🎧 Voir Michel Poletti franchir la ligne d’arrivée du 80 km du Trail 100 Andorra by UTMB n’est pas une image anodine.
Le cofondateur de l’UTMB a terminé l’épreuve en 15 h 42 min, prenant au passage la 3e place de sa catégorie d’âge. Accueilli à l’arrivée par Catherine Poletti, avec qui il a construit l’aventure UTMB depuis plus de vingt ans, il a offert aux participants une scène particulièrement symbolique.
Car derrière le simple résultat sportif se cache une question plus large : que représente aujourd’hui Michel Poletti dans l’univers du trail ?
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Pourquoi la performance de Michel Poletti est-elle remarquable
Parce que Michel Poletti continue d’être avant tout un coureur
Depuis plusieurs années, l’image de Michel Poletti est souvent associée à l’expansion mondiale de l’UTMB, aux débats sur la professionnalisation du trail ou encore à la croissance des UTMB World Series.
Pourtant, avant d’être organisateur, dirigeant ou entrepreneur, Michel Poletti est un pratiquant. Son passage sur les sentiers andorrans rappelle une réalité parfois oubliée : il continue de courir.
À 71 ans, terminer un parcours de près de 80 km en montagne n’a rien d’anodin. Même lorsque l’objectif n’est plus la performance pure, ce type d’épreuve exige une préparation sérieuse, une capacité de gestion de l’effort et une connaissance approfondie de la montagne.
Cette arrivée en Andorre montre que le fondateur de l’UTMB reste connecté à ce qui constitue le cœur du trail : avancer sur les sentiers, parfois pendant des heures, simplement pour rejoindre une ligne d’arrivée.
Parce que son projet personnel va bien au-delà d’une simple course
Au printemps 2026, Michel Poletti a lancé son projet « UTMB Slow Path », une traversée de plusieurs milliers de kilomètres destinée à relier différentes courses du circuit en privilégiant les déplacements terrestres. L’objectif affiché est de réduire autant que possible l’usage de l’avion et de prendre davantage de temps pour voyager.
Dans ce cadre, l’épreuve andorrane n’était pas seulement un dossard supplémentaire. Elle constituait l’une des étapes d’un itinéraire beaucoup plus ambitieux mêlant marche, trail, train et découverte des territoires.
Cette démarche tranche avec le rythme habituel des déplacements internationaux qui caractérisent souvent le sport moderne. Elle traduit également une réflexion personnelle sur la place du voyage dans la pratique du trail.
Parce que l’UTMB cherche à répondre aux critiques sur son impact environnemental
Le hasard du calendrier donne une résonance particulière à cette arrivée.
Depuis plusieurs années, l’UTMB fait face à des interrogations récurrentes concernant l’impact environnemental du développement international du trail. L’augmentation des déplacements aériens et la multiplication des événements mondiaux alimentent régulièrement les débats.
Michel Poletti lui-même reconnaît que ces questions existent et qu’elles méritent d’être abordées. Dans plusieurs prises de parole récentes, il a expliqué rechercher un équilibre entre ouverture internationale et responsabilité environnementale.
Son périple de 2026 apparaît ainsi comme une démarche personnelle mais également comme une illustration concrète de cette réflexion.
Même si lui-même refuse d’en faire un manifeste, le symbole est fort : le fondateur du plus grand circuit mondial de trail choisit de traverser une partie de l’Europe à pied, en train et en bus avant de prendre le départ d’une course.
Parce que cette arrivée rappelle que le trail n’est pas seulement une affaire d’élite
Le Trail 100 Andorra by UTMB a naturellement été marqué par les performances des meilleurs coureurs du plateau international.
Pourtant, l’une des images les plus commentées de cette première journée n’est pas forcément venue de la tête de course.
Elle est venue d’un homme de 71 ans franchissant la ligne après plus de quinze heures d’effort, accueilli par sa compagne de toujours.
Cette scène rappelle une dimension essentielle du trail : la valeur d’une course ne se mesure pas uniquement à la vitesse ou au classement général.
Le trail reste aussi une histoire de parcours personnels, de défis individuels et de plaisir à évoluer en montagne.
C’est probablement pour cette raison que cette arrivée a marqué les esprits bien au-delà du simple résultat sportif.
En rĂ©sumĂ©, c’est une image qui rĂ©sume plus de vingt ans d’histoire du trail
Pour beaucoup de coureurs, Michel et Catherine Poletti incarnent une partie de l’histoire moderne du trail.
Les voir réunis à l’arrivée d’une course by UTMB en Andorre renvoie à plus de deux décennies de développement de la discipline, depuis les débuts de l’UTMB jusqu’au circuit mondial actuel.
Au-delà des débats que peut susciter l’évolution du trail, cette image raconte finalement quelque chose de très simple : un couple qui continue de partager la même passion pour la montagne et la course à pied.
Et à 71 ans, terminer un 80 km dans les Pyrénées constitue sans doute la meilleure façon de rappeler que, malgré toutes les évolutions du sport, l’essentiel reste toujours le même : mettre un pied devant l’autre jusqu’à la ligne d’arrivée.
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