u-Trail
  • BLOG DE TRAIL
  • DÉBUTER
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • Incendies
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • BLOG DE TRAIL
  • DÉBUTER
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • Incendies
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
No Result
View All Result
u-Trail
Accueil Blog de trail Infos entrainement Santé

Régime keto, jeûne intermittent, chirurgie : arrêtons de martyriser notre corps pour perdre quelques kilos

31 juillet 2026
dans Santé
Régime keto, jeûne intermittent, chirurgie : arrêtons de martyriser notre corps pour perdre quelques kilos

crédit photo : image de l'autrice de l'article, photo perso

Vous aimez notre contenu ?
Google Ajoutez u-Trail à vos
sources préférées Google



En 14 ans de uTrail… j’en ai vu passer des régimes miracles…

Pourtant, derrière le régime cétogène, le jeûne intermittent, le paléo, la chrononutrition et toutes les approches présentées comme révolutionnaires, on retrouve souvent la même mécanique : se priver, perdre quelques kilos, puis recommencer à penser constamment à la nourriture.

🎥 Dans cette vidéo, je vous explique pourquoi les régimes miracles, le jeûne intermittent et les nouvelles obsessions alimentaires peuvent finir par nous éloigner de l’essentiel : manger normalement, bouger régulièrement et accepter son corps.


 

Sommaire

Toggle
  • Pourtant, derrière le régime cétogène, le jeûne intermittent, le paléo, la chrononutrition et toutes les approches présentées comme révolutionnaires, on retrouve souvent la même mécanique : se priver, perdre quelques kilos, puis recommencer à penser constamment à la nourriture.
  • 🎥 Dans cette vidéo, je vous explique pourquoi les régimes miracles, le jeûne intermittent et les nouvelles obsessions alimentaires peuvent finir par nous éloigner de l’essentiel : manger normalement, bouger régulièrement et accepter son corps.
  • Contexte de cette réflexion sur les régimes
    • Le problème ce n’est pas le poids, mais la place que ce chiffre occupe dans notre vie
    • Le déséquilibre du régime cétogène
    • Le problème du jeûne intermittent 
    • Le fameux « cheat meal », se priver toute la semaine pour s’autoriser un jour « open bar » n’est pas un équilibre
    • Les faux aliments, le Coca Zéro et le fromage blanc à 0 % ne constituent pas un projet alimentaire
  • En trail, manger moins peut finir par rendre moins performant
    • Le témoignage de Beñat Marmissolle doit nous faire réfléchir
    • Non, les glucides ne sont pas l’ennemi absolu du coureur
    • À l’inverse, le gut training et l’excès de glucides en course posent aussi question
  • Les influenceurs trail, sport et lifestyle obnubilés par la bouffe
    • Les recettes des influenceurs (energy bowls, muffins, glaces maison et diet etc)
    • La chirurgie bariatrique qui s’invite dans le sport
    • Les médicaments contre l’obésité ne sont pas davantage des produits minceur ordinaires
    • MES CONSEILS !
    • S’écouter
    • Le sport doit accompagner la vie, pas réparer chaque repas : le sport plaisir, pas le sport punition
  • Lire aussi

Contexte de cette réflexion sur les régimes

Une femme un peu plus jeune que moi m’a demandé ce que je pensais du régime cétogène. Sur le moment, je n’ai pas voulu jouer les rabat-joie ni transformer une conversation légère en conférence sur la nutrition. Nul doute qu’elle voulait que je l’encourage dans sa démarche et en réalité, il n’y a rien de mal à se reprendre en main. Cependant…

Depuis la création de uTrail donc, j’ai vu passer à peu près toutes les méthodes censées nous permettre de perdre du poids, de mieux courir et d’être plus performant, de vivre plus longtemps ou de devenir une version prétendument améliorée de nous-mêmes.

Le régime Dukan. La chrononutrition. WeightWatchers. Le régime paléo. Le régime cétogène. Le jeûne intermittent. Les journées « cheat meal ». Les poudres protéinées. Les aliments interdits. Les fenêtres pendant lesquelles il faudrait manger et celles pendant lesquelles il faudrait avoir faim en silence.

Les noms changent, mais la promesse reste la même : cette fois, ce serait enfin la méthode qui fonctionne.

Après toutes ces années, je crois surtout que nous devons apprendre à sortir la nourriture de notre tête.

Le problème ce n’est pas le poids, mais la place que ce chiffre occupe dans notre vie

Beaucoup de femmes et d’hommes ne courent pas uniquement pour leur plaisir, leur santé ou leurs objectifs sportifs. Ils courent aussi pour contrôler leur poids et c’est légitime (bon perso c’est surtout pour dormir car je suis insomniaque et si je ne m’épuise pas au sport je ne ferme pas l’oeil).

Pas nécessairement pour atteindre un véritable poids de forme défini avec un professionnel, mais pour rester au poids qu’ils estiment acceptable au regard des images qu’ils voient, des remarques qu’ils entendent et des normes qu’ils ont fini par intégrer.

Il ne s’agit pas de nier les conséquences médicales que peuvent avoir le surpoids et l’obésité.

Il ne s’agit pas davantage de prétendre que l’alimentation n’a aucune importance.

Il s’agit de comprendre à quel moment la recherche d’un équilibre bascule dans une surveillance permanente du corps.

Lorsque chaque repas devient un calcul, chaque dessert une faute et chaque kilo une défaite personnelle, nous ne prenons plus soin de notre santé. Nous organisons notre vie entière autour de notre peur de grossir.

Et le monde du running n’échappe absolument pas à cette obsession.

Le déséquilibre du régime cétogène

Le régime cétogène est souvent présenté de manière très approximative.

Il ne s’agit pas, en principe, d’un régime essentiellement hyperprotéiné. Son fonctionnement repose surtout sur une consommation très faible de glucides, compensée par une proportion élevée de lipides et par des apports modérés en protéines.

Privé d’une grande partie de ses glucides habituels, l’organisme utilise davantage les graisses et produit des corps cétoniques comme source d’énergie.

Ce régime possède de véritables indications médicales, notamment dans certaines épilepsies résistantes aux traitements. Cela ne signifie pas qu’il constitue automatiquement une bonne méthode amaigrissante pour tout le monde.

Comme de nombreux régimes très restrictifs, il peut entraîner une perte de poids à court terme. Mais cette première baisse sur la balance ne répond pas à la question essentielle : cette alimentation pourra-t-elle être conservée durablement, sans carence, sans frustration et sans dégrader la relation à la nourriture ?

Les régimes amaigrissants restrictifs peuvent provoquer des déséquilibres nutritionnels, une perte de masse musculaire et une reprise de poids. L’Anses avertit depuis longtemps que les pratiques amaigrissantes sans indication ni suivi médical ne sont pas anodines.

Le vrai problème apparaît souvent lorsque l’on ne peut plus manger normalement sans avoir le sentiment d’avoir échoué.

Le problème du jeûne intermittent 

Le jeûne intermittent est aujourd’hui présenté comme une pratique presque naturelle.

Le format le plus connu, appelé 16/8, consiste par exemple à concentrer ses repas sur une période de huit à dix heures et à ne plus manger pendant les quatorze à seize heures restantes.

Certaines personnes disent s’y sentir bien. D’autres apprécient simplement de ne pas prendre de petit-déjeuner. Il n’est donc pas nécessaire de transformer toute absence occasionnelle de repas en comportement dangereux.

Mais le jeûne intermittent devient plus discutable lorsqu’il n’est plus fondé sur les sensations ou l’organisation personnelle, mais sur une règle rigide imposant de résister à la faim.

On ne mange plus parce que l’heure autorisée n’est pas arrivée. On va courir le ventre vide pour accélérer la perte de poids. On passe la journée à penser au repas que l’on pourra enfin prendre le soir.

Nous sommes alors dans une forme de privation permanente.

Et qu’apprenons-nous à notre corps ? Non pas à mieux se réguler, mais à ne plus être écouté.

L’Inserm rappelle que les données disponibles ne permettent pas d’affirmer que le jeûne intermittent serait systématiquement plus efficace qu’une restriction calorique continue. La perte de masse grasse observée peut être comparable lorsque les apports énergétiques sont équivalents. Ses bénéfices supplémentaires sur la santé restent encore discutés.

Autrement dit, le jeûne intermittent n’est pas une formule magique. C’est au mieux une manière parmi d’autres d’organiser ses repas, qui ne convient pas nécessairement à tous et qui peut devenir problématique chez une personne déjà enfermée dans le contrôle alimentaire.

Le fameux « cheat meal », se priver toute la semaine pour s’autoriser un jour « open bar » n’est pas un équilibre

Une autre tendance consiste à contrôler chaque bouchée pendant plusieurs jours pour s’offrir ensuite un repas, voire une journée entière, pendant laquelle tout serait permis.

La nourriture devient une récompense.

On supporte la restriction du lundi au vendredi parce qu’une pizza, des bonbons, des chips ou une montagne de pâtisseries nous attendent le week-end.

Mais lorsque l’on a passé toute la semaine à fantasmer sur cette nourriture, le repas « libre » ne ressemble plus toujours à un moment de plaisir. Il devient parfois un moment de perte de contrôle, suivi de culpabilité, de troubles digestifs et d’une nouvelle période de privation destinée à compenser.

Ce cycle ne nous apprend ni à reconnaître la faim ni à percevoir la satiété.

Il nous apprend seulement qu’il existe des aliments propres et des aliments sales, des journées réussies et des journées ratées.

Manger normalement devrait au contraire permettre d’intégrer un dessert, une pizza ou un apéritif sans avoir à les mériter par plusieurs jours de privation.

 

Les faux aliments, le Coca Zéro et le fromage blanc à 0 % ne constituent pas un projet alimentaire

On peut consommer ponctuellement un produit allégé ou une boisson sans sucre sans mettre sa santé en danger.

Mais vivre durablement avec l’idée que tout doit être à 0 %, sans sucre, sans graisse, sans calories et sans plaisir pose une autre question : pourquoi avons-nous besoin de reproduire artificiellement les aliments que nous nous interdisons ?

Lorsque le repas devient une succession de substitutions destinées à tromper la faim, nous ne sommes plus forcément dans l’équilibre.

Nous essayons de contourner notre propre corps.

L’Organisation mondiale de la santé déconseille d’ailleurs l’utilisation des édulcorants non sucrés comme stratégie de contrôle du poids à long terme. Cette recommandation ne signifie pas qu’un verre occasionnel de soda sans sucre serait dangereux, mais qu’il ne faut pas en attendre une solution durable au problème du poids.

Entre 1 kg de fromage blanc… et un bon yaourt de brebis bien gras, le choix est vite fait vous ne pensez pas ?

 

En trail, manger moins peut finir par rendre moins performant

Le milieu du trail entretient parfois une idée extrêmement dangereuse : pour courir plus vite, il faudrait nécessairement devenir plus léger.

Dans certains cas, une perte de poids peut temporairement donner l’impression d’améliorer les performances. Mais lorsque les apports énergétiques deviennent insuffisants par rapport à la dépense provoquée par l’entraînement, l’organisme finit par présenter l’addition.

Le Comité international olympique parle de déficit énergétique relatif dans le sport, ou REDs. Ce syndrome peut toucher les femmes comme les hommes et avoir des conséquences sur le métabolisme, les hormones, la santé osseuse, l’immunité, la récupération, la santé mentale et les performances.

Dans le trail, cette situation peut être difficile à repérer.

Le coureur continue parfois à s’entraîner. Il peut même progresser pendant quelque temps. Son corps devient plus fin et son entourage le félicite. Les difficultés apparaissent ensuite : fatigue, blessures à répétition, baisse de puissance, troubles hormonaux, humeur dégradée, sommeil perturbé et obsession croissante autour des repas.

La minceur apparente n’est donc pas une preuve de bonne santé.

Et manger suffisamment ne constitue pas un manque de discipline. C’est une condition de l’entraînement.

Le témoignage de Beñat Marmissolle doit nous faire réfléchir

Beñat Marmissolle, vainqueur de la Diagonale des Fous en 2022, a récemment raconté avoir souffert de troubles du comportement alimentaire et d’une profonde dépression.

Son témoignage rappelle la violence que peut produire une phrase apparemment banale dans le sport : « Si tu manges, tu ne seras pas performant. »

Le problème n’est plus alors seulement la composition d’un repas. C’est tout le rapport à soi, à la performance et à la nourriture qui peut se désorganiser. La privation devient une preuve de volonté. La faim devient une faiblesse. La maigreur devient un objectif sportif.

Cette mécanique peut conduire très loin, jusqu’à l’isolement, à la dépression et à une véritable mise en danger. On peut admirer la discipline d’un ultra-traileur sans glorifier son aptitude à ne pas manger. On peut chercher la performance sans demander au corps de fonctionner durablement avec moins d’énergie qu’il n’en consomme.

Le trail est déjà suffisamment exigeant. Il ne devrait pas devenir un concours de privation.

Non, les glucides ne sont pas l’ennemi absolu du coureur

Les discours nutritionnels contemporains ont également transformé le sucre et, par extension, les glucides en ennemis universels.

Il faut pourtant distinguer les boissons très sucrées et les excès répétés de produits ultratransformés des glucides dans leur ensemble.

Les fruits, les légumineuses, le pain, le riz, les pommes de terre ou les pâtes apportent aussi des glucides. Or ceux-ci jouent un rôle majeur dans la production d’énergie, particulièrement pendant les efforts prolongés.

Il est également trop simpliste d’affirmer que « le sucre nourrit le cancer » comme si supprimer les glucides pouvait affamer sélectivement une tumeur.

Les cellules cancéreuses utilisent du glucose, mais les cellules cérébrales, musculaires, cardiaques et hépatiques en ont également besoin. L’Inserm met justement en garde contre les régimes et les jeûnes présentés comme capables d’affamer une tumeur, car la restriction risque d’abord d’affaiblir l’ensemble de l’organisme.

Cela n’empêche pas de limiter les excès de sucres ajoutés ou de boissons sucrées. Mais cela évite de faire des féculents et des glucides les responsables de tous nos problèmes de santé.

Pour un coureur, supprimer presque totalement les glucides tout en conservant une charge d’entraînement élevée peut aussi compliquer la récupération et l’alimentation pendant les sorties longues.

 

À l’inverse, le gut training et l’excès de glucides en course posent aussi question

Défendre les glucides ne signifie pas qu’il faudrait tomber dans l’extrême inverse et passer chaque sortie à se gaver de gels, de boissons sucrées et de produits énergétiques.

Le gut training, ou entraînement digestif, consiste à habituer progressivement le système digestif aux apports qui seront utilisés pendant une compétition. Cette méthode peut améliorer la tolérance aux glucides et réduire certains troubles digestifs pendant les efforts prolongés. Elle possède donc un véritable intérêt chez les athlètes préparant un marathon rapide, un ultra-trail ou une épreuve nécessitant plusieurs heures d’alimentation.

Mais l’objectif initial était d’apprendre à manger suffisamment sans rendre son estomac malade. Il ne devrait pas devenir un nouveau concours consistant à absorber 90, 100 ou même 120 grammes de glucides par heure simplement parce que certains athlètes professionnels y parviennent.

Des études ponctuelles montrent que de tels apports peuvent améliorer la performance ou la récupération dans certaines conditions très précises. Elles ne démontrent pas pour autant que tous les coureurs doivent les reproduire, ni que leur répétition pendant des années est sans conséquence. Les recherches portent principalement sur la performance immédiate, la disponibilité énergétique et la tolérance digestive, beaucoup moins sur les effets à long terme d’une consommation régulière de grandes quantités de gels, de boissons sucrées et de produits transformés.

Les besoins ne sont d’ailleurs pas les mêmes pour un élite courant à très haute intensité et pour un traileur amateur avançant plus lentement, alternant course et marche. Les recommandations elles-mêmes doivent être adaptées à la durée, à l’intensité, aux besoins réels et à la tolérance personnelle.

Le bon message n’est donc ni « les glucides sont dangereux », ni « plus on avale de sucre, mieux on court ». Il consiste à apporter suffisamment d’énergie pour soutenir l’effort, sans transformer chaque entraînement en laboratoire nutritionnel ni chaque heure passée sur les sentiers en prétexte pour ingurgiter mécaniquement une quantité maximale de glucides.

Le gut training doit rester un outil au service d’un objectif sportif précis, pas une nouvelle injonction alimentaire imposée à tous les coureurs.

Les influenceurs trail, sport et lifestyle obnubilés par la bouffe

Les recettes des influenceurs (energy bowls, muffins, glaces maison et diet etc)

Une influenceuse peut publier toute la journée des recettes, des assiettes, des goûters, des courses alimentaires, des comparatifs de produits et des conseils minceur, tout en expliquant chaque année qu’elle a de nouveau pris plusieurs kilos. Le sujet n’est évidemment pas de juger son corps.
Il est de constater que consacrer toute son énergie mentale à l’alimentation ne garantit ni la stabilité du poids ni l’apaisement.

Parler constamment de nourriture, même sous couvert de cuisine saine, peut entretenir une obsession.

On prépare le repas. On filme le repas. On commente le repas. On calcule le repas. On anticipe le repas suivant. Puis on cherche une nouvelle méthode permettant de compenser les précédents. C’est précisément de cette mécanique qu’il faut essayer de sortir.

La réussite ne consiste peut-être pas à trouver enfin le menu parfait. Elle consiste peut-être à pouvoir déjeuner, passer à autre chose et ne plus penser à son assiette pendant les cinq heures suivantes.

La chirurgie bariatrique qui s’invite dans le sport

La chirurgie bariatrique peut transformer et parfois sauver la vie de personnes atteintes d’obésité sévère.

Il serait donc injuste et médicalement faux de la présenter comme une facilité ou de culpabiliser les patients qui y ont recours.

Mais il est tout aussi dangereux de la banaliser sur les réseaux sociaux comme une nouvelle solution minceur accessible à toute personne désireuse de perdre rapidement du poids.

La chirurgie bariatrique est un traitement médical de deuxième intention, réservé à des situations précises, après une évaluation pluridisciplinaire. Elle impose un suivi médical et nutritionnel à vie en raison des risques de complications et de carences.

Ce n’est ni un défi avant-après ni un contenu lifestyle.

Et ce n’est certainement pas une intervention qui devrait être promue sans contexte par des influenceurs comme s’il s’agissait d’un raccourci esthétique.

Dans le sport, les conséquences doivent être prises encore plus au sérieux, car l’organisme doit ensuite supporter les besoins énergétiques de l’entraînement, de la récupération et des compétitions.

Les médicaments contre l’obésité ne sont pas davantage des produits minceur ordinaires

Les médicaments agissant notamment sur les récepteurs du GLP-1 représentent une avancée thérapeutique importante pour certaines personnes atteintes d’obésité.

Mais là encore, un traitement médical ne doit pas être transformé en tendance esthétique.

L’Organisation mondiale de la santé considère désormais que ces médicaments peuvent être utilisés comme traitement de long terme chez certains adultes atteints d’obésité, sous prescription et dans le cadre d’une prise en charge globale. Elle souligne toutefois les incertitudes qui persistent sur leur utilisation à très long terme, leur arrêt, leur coût et l’accès aux soins.

Le problème n’est donc pas l’existence de ces traitements.

Le problème est leur détournement par des personnes qui ne relèvent pas nécessairement d’une indication médicale et qui recherchent une solution rapide pour perdre quelques kilos.

Tous les outils médicaux ne sont pas des méthodes de développement personnel.

MES CONSEILS !

Notre poids évolue parce que notre vie évolue, il faut l’accepter

Nous ne conservons pas exactement le même corps à 20, 30, 40, 50 ou 60 ans.

Nous nous mettons en couple. Nous nous séparons. Nous avons des enfants. Nous changeons de travail. Nous traversons une maladie, un deuil ou une période d’épuisement. Nous connaissons parfois plusieurs années très sportives, puis une période pendant laquelle courir devient secondaire.

Pour les femmes, les grossesses, les changements hormonaux et la ménopause peuvent également transformer la répartition des graisses, la masse musculaire, le sommeil et la récupération.

Le poids évolue avec cette histoire.

Cette évolution n’est pas toujours le signe d’un abandon.

Accepter son corps ne signifie donc pas renoncer à sa santé, manger sans aucune limite ou nier une situation médicale nécessitant une prise en charge.

Cela signifie arrêter de traiter chaque variation de poids comme une urgence morale.

On peut souhaiter perdre du poids sans se détester. On peut améliorer son alimentation sans exclure des familles entières d’aliments. On peut recommencer à bouger sans utiliser le sport comme une punition pour ce que l’on a mangé.

S’écouter

L’idée paraît presque trop simple : manger lorsque l’on a faim et s’arrêter lorsque l’on n’a plus faim.

Dans la réalité, les sensations alimentaires peuvent être brouillées par les années de régime, le stress, le manque de sommeil, les horaires de travail, les traitements médicaux ou des troubles du comportement alimentaire.

Certaines personnes doivent aussi organiser leurs apports autour d’un entraînement, même lorsqu’elles n’éprouvent pas immédiatement de faim. Après une longue sortie, il peut être utile de manger pour récupérer avant que l’appétit ne revienne réellement.

Il ne faut donc pas transformer l’alimentation intuitive en une nouvelle règle rigide.

Mais retrouver progressivement les signaux du corps reste plus humain que de vivre sous l’autorité permanente d’une application, d’une balance ou d’une horloge.

Une alimentation ordinaire n’a rien de spectaculaire : des légumes, des féculents, des sources de protéines, des matières grasses, des fruits, des produits choisis pour leur goût et suffisamment de souplesse pour partager une raclette ou un gâteau sans organiser une semaine de compensation.

Le sport doit accompagner la vie, pas réparer chaque repas : le sport plaisir, pas le sport punition

À 49 ans, je n’applique plus de méthode alimentaire révolutionnaire.

Je ne pratique aucun régime. Je mange ce dont j’ai envie et je continue à faire du sport très régulièrement.

Pas obligatoirement vite. Pas dans une recherche permanente de performance. Pas en transformant chaque sortie en séance punitive.

La régularité compte probablement davantage que les périodes de frénésie pendant lesquelles on veut tout changer en trois semaines.

Courir, marcher, nager, faire du renforcement musculaire ou prendre son vélo permet de conserver une relation concrète avec son corps. Non pas uniquement pour brûler des calories, mais pour se sentir capable, solide et vivant.

Le sport ne garantit pas que notre poids ne bougera jamais.

Mais il peut nous aider à comprendre que notre corps vaut davantage que le nombre affiché sur une balance.

Le véritable secret : manger sans prise de tête, bouger régulièrement et apprendre à s’aimer

Il n’existe pas de régime miracle.

Il existe des prises en charge médicales nécessaires, des stratégies alimentaires adaptées à certaines pathologies, des habitudes pouvant être améliorées et des professionnels compétents pour accompagner les situations complexes.

Mais pour la majorité des personnes qui cherchent simplement à contrôler quelques kilos, la réponse ne se trouve probablement pas dans une nouvelle interdiction.

Elle se trouve dans une alimentation suffisamment équilibrée pour nourrir le corps, suffisamment souple pour ne pas isoler socialement et suffisamment agréable pour être conservée pendant des années.

Elle se trouve aussi dans une activité physique régulière que l’on peut continuer sans s’épuiser ni se blesser.

Et surtout, elle se trouve dans l’acceptation.

Pas l’acceptation résignée. Pas l’abandon. Pas le fameux « open bar » permanent.

L’acceptation qui permet de prendre soin de soi sans se martyriser.

Manger sans passer sa journée à penser à la nourriture. Faire du sport sans essayer de rembourser le dessert de la veille. Accepter que notre poids puisse changer avec les différentes périodes de notre vie.

Et apprendre enfin à s’aimer suffisamment pour ne plus confier notre corps à chaque nouvelle méthode à la mode.

Lire aussi

 

  • Fractionné : faites votre entrainement en côtes pour progresser en trail
  • Course à pied & régime : comment faut-il courir pour perdre du poids rapidement ?
  • Nouvelle mode : le régime militaire qui promet de faire perdre 8 kilos en une semaine est-il dangereux
  • Pour aller courir, attendez 3 heures après votre dernier repas (et évitez le sucre)

 

Mention éditoriale et médicale :
cet article exprime également une expérience et une opinion personnelles. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un diététicien-nutritionniste ou d’un professionnel spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire. Une perte de poids importante, une obsession autour des repas, des épisodes de restriction ou de perte de contrôle alimentaire, des malaises pendant le sport ou des blessures répétées doivent conduire à consulter.
Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.
Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.

❤️ Vous aimez u-Trail ?
Soutenez u-Trail

🏃 Depuis 2012, u-Trail vous informe gratuitement sur l’actualité du trail.

❤️ Votre soutien nous aide à préserver un média trail libre et indépendant.

❤️ Je soutiens u-Trail
❤️ MERCI !
Tags: régime
Article précédent

UTMB, Grand Raid Kiprun, 6000D : le trail est vraiment rempli de « canards boiteux » qui ne seront jamais des Kilian Jornet

Lire aussi ces Articles

poids idéal trail
Santé

Quel est le poids idéal quand on fait du trail

par admin
31 juillet 2026
Après une blessure, les coureurs feraient mieux d’éviter ces mauvais réflexes
Santé

Après une blessure, les coureurs feraient mieux d’éviter ces mauvais réflexes

par admin
30 juillet 2026
korvos
Santé

Je suis traileuse et je sais que mon estomac est aussi important que mes jambes

par admin
28 juillet 2026
patella genou
Santé

Genou : c’est quoi la patella

par admin
26 juillet 2026
canicule et trail
Santé

Tout le monde s’est trompé : la chaleur n’est pas le vrai problème pour courir

par admin
28 juillet 2026

SUIVI DES COURSES EN DIRECT

Live GR 5 Grande Traversée des Alpes de Romain Olivier en direct

Trail

  • Blog de trail (18 431)
    • Actu Trail (14 229)
      • EDITO (3 324)
      • GORATRAIL (390)
      • Chasse (148)
      • résultats trails (734)
      • Premium (38)
    • Infos entrainement (4 230)
      • Santé (792)
  • Equipement (2 685)
    • Chaussure Trail (798)
    • GPS (952)

Trails & Marathons

  • UTMB
  • Diagonale des Fous
  • EcoTrail Paris
  • SaintéLyon
  • Marathon de Paris

Traileurs

  • Kilian Jornet
  • Mathieu Blanchard
  • Théo Detienne
  • Casquette Verte
  • Courtney Dauwalter

Actualités trail running

  • Régime keto, jeûne intermittent, chirurgie : arrêtons de martyriser notre corps pour perdre quelques kilos
  • UTMB, Grand Raid Kiprun, 6000D : le trail est vraiment rempli de « canards boiteux » qui ne seront jamais des Kilian Jornet
  • Live GR5 : comment suivre Romain Olivier dans sa tentative de record de la Grande Traversée des Alpes
  • Ultra-trail : deux élites américaines reconnaissent avoir eu recours au dopage
  • Les capteurs de performance en trail : toujours Garmin, Coros et Suunto en tête de course
  • Alerte canicule : par quoi remplacer ses séances d’entrainement de course à pied et de trail
  • Les coureurs ne vont pas être contents d’apprendre que Adidas les néglige
  • Quel est le poids idéal quand on fait du trail
  • Préparation marathon : pourquoi votre sortie longue ne devrait pas dépasser 2 h 15
  • Combien gagne le vainqueur de l’UTMB

AVERTISSEMENT

uTrail est un media qui revendique sa liberté d'expression, indépendant. Les annonceurs qui font de la publicité sur uTrail, n'interviennent en aucun cas sur le contenu éditorial du site uTrail.


Certains liens présents sur uTrail sont des liens affiliés. Cela signifie que le site peut percevoir une commission si vous effectuez un achat via ces liens, sans aucun surcoût pour vous. Ces revenus contribuent au financement du site et à la production de contenus indépendants.

Ce site participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.

NOUS CONTACTER

f
126 000
abonnés Facebook
👥
97 000
membres du groupe Facebook
◎
7 500
abonnés Instagram
Contact u-Trail
Partenaires
Articles sponsorisés trail

Actu trail À propos Politique de confidentialité Entrainement trail L'équipe
  • BLOG DE TRAIL
  • DÉBUTER
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • Incendies
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • Se connecter
  • S'inscrire

Identification

Entrez vos identifiants ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créez votre compte premium

Remplissez les champs suivants

Tous les champs sont requis Entrer

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Entrer