Entre stars françaises, spécialistes européens et révélation kenyane, la grande course volcanique retrouve enfin un vrai parfum de très haut niveau
Chaque année, c’est la même scène. À peine le mois de mai commence que les regards du trail européen basculent vers une petite île volcanique perdue dans l’Atlantique.
La Transvulcania n’est pas un ultra comme les autres. Son départ de nuit au phare de Fuencaliente, ses longues crêtes noires battues par le vent, ses sections techniques au-dessus des nuages et ses descentes interminables vers Tazacorte en ont fait l’une des courses les plus reconnaissables du monde.
Et même si le plateau 2026 ne rassemble pas absolument tous les monstres sacrés du trail mondial, cette édition marque quand même le retour des grandes confrontations internationales après plusieurs mois relativement calmes sur les formats ultra européens.
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Les favoris de la Transvulcania dans le camp français : cette année, les Français arrivent surtout avec de vraies ambitions.
Difficile de passer à côté du phénomène Théo Détienne à l’approche de cette Transvulcania.
Le Français arrive probablement avec la plus forte attente médiatique de sa jeune carrière. Depuis son énorme UTMB 2025, où il avait animé la course pendant près de cent kilomètres avant d’abandonner après deux chutes, son statut a totalement changé dans le paysage du trail français.
La Transvulcania représente désormais beaucoup plus qu’une simple course de reprise.
Sur les 73 kilomètres et plus de 4 300 mètres de dénivelé positif du parcours, il devra gérer un effort extrêmement agressif dès les premières heures. La Palma ne laisse quasiment aucun temps mort. Ici, les coureurs explosent souvent bien avant les grandes descentes finales.
Mais le profil de Théo Détienne correspond justement assez bien à ce type de format. Très rapide, capable de maintenir une intensité élevée pendant plusieurs heures et visiblement beaucoup plus structuré dans sa préparation cette saison, il possède de vrais arguments pour jouer la victoire.
Derrière lui, plusieurs hommes peuvent cependant faire basculer la course.
Andreas Reiterer apparaît comme l’un des profils les plus solides du plateau. L’Italien connaît parfaitement ce type d’effort long et montagneux et reste capable de gérer des courses très régulières sans gros passage à vide.
Ben Dhiman intrigue également énormément. L’Américain possède un moteur impressionnant et sa deuxième place sur l’UTMB 2025 lui a fait changer de dimension.
Petter Engdahl reste évidemment un nom incontournable sur ce type de terrain volcanique rapide et technique. Le Suédois connaît parfaitement la course puisqu’il s’était imposé ici en 2022.
Derrière ces grandes têtes d’affiche, plusieurs profils expérimentés pourraient profiter d’une course qui explose tôt. David Sinclair, Rui Ueda, Nadir Maguet, Robbie Simpson ou encore Luis Alberto Hernando possèdent tous assez d’expérience pour profiter du moindre moment de faiblesse.
Et justement, c’est souvent ce qui rend la Transvulcania imprévisible.
Chez les femmes, la situation paraît un peu différente avec Blandine L’Hirondel
Blandine L’Hirondel débarque à La Palma avec probablement le palmarès le plus impressionnant de toute cette édition 2026. Double championne du monde, gagnante de la Diagonale des Fous, troisième de l’UTMB, la Française appartient désormais clairement au cercle des références mondiales du trail long.
Et surtout, elle semble arriver dans une excellente dynamique.
Depuis plusieurs jours, elle est déjà présente sur l’île afin de reconnaître certaines portions du parcours et de s’adapter progressivement aux conditions locales. Car la Transvulcania ne se résume pas uniquement au dénivelé. La chaleur, les terrains volcaniques cassants et les longues descentes très musculaires rendent la gestion d’effort particulièrement complexe.
Sur le papier, Blandine L’Hirondel apparaît probablement comme la favorite logique.
Mais là aussi, plusieurs profils peuvent venir perturber la hiérarchie.
Ekaterina Mityaeva reste l’une des femmes les plus régulières sur cette course. Très solide sur les formats longs et techniques, elle possède suffisamment d’expérience pour profiter d’une course d’usure.
Lucy Bartholomew représente également un profil très intéressant. L’Australienne fait partie des athlètes les plus médiatisées du trail mondial et reste capable de très grosses performances lorsque les conditions deviennent difficiles.
Et puis il y a forcément un retour qui attire énormément de curiosité : celui d’Emelie Forsberg.
Onze ans après sa dernière victoire sur les volcans de La Palma, la Suédoise revient dans un contexte totalement différent. Désormais mère de famille, éloignée pendant plusieurs années du très haut niveau, elle ne semble pas arriver avec une obsession de résultat immédiat. Mais son expérience et sa connaissance de la montagne rendent son retour particulièrement surveillé.
L’une des grandes nouveautés de cette édition 2026 concerne l’arrivée massive de coureurs kenyans sur les formats explosifs de la Transvulcania.
Le kilomètre vertical disputé jeudi a déjà donné un énorme aperçu du niveau affiché par cette nouvelle vague africaine. Richard Atuya et Joyce Njeru ont littéralement pulvérisé les records de la course avec une impression de facilité assez impressionnante.
Et ce phénomène dépasse largement le simple cadre du kilomètre vertical.
Sur la Media Maratón, plusieurs spécialistes kenyans pourraient complètement changer le rythme habituel de la course.
Philemon Kiriago, Richard Omaya Atuya ou encore Joyce Muthoni Njeru apportent une densité et une explosivité rarement vues à La Palma ces dernières années.
Pendant longtemps, certaines courses européennes fonctionnaient presque en vase clos, avec essentiellement des affrontements entre Français, Espagnols, Italiens ou Scandinaves. Aujourd’hui, les circuits montagne attirent progressivement des profils venus de l’athlétisme et de la course en montagne mondiale.
Et cela change forcément les équilibres.
Cette édition 2026 marque aussi un tournant dans la manière dont la course cherche à se positionner.
L’organisation a clairement renforcé son dispositif médiatique avec retransmission massive, drones, dizaines de caméras et suivi live pendant plusieurs heures. L’objectif paraît évident : replacer la Transvulcania parmi les grandes vitrines mondiales du trail.
Et malgré certaines absences importantes dans les start-lists, la course conserve quelque chose que beaucoup d’épreuves ont parfois perdu avec le temps : une identité extrêmement forte.
À La Palma, le décor ne ressemble à aucune autre course.
Et c’est souvent ce qui transforme la Transvulcania en piège monumental pour les favoris. Parce qu’ici, les jambes comptent évidemment. Mais la capacité à gérer la chaleur, la fatigue nerveuse, les longues descentes volcaniques et l’usure musculaire finit presque toujours par faire la différence.
Sur le papier, plusieurs noms se détachent clairement.
Mais sur les volcans de La Palma, les favoris restent rarement tranquilles très longtemps.
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- Demain 7 h : Théo Detienne et Blandine L’Hirondel favoris de la Transvulcania
- La traileuse française Blandine l’Hirondel est favorite de la Transvulcania 2026 ce week-end






