Pourquoi le mesh aura tendance à s’abîmer plus vite que les crampons ?
Quand on voit le nombre de retours photos sur les réseaux sociaux, on peut légitimement se poser la question.
Il est important de relativiser un peu. C’est avant tout une question de perception. Un mesh abîmé se voit immédiatement, se sent très vite. Les crampons, c’est plus pernicieux : leur usure est progressive. Perso, je m’en rends compte quand je sens que mes genoux fatiguent plus vite que d’habitude.
Les 4 causes de la fragilité du mesh de vos chaussures de trail
1) À cause de sa conception respirante, souple et légère, qui ne supporte pas bien les frottements répétés ni les pressions localisées.
2) À cause des tensions exercées par le pied en mouvement, des chocs contre les cailloux, et des agressions extérieures comme les ronces ou les frottements avec le sac.
3) À cause d’un chaussant parfois mal adapté à la morphologie du pied, ce qui crée des zones de stress localisé sur le mesh.
4) À cause d’usages détournés ou trop brutaux : enfilage sans délacer, séchage au soleil, passages fréquents sur route… autant de petites habitudes qui fragilisent le tissu.
Ce n’est pas un défaut de fabrication, mais un compromis technique assumé pour offrir confort, légèreté et respirabilité.
Le mesh des chaussures de trail est fragile

C’est aussi une question de finalité. Les crampons sont pensés pour être ultra solides, et le caoutchouc y contribue grandement. Le mesh, lui, doit concilier respirabilité et robustesse. Mais ces deux qualités sont parfois difficiles à conjuguer.
Il faut aussi prendre en compte un facteur essentiel : le pied du coureur. Si la chaussure n’est pas parfaitement adaptée à votre morphologie (ce qui n’est pas dramatique), des zones de fragilité peuvent apparaître. Un gros orteil un peu large, une bosse osseuse, une déformation… tous ces éléments peuvent à terme déformer ou user le mesh. Faut-il alors changer de modèle ou changer plus souvent ? Les deux options se valent. Il est aussi possible de réparer : une simple colle pour tente de camping peut faire des miracles.
En résumé, il ne faut pas oublier un dernier facteur : la manière dont vous utilisez vos chaussures joue un rôle majeur dans la longévité du mesh.
Si vous êtes du genre à enfiler vos chaussures sans les délacer, à les retirer en les coinçant sous un meuble ou à les tordre pour les faire sécher plus vite au coin du poêle, vous accélérez inévitablement leur dégradation.
Le mesh, par nature souple et souvent exposé aux pliures du pied, souffre bien plus de ces gestes répétés que la semelle, rigide et encadrée. Ce tissu technique n’est pas une armure. Il mérite un minimum d’attention pour durer. Concrètement ? Rincer ses chaussures après une sortie boueuse, éviter le plein soleil, les faire sécher à l’envers avec du papier absorbant, et surtout : les utiliser selon leur vocation.
Une paire conçue pour le sentier ne tiendra pas longtemps si vous l’envoyez sur le bitume cinq fois par semaine. Si le mesh s’abîme vite, ce n’est pas forcément un défaut. C’est souvent la conséquence logique d’une pratique intense.
Lire aussi
- Quelles sont les chaussures de trail avec les meilleurs crampons ?
- Quelles sont les chaussures de trail les plus solides au niveau du mesh ?
- Arrêtez de faire ces 5 erreurs quand vous achetez vos chaussures de trail
- L’économie en course à pied, c’est primordial.
- Le sac de trail doit-il se porter par-dessus ou en dessous de sa veste ?
- Utile en trail : le baume du tigre rouge et le baume du tigre blanc
- Comment bien choisir la taille de ses chaussures de trail ?
- Voici un exemple de séance casse de fibres pour ne plus souffrir en descente
- Trail : les montres GPS avec verre Saphir sont-elles plus solides ?
- Faut-il avaler ses glaires quand on court ?





