Le Marathon de Paris entre dans une zone d’incertitude… mais aussi d’opportunité.
Deux visions du Marathon de Paris s’opposent.
D’un côté, le modèle historique porté par ASO, basé sur une organisation massive, efficace, centrée sur la logistique et le volume de coureurs. De l’autre, celui porté par le groupement Cadence, qui mise davantage sur l’image, le storytelling et l’activation de marque. Autrement dit, on passe d’une course pensée comme une mécanique bien huilée… à un événement conçu comme une expérience à vivre, à raconter et à valoriser.
Après des années sous la houlette d’Amaury Sport Organisation, la course emblématique de Paris pourrait changer de visage. En coulisses, un nom circule avec insistance : Cadence.
Chaussures de running Adidas EN PROMOTION sur Alltricks
lien affilié sans partenariat avec Adidas
-25% pendant les Spring Days
Chaussures Running adidas Adizero Prime X3 Strung Jaune
Encore peu identifié du grand public, ce groupe incarne une rupture possible. Pas seulement un changement d’opérateur, mais peut-être une nouvelle manière de penser la course à pied en ville.
Le Marathon de Paris pourrait vivre l’un des tournants les plus importants de son histoire
Après près de trente ans sous la direction d’Amaury Sport Organisation, la Ville de Paris envisage de confier l’organisation du marathon et du semi-marathon à un nouveau groupement à partir de deux mille vingt-sept.
Son nom circule déjà : Cadence.
Composé de Havas Sports & Entertainment, Keneo et OSE, ce consortium français serait aujourd’hui en position favorable, même si la décision doit encore être validée par le Conseil de Paris.
Derrière cette transition, c’est une question beaucoup plus large qui se pose : à quoi doit ressembler un marathon en deux mille vingt-sept ?
Axe 1 : un appel d’offres très structuré, loin d’un simple remplacement
Le processus n’a rien d’anodin. La Ville de Paris a lancé dès deux mille vingt-cinq un appel d’offres pour la concession couvrant la période deux mille vingt-sept à deux mille trente.
Le cahier des charges est précis. La qualité du projet sportif et opérationnel pèse presque la moitié de la note, devant l’offre financière et les engagements environnementaux. Autrement dit, il ne s’agissait pas seulement de choisir un opérateur capable d’organiser une course, mais bien de sélectionner une vision.
Trois profils se sont affrontés : ASO, un consortium international, et Cadence. Si la tendance se confirme, c’est ce dernier modèle qui pourrait l’emporter.
Axe 2 : ce qui était reproché à ASO
Officiellement, ASO reste un acteur majeur et reconnu. Mais ces dernières années, plusieurs critiques ont émergé.
La première concerne l’écologie. La suppression des gobelets et des bouteilles a été présentée comme une avancée, mais certains y voient une mesure surtout symbolique, alors que l’essentiel de l’impact carbone vient des déplacements des coureurs.
La deuxième critique touche aux coûts. Avec des dossards dépassant les cent euros, le Marathon de Paris figure parmi les plus chers au monde, alimentant un sentiment de décalage entre le prix et l’expérience.
Enfin, le modèle global est questionné. Organisation massive, forte présence des sponsors, logique de volume… Pour certains coureurs, la course est devenue une machine efficace mais trop industrialisée, parfois éloignée de son image populaire.
Axe 3 : Cadence, un consortium français aux profils complémentaires
Cadence n’est pas une entreprise unique mais un groupement construit pour répondre à cet appel d’offres.
Havas Sports & Entertainment apporte sa puissance en communication et en marketing sportif. Keneo intervient sur la conception et la gestion d’événements. OSE, enfin, apporte une expertise terrain issue du monde du trail et des courses outdoor.
Ce trio dessine un positionnement différent : moins centré sur la seule logistique, davantage orienté vers l’expérience globale et l’image.
Axe 4 : un projet basé sur l’expérience, l’image et l’ancrage local
Ce que propose Cadence, c’est une autre manière de concevoir le Marathon de Paris.
Le projet met en avant un événement plus intégré à la ville, avec un ancrage territorial renforcé. L’objectif est de reconnecter la course avec les habitants et les quartiers.
L’expérience coureur devient centrale. Parcours mis en scène, animations, outils digitaux… L’idée est de rendre la course plus immersive, autant pour les participants que pour le public.
Sur le plan marketing, la stratégie est assumée : renforcer la communication, développer le storytelling et attirer de nouveaux partenaires.
Enfin, l’environnement est présenté comme un axe structurant, même si les mesures concrètes restent encore à démontrer.
Axe 5 : les évolutions attendues pour les coureurs
Si Cadence prend la main, les changements pourraient être visibles rapidement.
L’expérience globale pourrait devenir plus riche, avec davantage d’animations, une meilleure intégration du digital et une mise en scène plus travaillée du parcours.
La relation avec la ville pourrait également évoluer, avec des initiatives destinées à impliquer davantage le public.
Mais certaines interrogations demeurent. Le niveau des prix, la place des sponsors et l’équilibre entre spectacle et performance sportive seront scrutés de près.
Le Marathon de Paris pourrait évoluer vers un modèle plus immersif et plus scénarisé, où l’expérience compte autant que la performance.
Mais cette transformation pose une question clé : la course restera-t-elle accessible et populaire, ou deviendra-t-elle un produit encore plus événementiel ?
Sources
Cet article s’appuie sur des informations issues de médias généralistes et spécialisés, notamment RMC Sport et Le Parisien, ainsi que sur les données publiques liées au Marathon de Paris et aux acteurs impliqués dans l’appel d’offres.
Lire aussi
- Coup de bambou : ASO perd le marathon de Paris
- ASO pourrait ne plus organiser le Marathon de Paris
- Pourquoi il est impossible d’acheter son dossard pour le marathon de Paris 2027






