🎧 Après l’annulation du 100 km de l’Ultra Marin pour cause de canicule, les regards se tournent dĂ©sormais vers Chamonix, oĂą les prĂ©visions mĂ©tĂ©o font apparaĂ®tre un nouveau danger : les orages.
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Depuis mardi soir, les groupes Facebook consacrĂ©s au Marathon du Mont-Blanc ont changĂ© de ton. Pendant plusieurs jours, toute l’attention Ă©tait concentrĂ©e sur la chaleur. DĂ©sormais, c’est un autre mot qui revient dans toutes les discussions : orages.
L’annulation du Raid 100 km de l’Ultra Marin par la prĂ©fecture du Morbihan a laissĂ© des traces. Beaucoup de traileurs ont le sentiment que tout peut dĂ©sormais basculer très vite. Et lorsqu’ils regardent les prĂ©visions mĂ©tĂ©o annoncĂ©es pour Chamonix entre vendredi et dimanche, certains commencent Ă craindre un scĂ©nario similaire.
Ă€ ce stade, aucune annulation n’est envisagĂ©e par l’organisation du Marathon du Mont-Blanc. Mais les prĂ©visions expliquent pourquoi l’inquiĂ©tude monte.
Prévisions météo et conséquences sur le marathon et le 90 km du Mont-Blanc
Contrairement au Marathon du Mont-Blanc prévu dimanche matin, le 90 km s’élancera vendredi dès 4 h 45 mais exposera une grande partie du peloton aux heures les plus instables de la journée.Les modèles météo font apparaître un risque d’averses orageuses et de cellules électriques en montagne à partir de l’après-midi, précisément lorsque de nombreux coureurs seront encore en altitude.
En montagne, ce ne sont pas les quantités de pluie qui inquiètent le plus les organisateurs. Les 10 mm annoncés par certains modèles ne constituent pas, à eux seuls, un motif d’annulation. Le véritable sujet est ce qui accompagne souvent ces précipitations : la foudre, les crêtes exposées, les cols, les rafales de vent et la difficulté à évacuer rapidement plusieurs centaines de participants répartis sur des dizaines de kilomètres de sentiers.


À ce stade, aucun scénario d’annulation n’est envisagé et le Marathon du Mont-Blanc paraît nettement moins menacé.
Mais après l’annulation du 100 km de l’Ultra Marin, les traileurs gardent en mémoire le précédent de 2022, lorsque le 90 km avait déjà été supprimé à la dernière minute en raison d’un risque orageux.
Les prochaines mises Ă jour de MĂ©tĂ©o-France, les bulletins montagne de Haute-Savoie et les Ă©ventuelles communications du Club des Sports de Chamonix seront donc scrutĂ©s avec attention. Pour l’instant, on est davantage dans une situation de surveillance mĂ©tĂ©o renforcĂ©e que dans un vĂ©ritable scĂ©nario d’annulation imminente.
Marathon et 90 km du Mont-Blanc : pourquoi les traileurs commencent Ă s’inquiĂ©ter
Sur les réseaux sociaux, les questions se multiplient.
« Quelle est la situation avec les orages pour vendredi ? »
« Et samedi ? »
« En 2022, le 90 km avait Ă©tĂ© annulĂ© Ă la dernière minute Ă cause d’une vigilance orage. »
Les souvenirs de cette Ă©dition 2022 sont encore très prĂ©sents. Plusieurs coureurs rappellent avoir reçu un message tard dans la soirĂ©e annonçant l’annulation du 90 km alors que beaucoup Ă©taient dĂ©jĂ sur place.
Cette expĂ©rience explique pourquoi certains participants regardent aujourd’hui les bulletins mĂ©tĂ©o avec une attention particulière.
L’annulation de l’Ultra Marin a Ă©galement renforcĂ© cette inquiĂ©tude. Beaucoup se disent que si les autoritĂ©s n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă supprimer un 100 km pour des raisons de sĂ©curitĂ©, elles pourraient Ă©galement intervenir Ă Chamonix si le risque orageux devenait trop important.
Parce que la météo devient plus instable à partir de vendredi
Les différents modèles consultés convergent sur un point : la canicule devrait progressivement reculer en Haute-Savoie.
La bonne nouvelle, c’est que les tempĂ©ratures annoncĂ©es dans la vallĂ©e de Chamonix restent nettement plus faibles que celles observĂ©es dans l’ouest de la France.
La mauvaise nouvelle, c’est que cette baisse des tempĂ©ratures s’accompagne d’une dĂ©gradation orageuse.
Les prĂ©visions locales Ă©voquent un jeudi marquĂ© par le dĂ©veloppement d’averses orageuses dès la mi-journĂ©e, puis une dĂ©gradation plus nette en fin d’après-midi.
Vendredi, jour du 90 km, le scénario reste incertain mais plusieurs modèles font apparaître des averses parfois soutenues et des cellules orageuses susceptibles de se développer au cours de la journée.
Le risque semble particulièrement prĂ©sent Ă partir du milieu d’après-midi, soit prĂ©cisĂ©ment lorsque de nombreux concurrents du 90 km seront encore en altitude.
Le 90 km du Mont-Blanc est la course la plus exposée
Si une course devait aujourd’hui concentrer les inquiĂ©tudes, ce serait probablement le 90 km.
Le départ est prévu vendredi entre 4 h 45 et 5 h 05 du matin. Les premiers coureurs devraient bénéficier de conditions relativement favorables pendant les premières heures.
Mais la situation devient plus complexe pour les milliers de participants qui passeront l’après-midi sur les crĂŞtes et les secteurs les plus exposĂ©s du parcours.
Contrairement Ă la chaleur, qui peut souvent ĂŞtre gĂ©rĂ©e par l’hydratation, l’allure ou le matĂ©riel, l’orage pose un problème diffĂ©rent.
Lorsqu’un coureur se trouve sur une arĂŞte, un col ou un sommet, il devient très difficile de le mettre rapidement en sĂ©curitĂ©.
C’est prĂ©cisĂ©ment cette problĂ©matique qui prĂ©occupe habituellement les organisateurs de courses de montagne.
Le Marathon du Mont-Blanc semble moins menacé
Pour le Marathon du Mont-Blanc, prĂ©vu dimanche matin, la situation apparaĂ®t aujourd’hui moins prĂ©occupante. Les prĂ©visions montrent encore un risque d’instabilitĂ©, mais les tempĂ©ratures sont plus modĂ©rĂ©es et les orages semblent moins organisĂ©s que ceux envisagĂ©s pour vendredi.
Cela ne signifie pas qu’il n’existe aucun risque. En montagne, les prĂ©visions restent particulièrement sensibles aux Ă©volutions de dernière minute.
Mais Ă l’heure actuelle, c’est bien le 90 km qui attire l’essentiel de l’attention des observateurs mĂ©tĂ©o.
Parce que le prĂ©cĂ©dent de l’Ultra Marin change la perception des coureurs
Ce qui a changĂ© en quelques heures, ce n’est pas seulement la mĂ©tĂ©o. C’est aussi la manière dont les traileurs interprètent les risques.
Avant l’annulation du 100 km de l’Ultra Marin, beaucoup pensaient encore qu’une grande course trouvait toujours une solution.
Depuis mardi soir, cette certitude a disparu. Les coureurs ont vu qu’une prĂ©fecture pouvait imposer une dĂ©cision radicale quelques jours avant un dĂ©part lorsque les conditions Ă©taient jugĂ©es incompatibles avec la sĂ©curitĂ©.
Or la montagne possède ses propres dangers.
Ă€ Chamonix, le sujet n’est plus la canicule mais l’exposition des coureurs Ă la foudre, aux rafales de vent et aux cellules orageuses en altitude.
Et lorsque ces phénomènes concernent plusieurs milliers de personnes réparties sur des dizaines de kilomètres de sentiers, les autorités regardent la situation avec une attention particulière.
En résumé, faut-il vraiment craindre une annulation
Pour l’instant, la rĂ©ponse est non. Aucune alerte particulière n’a Ă©tĂ© Ă©mise par l’organisation du Marathon du Mont-Blanc et aucune dĂ©cision de modification de parcours n’a Ă©tĂ© annoncĂ©e.
Mais les prĂ©visions montrent clairement que la mĂ©tĂ©o sera l’un des sujets majeurs des prochaines quarante-huit heures.
Les organisateurs vont surveiller l’Ă©volution des modèles heure par heure. Les coureurs aussi.
Car après l’Ultra Marin, tout le monde a compris qu’une course peut passer très rapidement d’un simple dĂ©bat mĂ©tĂ©o Ă une vĂ©ritable question de sĂ©curitĂ© publique.
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