Continuer à courir après 70 ans n’est pas une folie. C’est souvent une question d’adaptation, de régularité et d’intelligence d’entraînement.
On associe trop souvent la course à pied à la performance, aux records personnels, aux dossards et aux classements. Pourtant, entre 70 et 90 ans, courir n’a plus grand-chose à voir avec le chrono.
À cet âge, la course devient un outil de longévité. Elle entretient la masse musculaire, limite la perte de densité osseuse et participe au maintien des fonctions cognitives. Chez les traileurs, elle garde aussi ce rapport essentiel à la nature, au sentier, au dénivelé avalé à son rythme. Mais pour durer, il faut accepter de changer de logique.
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La priorité absolue : la santé avant le volume
Avant toute reprise ou poursuite d’un entraînement, un suivi médical régulier est indispensable. Le cœur, les articulations, l’équilibre général doivent être évalués avec sérieux. Courir longtemps suppose d’anticiper les fragilités plutôt que de les subir.
Avec l’âge, les tendons deviennent plus rigides, la récupération ralentit et les microtraumatismes cicatrisent moins vite. Cela ne signifie pas qu’il faut arrêter. Cela signifie qu’il faut ajuster. Les bilans de santé, les contrôles cardiovasculaires et une discussion honnête avec son médecin permettent de sécuriser la pratique.
Adapter l’entraînement sans renoncer au plaisir
Entre 70 et 90 ans, l’objectif n’est plus d’augmenter la charge mais de maintenir une dynamique. Des sorties courtes, régulières et à faible intensité sont souvent plus bénéfiques que des séances longues et exigeantes. La régularité prime sur la performance.
Le travail en endurance fondamentale reste central. Courir lentement, respirer facilement, rester capable de parler en courant : ces repères simples deviennent essentiels. Sur les sentiers, cela peut se traduire par une alternance marche-course en montée, une vigilance accrue dans les descentes et une réduction du dénivelé total.
La préparation physique générale prend aussi une place stratégique. Le renforcement musculaire doux, l’équilibre, la mobilité articulaire et la coordination sont des alliés majeurs pour prévenir les chutes et protéger les articulations. À cet âge, quelques minutes de gainage ou d’exercices de stabilité peuvent avoir plus d’impact qu’un kilomètre supplémentaire.
Récupérer plus pour courir plus longtemps
La récupération devient le pilier invisible de la progression. Le sommeil, l’hydratation et une alimentation adaptée conditionnent la capacité à enchaîner les séances. Ignorer la fatigue est une erreur fréquente. L’écouter est une preuve de maturité sportive.
Les signaux d’alerte doivent être pris au sérieux. Douleur persistante, essoufflement inhabituel, perte d’énergie marquée : ces indicateurs imposent du repos. À cet âge, le repos n’est pas une faiblesse. C’est une stratégie.
Les étirements doux, les automassages et les activités complémentaires comme la marche active ou le vélo souple peuvent aider à maintenir la mobilité sans surcharger les structures fragiles.
Courir pour le lien social
La course à pied entre 70 et 90 ans n’est pas seulement un acte individuel. Elle est souvent un levier social puissant. Rejoindre un groupe de coureurs seniors, participer à des sorties encadrées ou simplement partager un café après l’entraînement nourrit la motivation.
Dans le trail en particulier, l’esprit de communauté joue un rôle déterminant. Même sans dossard, continuer à fouler les chemins entretient un sentiment d’appartenance. Et cette dimension psychologique est aussi importante que le bénéfice physique.
En résumé à 70 ans la performance change de définition
À 20 ans, la performance se mesure en minutes gagnées. À 80 ans, elle se mesure en années préservées. Continuer à courir, même lentement, même sur de courtes distances, devient un acte de résistance face au déclin naturel.
L’important n’est pas d’aller vite. L’important est de continuer. Continuer à sortir, à respirer l’air frais, à sentir le terrain sous ses chaussures. Continuer à entretenir ce mouvement simple et fondamental : mettre un pied devant l’autre.
Courir entre 70 et 90 ans n’est pas réservé à une élite. C’est accessible à condition d’adapter l’intensité, de respecter son corps et de placer la santé au centre du projet. La course ne s’arrête pas avec l’âge. Elle change de sens.
Et parfois, c’est encore plus beau ainsi.
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