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🎧 Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, la Badwater 135 (rapport à sa distance : 135 miles = 217km !) vient de se terminer aux États-Unis.
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Cette redoutable épreuve, qui suppose un dénivelé tout à fait abordable d’un peu plus de 4000 mètres, offre toutefois des conditions qui devraient en faire frémir plus d’un, notamment à cause d’une chaleur pouvant parfois atteindre les cinquante degrés ! Dans de telles conditions, l’assistance se veut obligatoire et il convient de rivaliser d’astuces pour survivre à cet enfer, qui se déroule majoritairement sur un bitume particulièrement brûlant.
Géraud Mousnier : le seul Français qui participait à cette édition 2026 a su arriver au bout, en un peu plus de 37h.
Géraud Mousnier, marathonien expérimenté venu du Beaujolais, avait déjà connu les efforts sur de longues distances, comme en témoignent ses participations sur l’UTMB, la Diagonale des Fous ou encore sur les Maquisards ou l’Ultra 01. Cet athlète amateur qui approche la cinquantaine n’est pas un habitué des podiums mais il semble toutefois particulièrement doué pour gérer son effort sur ce type de défi. Malgré des classements souvent modestes, Géraud Mousnier persévère et parvient souvent au bout lorsqu’il décide de se lancer. Son palmarès ne se mesure pas aux podiums mais à sa capacité à aller chercher les lignes d’arrivée. Et si c’était ça, le trail en toute simplicité ?
Avant de prendre le départ, Géraud avait prévenu : la principale difficulté, ça sera la chaleur.
Sans surprise. Logique même, pour celui qui a déjà l’habitude de courir et marcher pendant plusieurs dizaines d’heures. Il a aussi pu bénéficier du soutien et de l’assistance de plusieurs personnes (sa famille ainsi qu’une Française déjà sur place), de quoi garder le moral durant tout ce parcours (tout en bénéficiant d’eau et de rafraichissements divers). Il a aussi pu s’entrainer en courant aux heures les plus chaudes de la journée, même si les divers épisodes de canicule en France peuvent paraitre bien « frais » par rapport à celles de la Vallée de la Mort. Mentionnons enfin sa collecte de dons pour l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque Enfants du Monde, qu’il soutient depuis déjà plusieurs années.
Finalement, on retiendra de cet homme de l’ombre une performance plus qu’honorable, réalisée dans des conditions très difficile ainsi qu’un beau projet à côté. C’est le type de profil qu’on aimerait voir plus souvent mis en avant dans les médias, qui de nos jours s’intéressent sans doute un peu trop aux classements… Ou au nombre de followers sur Instagram.
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