin d’habituer progressivement son organisme à évoluer dans un environnement chaud.
Le contraste va devenir encore plus marqué au fil des prochains mois. Alors que les températures vont chuter en Ontario, son objectif reste fixé sur le Sahara et les conditions qu’elle rencontrera au printemps prochain.
Cette acclimatation à la chaleur vient compléter le travail beaucoup plus classique nécessaire pour préparer un ultra : augmenter progressivement le volume de course, enchaîner les longues sorties, renforcer le corps et apprendre à supporter plusieurs journées consécutives d’effort.
Elle va courir environ 250 km en six étapes
Le Marathon des Sables reste une épreuve très particulière dans l’univers de l’ultra-trail.
L’édition 2027, la 41e de l’Ă©preuve, est programmĂ©e du 2 au 12 avril au Maroc. Les concurrents devront parcourir environ 250 kilomètres rĂ©partis en six Ă©tapes, avec notamment une longue Ă©tape comprise approximativement entre 80 et 90 kilomètres. Le tracĂ© prĂ©cis sera communiquĂ© aux participants une fois sur place.
La difficulté vient également du principe d’autosuffisance. Les coureurs transportent leur nourriture, leurs vêtements et une partie du matériel obligatoire pendant l’épreuve. L’organisation fournit l’eau et les participants retrouvent le bivouac entre les étapes.
Autrement dit, préparer le Marathon des Sables consiste autant à apprendre à courir longtemps qu’à apprendre à avancer plusieurs jours avec son équipement sur le dos.
Son père connaît déjà le Marathon des Sables
Izzie vivra cette aventure avec son père, Pro Sarbadhikari.
L’histoire familiale ajoute une dimension particulière au projet. Pro connaît déjà très bien cette course : une première tentative s’était terminée par un abandon avant qu’il revienne en 2025 pour franchir cette fois la ligne d’arrivée. Le Marathon des Sables 2027 constituera donc sa troisième participation.
Pour sa fille, il joue désormais aussi un rôle de mentor. Son expérience lui permet de l’accompagner dans la préparation d’une distance qu’elle découvre.
Izzie possède déjà une expérience du marathon, alors même qu’elle se décrit comme quelqu’un qui était peu sportive durant son enfance. Le passage vers 250 kilomètres en plusieurs étapes représente toutefois un changement considérable d’échelle.
Le Marathon des Sables est aussi un projet solidaire
En résumé, cette aventure possède enfin une dimension caritative.
Izzie est bĂ©nĂ©vole depuis deux ans auprès de War Child Canada, une organisation qui intervient auprès d’enfants et de familles touchĂ©s par les conflits. Elle a donc dĂ©cidĂ© d’associer sa participation au Marathon des Sables Ă une collecte de fonds pour l’organisation.
Sa famille précise que les dons sont intégralement destinés à War Child Canada. Ses parents prennent en charge son inscription et son voyage comme cadeau de fin d’études, tandis qu’Izzie finance elle-même son équipement.
Au-delà des 250 kilomètres qui l’attendent, son aventure raconte ainsi une préparation assez singulière : passer l’automne puis l’hiver canadien à entraîner son corps pour affronter, quelques mois plus tard, la chaleur du Sahara.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondĂ© de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribuĂ© Ă faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dĂ©rives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidĂ©os YouTube.





