Le prix des dossards en trail
Dès lors que ça touche à nos loisirs, c’est bien connu, beaucoup de français ne comprennent pas qu’il puisse y avoir une économie qui vive de cela. Et en trail, à chaque fois que des boomers vont se plaindre du tarif exorbitant, ils ne se douteront pas du quart de ce qui se cache derrière un dossard.
Et pourtant, Le prix des dossards en trail cache énormément de choses et quand on les connaît, on comprend mieux pourquoi plus la distance augmente, plus le prix est élevé.
Ce que comprend le prix des dossards en trail
secours
On va avoir le prix des secours qui devront être tout au long de l’épreuve sur des endroits stratégiques et en capacité d’intervenir.
chrono
On va avoir le chronomètre, la puce et toute la logistique autour.
ravito
On va avoir les ravitos ; et en ultra, s’il y a bien une thématique sur laquelle on ne va pas transiger, c’est bien les ravitaillements. Si on part pour des dizaines d’heures, la clé du succès résidera dans la stratégie alimentaire. Et on est bien d’accord qu’on ne va pas embarquer tout un buffet dans notre sac…
balisage
On va avoir les balisages aussi, et pareil, on ne va pas trop transiger là dessus ; je préfère clairement trop de balises que pas assez ; et pour le moment, les balises écolos, ça coûte un peu plus cher…
autres
Il y aura aussi les assurances, la gestion et l’entretien du site internet qui hébergera le site et souvent les inscriptions qui vont coûter.
goodies
Enfin, le dilemme principal, ce sera les goodies. Inutile pour certains, indispensables pour d’autres, ils ont un coût. De plus en plus d’épreuves les rendent facultatifs, car c’est peut-être le seul endroit où ils ont une certaine latitude.
En résumé, le prix d’un dossard en trail n’est pas seulement un “ticket d’entrée” pour aller courir en montagne, c’est la traduction concrète d’un événement qui doit être à la fois sûr, fluide, légalement carré et acceptable pour le terrain qui l’accueille.
Plus la course s’étire en distance et en durée, plus l’organisation doit tenir longtemps, au même niveau d’exigence, avec des équipes mobilisées de nuit, des points de contrôle supplémentaires, des ravitaillements plus fournis, des secours capables d’intervenir loin, et une logistique qui se complexifie à chaque kilomètre de sentier.
Même quand une grande partie du travail repose sur des bénévoles, il reste une réalité incompressible : la sécurité, l’assurance, la location ou l’installation de matériel, les prestataires, la communication, l’informatique, la gestion administrative, les autorisations, la signalétique, la remise en état, tout cela coûte, et tout cela augmente, comme partout.
Et le trail porte en plus une pression particulière : celle d’être “propre”, de limiter les déchets, de moderniser le balisage, de réduire certains impacts, ce qui, à court terme, revient souvent plus cher qu’un fonctionnement à l’ancienne.
C’est là que le débat devient intéressant, parce qu’il ne s’agit pas de justifier n’importe quel tarif, mais de comprendre ce que les coureurs financent réellement, et ce qu’ils peuvent légitimement demander en retour : de la transparence, une cohérence entre le discours et les choix, et des options claires quand un poste est vraiment modulable, comme les goodies. Autrement dit, payer un dossard, ce n’est pas acheter un t-shirt, c’est acheter un cadre : un parcours balisé et surveillé, une chaîne de ravitaillements, une capacité de réaction en cas de pépin, une organisation qui assume sa responsabilité.
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