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🎧 Chaque année, c’est le même rituel au printemps et des milliers de traileurs se ruent sur la billetterie pour acheter leur précieux dossard pour la SaintéLyon.
Et chaque année, c’est le même constat : on s’inscrit pour une aventure mythique en novembre sans connaître le tracé exact que l’on va courir. Il faut patienter jusqu’à la fin du mois d’octobre ou le début du mois de novembre (à peine trois à quatre semaines avant le grand départ) pour que l’organisation dévoile enfin la trace GPX officielle, le kilométrage définitif et le profil altimétrique précis. Ce mystère interroge souvent les participants qui ont hâte de voir ce qui les attend, mais il repose sur des raisons bien précises.
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La SaintéLyon – LE monument nocturne de la fin de saison
Pour comprendre l’engouement pour cette course, il faut rappeler ce qu’est la SaintéLyon. Véritable monument du trail français créé en 1952, elle est la doyenne des courses à pied en France. Le principe est aussi simple que dantesque, il faut relier Saint-Étienne à Lyon en pleine nuit, au cœur de la fin de l’automne et souvent dans des conditions climatiques difficiles. Avec son parcours d’environ 80 kilomètres et plus de 2 000 mètres de dénivelé positif traversant les Monts du Lyonnais, elle mixe sentiers, chemins forestiers et portions de bitume. Courir la SaintéLyon, c’est affronter le froid, la boue, la nuit noire et le brouillard, portés par une ambiance lumineuse unique créée par le serpent de milliers de lampes frontales.
Pourquoi une publication si tardive du parcours GPX ?
Si la trace n’est pas encore dévoilée, ce n’est pas par goût du secret ou par retard d’organisation, mais parce que ce n’est pas possible autrement.
Deux raisons majeures expliquent cette publication tardive :
– Le casse-tête administratif : La SaintéLyon traverse des dizaines de communes ainsi que de très nombreuses propriétés privées. Les organisateurs doivent renouveler, adapter et sécuriser chaque année des dizaines d’autorisations de passage avec les municipalités, les préfectures et les propriétaires de terrains sur lesquels le parcours passe. Une simple négociation en cours ou un refus d’accès de dernière minute peut obliger l’organisation à modifier un tronçon complet.
– Limiter les reconnaissances sauvages : C’est sans doute la raison la plus valable. Le parcours emprunte des chemins situés sur des terrains privés, dont le passage n’est toléré par les propriétaires que pour la seule nuit de la course. Si la trace GPX était publiée plusieurs mois à l’avance, des centaines de coureurs s’empresseraient d’aller effectuer des reconnaissances le week-end. Ces passages répétés sur des propriétés privées risqueraient de détériorer les sentiers, d’agacer les riverains et, au final, de compromettre définitivement les autorisations accordées à la course pour les éditions suivantes.
Des variations légères, mais les points principaux restent inchangés
Que ceux qui sont inquiets se rassurent. L’absence de trace GPX à 6 mois de l’échéance n’empêche absolument pas de se préparer. Même si l’organisation modifie chaque année quelques kilomètres ou ajuste certains secteurs, les gros passages stratégiques du parcours de la SaintéLyon restent toujours les mêmes.
On sait pertinemment par où on va passer. La course conserve toujours ses grands points de repère historiques et ses ravitaillements mythiques : le départ de Saint-Étienne, la montée vers Saint-Christo-en-Jarez, le point culminant et le changement d’ambiance à Sainte-Catherine, la bascule vers Le Camp (Saint-Genou), le passage par Soucieu-en-Jarrest puis Chaponost, avant la grande descente finale vers l’arrivée à la Halle Tony Garnier à Lyon. Les grosses bosses du parcours et le type de terrain global restent les mêmes d’une édition à l’autre.
Un mois avant – Un timing largement suffisant
Au fond, avoir le tracé exact un petit mois avant le jour J est largement suffisant. À 3 ou 4 semaines de l’événement, le plan d’entraînement physique est déjà quasi terminé : le travail de volume kilométrique, le renforcement musculaire pour absorber le dénivelé négatif et les séances nocturnes à la frontale sont déjà calés.
La publication du fichier GPX fin octobre ne sert plus qu’aux réglages de fin de prépa : ajuster ses estimations de temps de passage, peaufiner la gestion de ses batteries de lampe frontale en fonction des tronçons techniques et revoir ses temps de pause aux ravitaillements. Ce délai apporte même un brin d’excitation supplémentaire à l’approche du départ, en laissant une toute petite part de surprise sur les quelques petites variations possibles par rapport au tracé de l’année précédente.
S’inscrire à la SaintéLyon sans en connaître le tracé au mètre près fait partie du charme et de l’histoire de cette course pas comme les autres.
Ce retard d’affichage n’est pas un obstacle, mais une mesure de préservation nécessaire pour garantir le respect des propriétaires locaux et la tenue de l’épreuve dans le temps. Alors, chargez vos frontales, préparez vos cuisses pour la boue et le froid, et faites confiance à la légende… La trace finira bien par arriver à temps !
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Auteur : Marta, est l’ultra sportive de l’équipe. Mère de 4 enfants, elle est déjà finisher de l’UTMB. Traileuse au sens puriste, elle évolue dans un univers montagneux.🏃 Depuis 2012, u-Trail vous informe gratuitement sur l’actualité du trail.
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