🎧 La Hardrock 100 est l’une des courses d’ultra-trail les plus mythiques et les plus exigeantes au monde.
OrganisĂ©e chaque mois de juillet au dĂ©part de Silverton, dans le Colorado (États-Unis), elle propose une boucle de 102 miles (164 km) pour environ 10 000 mètres de dĂ©nivelĂ© positif, avec un parcours Ă©voluant en permanence Ă très haute altitude, souvent au-dessus de 3 300 mètres, et culminant Ă 4 281 mètres au sommet de Handies Peak. Les coureurs disposent d’un maximum de 48 heures pour rejoindre l’arrivĂ©e, oĂą la tradition veut qu’ils embrassent le cĂ©lèbre rocher (« Hardrock ») qui donne son nom Ă l’Ă©preuve. L’Ă©dition 2026 s’Ă©lancera le vendredi 10 juillet.
Garmin Fenix 8 en promotion sur i-run
montre Garmin Fenix 8 AMOLED Sapphire Titane

À chaque départ de la Hardrock 100, il y a des favoris. Et puis il y a Courtney Dauwalter.
Courtney Dauwalter, son nom dĂ©passe depuis longtemps le simple cadre du palmarès. Bien sĂ»r, elle fait partie des grandes prĂ©tendantes Ă la victoire cette annĂ©e encore, mais ce n’est pas seulement pour ses performances que les passionnĂ©s espèrent la voir embrasser une nouvelle fois le fameux rocher de Silverton.
Courtney Dauwalter a eu une saison 2025 plus compliquĂ©e qu’Ă son habitude, une Cocodona Ă©prouvante cette annĂ©e et des interrogations qui n’existaient pas auparavant.
Courtney Dauwalter arrive au Colorado sur la Hardrock avec quelque chose Ă prouver… et on espère qu’elle va y arriver.
Parce qu’on veut continuer Ă croire que certaines lĂ©gendes rĂ©sistent au temps
Le sport adore fabriquer de nouveaux hĂ©ros… mais il aime encore plus voir les anciennes lĂ©gendes repousser les limites du temps.
Ă€ 41 ans, Courtney Dauwalter entre dans une pĂ©riode oĂą beaucoup commencent Ă parler de relève. Pourtant, l’ultra-trail obĂ©it Ă des règles diffĂ©rentes. L’expĂ©rience, la connaissance de soi et la capacitĂ© Ă gĂ©rer la souffrance comptent parfois davantage que quelques annĂ©es de moins sur une carte d’identitĂ©.
L’exemple de Ludovic Pommeret, double tenant du titre Ă bientĂ´t 51 ans, rappelle que les grandes montagnes ne regardent pas l’âge. Elles rĂ©compensent surtout l’intelligence de course.
Voir Courtney continuer Ă gagner, c’est aussi croire que l’ultra reste un sport oĂą le temps ne gagne pas toujours.
Parce qu’on prĂ©fère la Courtney qui sourit Ă celle qui souffre
Depuis plus de dix ans, Courtney Dauwalter est devenue le visage le plus lumineux du trail mondial.
Son short XXL, son immense sourire, ses grimaces dans les montĂ©es suivies d’un Ă©clat de rire quelques mètres plus loin… tout cela fait dĂ©sormais partie du dĂ©cor des plus grandes courses.
MĂŞme lorsque tout va mal, elle trouve encore le moyen de plaisanter avec les bĂ©nĂ©voles, d’encourager les autres coureurs ou de remercier le public.
Dans un sport oĂą la souffrance est omniprĂ©sente, elle rappelle qu’on peut encore prendre du plaisir au milieu des pires difficultĂ©s.
Parce que ses derniers Ă©checs l’ont rendue encore plus attachante
Pendant plusieurs saisons, Courtney semblait presque invincible.
Puis sont arrivĂ©s les problèmes digestifs, les abandons, une dixième place sur l’UTMB 2025 et une Cocodona oĂą rien ne s’est dĂ©roulĂ© comme prĂ©vu malgrĂ© une remarquable deuxième place après une erreur de parcours.
Ces rĂ©sultats n’ont pas dĂ©truit son image. Au contraire.
Ils ont rappelĂ© qu’elle Ă©tait une athlète comme les autres, capable de connaĂ®tre des jours sans, mais refusant systĂ©matiquement d’abandonner mentalement.
Cette vulnĂ©rabilitĂ© nouvelle l’a rapprochĂ©e du public.
Parce que Courtney Dauwalter incarne une autre idée de la performance
Courtney Dauwalter ne donne jamais l’impression de courir uniquement pour accumuler des trophĂ©es.
Elle court parce qu’elle aime courir.
Son discours change peu, qu’elle gagne ou qu’elle perde. Elle parle davantage d’aventure, de montagne, de curiositĂ© ou de plaisir que de statistiques ou de domination.
À une époque où la communication sportive devient parfois très calibrée, cette spontanéité continue de séduire.
Elle rappelle que l’ultra-trail reste avant tout une aventure humaine.
Parce que la Hardrock est probablement sa course
S’il existe une course faite pour Courtney Dauwalter, c’est bien la Hardrock 100.
L’altitude, les longues ascensions, les descentes interminables, les paysages du Colorado et cette ambiance familiale semblent parfaitement correspondre Ă sa façon de courir.
Triple laurĂ©ate de l’Ă©preuve, dĂ©tentrice du record du parcours dans le sens horaire, elle retrouve cette annĂ©e une course qui lui rĂ©ussit presque toujours.
Son retour intervient en outre après l’absence de 2025, Ă©dition remportĂ©e par Katie Schide. L’histoire est donc idĂ©ale : l’ancienne reine revient tenter de reprendre sa couronne.
Parce que le trail a besoin de ses personnages
Toutes les disciplines possèdent des athlètes qui dépassent les résultats.
Courtney Dauwalter fait partie de cette catégorie très rare.
MĂŞme ceux qui rĂŞvent de voir Ă©merger une nouvelle gĂ©nĂ©ration reconnaissent volontiers qu’une Hardrock avec Courtney devant n’a pas tout Ă fait la mĂŞme saveur.
Le trail vit de chronos, de records et de performances. Mais il vit aussi d’Ă©motions, de personnalitĂ©s et d’histoires.
Et rares sont les coureuses capables, par leur simple présence sur une ligne de départ, de donner envie à tout le monde de croire une fois de plus au conte de fées.
Les favorites de la Hardrock 100, les cinq femmes qui peuvent empĂŞcher Courtney Dauwalter de gagner
| Favorite | Pourquoi elle peut gagner | Ce qui peut jouer contre elle |
|---|---|---|
| Courtney Dauwalter (États-Unis) | Triple lauréate de la Hardrock, record du parcours dans le sens horaire, expérience unique sur ce terrain, vit à haute altitude dans le Colorado. | Une récupération relativement courte après la Cocodona 250 et un historique de problèmes digestifs sur cette course. |
| Careth Arnold (États-Unis) | Gagnante de la TDS 2025, excellente connaissance des courses de montagne du Colorado, parfaitement acclimatĂ©e Ă l’altitude. | Première participation Ă la Hardrock 100, oĂą l’expĂ©rience du parcours compte Ă©normĂ©ment. |
| Tara Dower (États-Unis) | Quatrième de la Hardrock 2024, très en forme depuis un an, excellente grimpeuse et habituée des longues distances. | Elle enchaîne avec la Western States disputée seulement 13 jours avant la Hardrock, ce qui peut peser sur la récupération. |
| Aliza Lapierre (États-Unis) | DĂ©jĂ finisher de la Hardrock, spĂ©cialiste des très longues distances, arrivĂ©e plusieurs jours en avance pour s’acclimater. | Moins rapide que les principales favorites si la course se joue sur un rythme Ă©levĂ©. |
| Kaci Lickteig (États-Unis) | Immense expĂ©rience en ultra, ancienne laurĂ©ate de la Western States, gestion de course irrĂ©prochable. | Elle ne semble plus disposer aujourd’hui de la vitesse nĂ©cessaire pour rivaliser avec les trois grandes favorites. |
5 noms Ă retenir sur la hardrock 100
En rĂ©sumĂ©, la Hardrock 2026 est bien plus qu’une simple course
Cette annĂ©e, Courtney Dauwalter n’arrive plus avec l’Ă©tiquette de l’athlète intouchable. Elle arrive avec quelques doutes, des cicatrices sportives et une concurrence redoutable.
Paradoxalement, c’est peut-ĂŞtre ce qui donne encore plus envie de la voir gagner.
Car une nouvelle victoire ne confirmerait pas seulement qu’elle reste l’une des plus grandes ultra-traileuses de l’histoire. Elle rappellerait aussi pourquoi, depuis plus de dix ans, elle occupe une place Ă part dans le cĹ“ur des passionnĂ©s de trail.
Lire aussi







