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🎧 Hugo Clément participe ce jeudi 27 août 2026 à l’OCC, la finale 50K des UTMB World Series disputée sur 60 kilomètres et 3 500 mètres de dénivelé positif entre Orsières et Chamonix.
Une participation sportive sur laquelle u-Trail reviendra dans la soirée, mais qui conduit aussi à s’interroger sur le regard que le journaliste spécialisé dans les questions environnementales porte sur l’UTMB, au moment où l’événement fait l’objet de critiques particulièrement fortes autour de son développement et de son empreinte écologique.
Il y a évidemment le coureur. Hugo Clément s’investit désormais sérieusement dans la course à pied et le trail, avec des performances qui justifient pleinement que l’on s’intéresse à son résultat sur l’OCC. Il avait notamment terminé au printemps le 50 km du Trail Alsace Grand Est by UTMB en 4 h 31 et avait alors publiquement remercié ses « partenaires HOKA et Overstims ». Son évolution sportive mérite donc d’être suivie comme celle de n’importe quelle personnalité qui décide de se confronter à une épreuve de ce niveau.
Mais il y a également le journaliste. Et c’est sur ce terrain que sa présence au HOKA UTMB Mont-Blanc devient particulièrement intéressante, car Hugo Clément a construit une grande partie de son activité médiatique autour de l’environnement, de la biodiversité et des conséquences des activités humaines sur les écosystèmes.
Or, cette semaine, ces questions se trouvent justement au centre d’une partie des critiques adressées à l’UTMB.
L’impact environnemental de l’UTMB est devenu l’un des sujets de cette édition 2026
La semaine de l’UTMB ne se résume plus depuis longtemps aux résultats sportifs. L’événement a pris une telle dimension internationale que son développement est désormais observé à travers des questions beaucoup plus larges, qui concernent aussi bien la fréquentation de Chamonix que les déplacements des participants, la circulation dans la vallée, les nuisances ressenties localement et l’impact environnemental associé à un rassemblement mondial organisé dans un territoire alpin.
Ces critiques ne sont d’ailleurs pas marginales cette année. Le Parisien a consacré le 24 août un article aux tensions qui entourent l’événement à Chamonix, en donnant notamment la parole à des habitants, des élus et des défenseurs de l’environnement. Le média spécialisé Vert a également consacré un sujet aux « paradoxes » écologiques de l’UTMB, tout en rappelant les mesures engagées par l’organisation pour réduire son empreinte.
L’UTMB apporte en effet ses propres réponses à ces critiques et communique depuis plusieurs années sur sa politique de mobilité, sur ses objectifs de réduction des émissions et sur différents dispositifs destinés à favoriser des modes de déplacement moins carbonés. Le débat mérite donc d’être traité dans toute sa complexité : il existe des critiques documentées autour de l’événement, tout comme il existe des actions mises en place par l’organisation pour tenter d’y répondre.
C’est exactement le type de confrontation entre pratiques, conséquences environnementales et réponses apportées par les acteurs concernés qu’Hugo Clément traite régulièrement dans son travail journalistique.
Hugo Clément possède un profil qui rend son regard particulièrement intéressant
Personne ne demande évidemment aux milliers de coureurs présents cette semaine de publier une analyse environnementale avant de prendre un dossard. Participer à une course de l’UTMB ne crée aucune obligation particulière de prendre publiquement position sur son organisation, son modèle économique ou son empreinte écologique.
Le cas d’Hugo Clément est simplement différent en raison de son activité professionnelle.
Les questions environnementales occupent une place centrale dans son travail et dans les sujets qu’il choisit de porter médiatiquement. Sa présence sur l’OCC offre donc une occasion assez rare : celle de voir un journaliste habitué à analyser les conséquences environnementales de différentes activités humaines découvrir de l’intérieur l’un des plus grands événements mondiaux de trail.
Son expérience de coureur peut d’ailleurs enrichir cette analyse plutôt que la compliquer. Vivre l’UTMB de l’intérieur permet de mesurer l’engouement considérable qu’il génère, l’investissement des bénévoles, l’émotion sportive et ce que représente une course comme l’OCC pour les pratiquants. Cela permet également d’observer concrètement l’organisation, les transports, les flux de personnes et les dispositifs mis en œuvre pendant la semaine.
Autrement dit, Hugo Clément se trouve dans une position intéressante pour dépasser les caricatures et regarder simultanément ce que représente l’UTMB pour les traileurs et ce que son développement implique pour le territoire qui l’accueille.
Son partenariat avec Hoka constitue un élément de contexte
Un autre élément doit être mentionné, à condition de le faire pour ce qu’il est et sans lui faire dire davantage.
Hugo Clément a lui-même présenté Hoka comme l’un de ses partenaires sportifs, notamment après son Trail Alsace Grand Est by UTMB. La marque est parallèlement partenaire titre du HOKA UTMB Mont-Blanc, appellation officielle utilisée par l’organisation.
Ces deux faits sont publics. Ils ne permettent en revanche de tirer aucune conclusion sur l’opinion personnelle d’Hugo Clément concernant l’UTMB, ni sur la manière dont il choisit ses sujets ou exerce son activité journalistique.
Ce lien rend simplement une éventuelle prise de parole particulièrement intéressante, puisque le journaliste connaît désormais cet univers à la fois comme pratiquant et comme partenaire d’une marque étroitement associée à l’événement.
Il serait ainsi pertinent de savoir comment il analyse les efforts environnementaux annoncés par l’UTMB, les critiques exprimées cette semaine et, plus généralement, cette contradiction à laquelle le trail moderne est confronté : une discipline profondément attachée à la montagne et à la nature, mais dont les plus grands événements attirent aujourd’hui des participants venus du monde entier.
u-Trail posait déjà la question avant son arrivée à Chamonix
Cette interrogation ne naît pas aujourd’hui avec sa participation à l’OCC.
Le 31 juillet, lorsque Hugo Clément avait annoncé qu’il prendrait le départ de la course, u-Trail avait déjà consacré un article à ce sujet. Nous écrivions alors que sa participation pouvait constituer une occasion intéressante de confronter son regard de journaliste environnemental à la réalité du plus grand rendez-vous mondial du trail.
Depuis, le contexte autour de l’UTMB s’est encore densifié. Les débats concernant la saturation de Chamonix ont pris une place importante dans l’actualité de cette semaine, tandis que l’organisation a elle-même été amenée à répondre publiquement aux critiques et à mettre en avant les mesures qu’elle déploie.
Hugo Clément se retrouve donc aujourd’hui exactement au cœur du sujet.
À notre connaissance, et au regard des prises de parole publiques que nous avons pu consulter au moment de la publication de cet éditorial, nous n’avons pas identifié de position de sa part consacrée spécifiquement aux critiques environnementales visant l’UTMB pendant cette édition 2026.
Cette formulation est importante, car elle ne permet évidemment pas d’affirmer qu’il refuse de parler du sujet, qu’il cherche à l’éviter ou qu’il ne le fera pas dans les prochains jours. Il peut parfaitement choisir de s’exprimer après sa course, prendre le temps de recueillir des informations ou consacrer ultérieurement un contenu plus approfondi à ce qu’il aura observé.
Et c’est justement cette analyse que nous aimerions entendre.
Ce que l’on attend d’Hugo Clément sur l’impact environnemental de l’UTMB
Il existe également une nuance essentielle : attendre qu’Hugo Clément s’exprime sur l’impact environnemental de l’UTMB ne signifie absolument pas attendre de lui qu’il condamne l’événement.
Son analyse pourrait parfaitement aller dans l’autre sens. Après avoir observé les dispositifs mis en place cette semaine, il pourrait considérer que certaines critiques adressées à l’organisation sont excessives, que les mesures engagées constituent une réponse sérieuse ou que la responsabilité environnementale doit être répartie entre de nombreux acteurs du tourisme alpin plutôt que concentrée sur une seule semaine de trail.
Il pourrait aussi considérer que des efforts supplémentaires restent nécessaires.
C’est précisément parce que la conclusion n’est pas écrite à l’avance que son regard serait intéressant.
Le rôle d’un journaliste environnemental n’est pas de parvenir systématiquement à la conclusion la plus sévère, mais d’examiner des faits, de confronter les arguments et d’expliquer au public où se situent réellement les enjeux.
Des traileurs se questionnent aussi
En résumé, après son résultat sportif sur l’OCC, nous attendrons donc aussi le regard du journaliste
u-Trail reviendra dans la soirée sur la performance sportive d’Hugo Clément sur l’OCC, parce que son chrono, son classement et sa progression dans le trail constituent un sujet à part entière.
Mais une fois cette dimension sportive analysée, une autre question restera particulièrement intéressante.
Il n’existe aucune obligation pour lui de répondre à ces questions et sa participation à l’OCC ne permet en elle-même de lui reprocher aucune incohérence.
Mais lorsqu’un journaliste dont l’environnement constitue l’un des principaux terrains de travail se retrouve au cœur d’un événement actuellement questionné sur ce sujet, il paraît parfaitement légitime d’attendre son analyse. Alors, après le coureur Hugo Clément sur l’OCC, nous serons également très attentifs à ce que le journaliste aura à nous dire sur l’impact environnemental de l’UTMB.
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Le média Reporterre dénonce les partenariats d’Hugo Clément avec Hoka et Overstim.s
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