u-Trail
  • BLOG DE TRAIL
  • MDS
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • BLOG DE TRAIL
  • MDS
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
No Result
View All Result
u-Trail
Accueil Blog de trail Actu Trail

Ma salade de cailloux dans le Ventoux

28 avril 2026
dans Actu Trail
grand raid ventoux



Depuis longtemps, courir un trail au Ventoux m’attirait. La Grande Epopée du Ventoux, une course de 87km du circuit UTMB cochait toutes les cases.  

 

 

Sommaire

Toggle
  • La veste Salomon S-Lab Bonatti Infinite est en vente sur i-run
  • Photos de mon grand raid ventoux
  • Compte rendu de course du grand raid ventoux
    • Départ → KM 15  
    • KM 15 – KM 34 
    • KM 34- KM 47 
    • KM 47 – KM 57 
    • KM 57 – KM 72 
    • KM 72 – KM 80 
    • KM 80 – Arrivée Malaucène 

La veste Salomon S-Lab Bonatti Infinite est en vente sur i-run

lien affilié sans partenariat avec Salomon

 

 

EN STOCK
COMMANDEZ SUR I-RUN
MAINTENANT
 

Cette course, c’était une envie de découverte car je ne connaissais pas la région. Je voulais sortir de mes repères habituels, aller voir ailleurs si le terrain était aussi technique qu’on le racontait mais surtout me mesurer à ce géant mythique qu’est le Ventoux. Et comme elle tombait parfaitement dans le calendrier, pendant mes vacances, c’était l’occasion rêvée de joindre l’utile à l’agréable. 

Le Ventoux, c’était plus qu’un dossard, c’était un rendez-vous, et je n’avais qu’une hâte, prendre le départ ! 

Photos de mon grand raid ventoux

Compte rendu de course du grand raid ventoux

Départ → KM 15  

 

6h40, départ. Le jour se lève à peine et les jambes tournent bien. Comme à chaque départ d’ultra je suis étonnée par le rythme, tout le monde court en montée, et je peine à suivre. Je reste raisonnable, pas besoin de se cramer d’entrée, je reste à mon rythme et je laisse les autres avancer.  Mon allure est maitrisée, l’idée c’est d’arriver (presque) aussi fraiche à l’arrivée qu’au départ… Mais il y a ce pressentiment : aujourd’hui, ça ne sera pas une course normale.  

Les sentiers sont plutôt corrects. Moi, l’habituée des Alpes à qui on avait dit que le Ventoux était technique, en fait c’est de la rigolade ! 

KM 15, “le bout du monde”, premier ravitaillement. On a tous déjà très chaud, l’eau manque au ravitaillement, 2 bidons à se partager entre une masse de coureurs. 
 

 

KM 15 – KM 34 

Une portion de presque 20KM avec le soleil qui commence à taper.  

C’est là que la course démarre vraiment. Je découvre des singles atroces, des pentes à 25% dans lesquelles il y a tellement de cailloux que ça devient difficile d’y poser les pieds sans se tordre une cheville. Les bâtons ne servent à rien, ils sont même dangereux car ils se coincent entre les cailloux. Je vois que tout le monde est un peu en galère, mais il s’avère que c’est juste un échauffement avant la suite… 

Le Mont Ventoux apparaît, disparaît, revient, mais j’aime bien cette idée de jouer à cache-cache avec le sommet. 

La chaleur devient sérieuse. Les flasques descendent trop vite. Je bois, mais ça ne suffit pas. La bouche sèche, mes pensées qui tournent autour de l’eau.  

Le terrain nous use déjà, sans en avoir l’air. Certains ralentissent. Moi, je continue à dérouler, mais je suis rouge écarlate. L’arrivée au ravitaillement d’Entrechaux est une délivrance, je bois 1 litre d’eau après avoir à nouveau fait la queue, remplis mes flasques et repars.  

 
 

KM 34- KM 47 

Pas une seule zone d’ombre dans ce pays…. Pour moi la nordiste, pas encore habituée aux premières chaleurs de l’année, c’est vraiment une épreuve. Les jambes répondent bien, mais ma température interne avoisine certainement les 45 degrés. 

Les sentiers sont toujours aussi techniques, comment c’est possible autant de cailloux sur des chemins ? 

Entre coureurs on s’observe, mais je commence à gratter des places. Sans forcer, juste en étant régulière. J’ai l’impression que même les sudistes souffrent de la chaleur. 

L’approche du géant se précise. Cette fois, il ne se cache presque plus. Il est là, posé, écrasant. 

Arrivée au ravitaillement de Veaux, toujours assoiffée, j’engloutis ½ pastèque. 

C’est la mi-course et je me sens bien physiquement pour la suite. 

 
 

KM 47 – KM 57 

Une montée sèche de 10km et 1200m de dénivelé qui nous emmène au Mont Serin. Elle va être impitoyable, et faire beaucoup de tri dans les coureurs. Je suis plutôt à l’aise, la chaleur cogne toujours malgré l’altitude mais il y a enfin une partie ombragée, qui fait un bien fou ! Je me mets à doubler pas mal de monde. Certains coureurs sont en souffrance sur le côté du chemin. Allongés, assis, vidés. A cause de crampes, de coup de chaud, ou de problèmes digestifs. Le Ventoux trie, sans émotion. 

J’ai l’impression que la course ne commence que maintenant, et ce n’est pas désagréable de sentir que la forme est toujours là quand certains ont déjà trop donné. 

Alors je reste dans ma bulle, dans mon rythme, concentrée, et je continue de remonter du monde. 

Arrivée au Mont Serin, je dévore une assiette de pâtes-gruyères, je n’ai pas de temps à perdre. Le Mont Ventoux m’attend. 

 

KM 57 – KM 72 

Le sommet est là, à la fois si loin et si proche ! Il me parait magistral, et je comprends pourquoi on l’appelle le géant de Provence. 

Il reste une dernière vraie montée de 5km et 600m de dénivelé pour enfin être récompensée de tous ces efforts. Le terrain est toujours aussi difficile, des cailloux bien sûr, mais aussi de la neige par endroits. Le contraste est amusant, j’ai le corps en feu, et les pieds dans le froid. 

J’arrive au sommet et je découvre un paysage minéral presque lunaire, avec une vue incroyable, des sommets enneigés au loin. J’ai déjà gagné ma course, j’ai presque envie de rester là à admirer le paysage. Ce moment est suspendu. 
Trève de plaisanterie, le vent arrache ma casquette et me rappelle à la réalité ! L’objectif est d’arriver avant la nuit, je n’ai pas de temps à perdre. 

 

La descente attaque directement. Technique, instable, pleine de cailloux. Je manque de peu une belle chute dans la neige. 

Les quadriceps se réveillent et brulent, car à force de contracter dans les descentes techniques, ils ont pris cher. Finalement la descente ne va pas être si facile que ça. 
Et cette cheville… qui vrille. Une fois. Puis une autre. Je corrige à la volée, je m’adapte. Pas le choix. Je continue à descendre, à m’accrocher. 

Arrivée au ravitaillement du Sueil.

 

KM 72 – KM 80 

Ne jamais sous-estimer une descente. Surtout quand il y a des cailloux, et des racines. 

La fatigue commence à se faire sentir.  Relancer devient compliqué. Mon corps hésite, refuse parfois. Mais je trouve un rythme, pas parfait, mais je continue à avancer. Je double encore. Moins facilement, mais sûrement. C’est là que la course se gagne, pas sur la vitesse, mais sur la résistance. Et dans le fond, je suis toujours en forme, même si mon corps a pris un coup avec la chaleur et le terrain. 

Arrivée au ravitaillement de Plan de Laval, je ne m’attarde pas. Je n’ai pas vraiment faim, mon estomac ne peut plus rien digérer, je prends quand même un snickers histoire d’avoir un peu de sucre pour la fin. 
 

KM 80 – Arrivée Malaucène 

La fin est à la fois dure et douce. Facile à dire avec le recul, mais le sentier est légèrement vallonné, ce qui permet de se forcer à courir malgré l’envie de marcher. Je puise dans mes dernières ressources. Chaque tentative de relance demande un effort disproportionné. Mes jambes sont lourdes, usées par la chaleur, les montées, les descentes.  

Mais je résiste, l’arrivée est proche, ce n’est pas le moment de se trainer comme une limace. 

La ligne d’arrivée arrive presque doucement, comme une évidence, juste avant la tombée de la nuit. Mission accomplie ! 87 km et 4300 de d+, et une course enrichissante de plus au compteur. 
 

 

Pendant cette course, le Ventoux a frappé fort.
C’est une course magnifique, sauvage, mais qui se mérite. Entre des paysages presque lunaires par endroits, et une salade de cailloux sous les pieds, chaque kilomètre m’a rappelé qu’au Ventoux rien n’est acquis. Quand on m’avait dit que cette course était technique, ce n’était pas pour rigoler. 
Auteur : Marta, serre-file

Tags: compte rendugrand raid ventouxauteur : marta
Article précédent

Faut-il vraiment mettre 500 € dans une veste de trail ?

Lire aussi ces Articles

veste de trail
EDITO

Faut-il vraiment mettre 500 € dans une veste de trail ?

par admin
28 avril 2026
MyUTMB+
Actu Trail

VRAI : l’UTMB propose une carte de fidélité comme à la boutique du coin

par admin
28 avril 2026
saintelyon
Actu Trail

SaintéVia : la Asics SaintéLyon crée la surprise avec une nouvelle course de 35km

par admin
28 avril 2026
saintélyon
Actu Trail

Les inscriptions pour la SaintéLyon 2026 vont ouvrir ouvrent ce jeudi 30 avril… et tout va disparaître en moins d’une heure

par admin
28 avril 2026
UTMB
Actu Trail

Comment est-il possible de décrocher un dossard dernière minute pour l’UTMB 2026

par admin
28 avril 2026

SUIVI DES COURSES EN DIRECT

En live : comment suivre le marathon de Paris en direct

Marathon des sables en direct

Urban Trail de Lille en direct

championnats de France de Trail

Trail

  • Blog de trail (17 487)
    • Actu Trail (13 336)
      • EDITO (3 069)
      • GORATRAIL (385)
      • Chasse (146)
      • résultats trails (702)
      • Premium (38)
    • Infos entrainement (4 179)
      • Santé (763)
  • Equipement (2 610)
    • Chaussure Trail (775)
    • GPS (910)

Trails & Marathons

  • UTMB
  • Diagonale des Fous
  • EcoTrail Paris
  • SaintéLyon
  • Marathon de Paris

Traileurs

  • Kilian Jornet
  • Mathieu Blanchard
  • Théo Detienne
  • Casquette Verte
  • Courtney Dauwalter

Actualités trail running

  • Ma salade de cailloux dans le Ventoux
  • Faut-il vraiment mettre 500 € dans une veste de trail ?
  • 500 € la veste de trail : jusqu’où ira le haut de gamme chez Salomon ?
  • VRAI : l’UTMB propose une carte de fidélité comme à la boutique du coin
  • SaintéVia : la Asics SaintéLyon crée la surprise avec une nouvelle course de 35km
  • Les inscriptions pour la SaintéLyon 2026 vont ouvrir ouvrent ce jeudi 30 avril… et tout va disparaître en moins d’une heure
  • Au secours : plus de force dans les jambes pendant un trail
  • Comment est-il possible de décrocher un dossard dernière minute pour l’UTMB 2026
  • Pourquoi ce n’est pas si absurde courir un marathon avec un frigo de 25kgs sur le dos
  • The North Face vient de publier la video la plus mignonne de l année

AVERTISSEMENT

uTrail est un media qui revendique sa liberté d'expression, indépendant. Les annonceurs qui font de la publicité sur uTrail, n'interviennent en aucun cas sur le contenu éditorial du site uTrail.


Certains liens présents sur uTrail sont des liens affiliés. Cela signifie que le site peut percevoir une commission si vous effectuez un achat via ces liens, sans aucun surcoût pour vous. Ces revenus contribuent au financement du site et à la production de contenus indépendants.

Ce site participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.

NOUS CONTACTER

Contact u-Trail
Partenaires
Actu trail À propos Politique de confidentialité Entrainement trail L'équipe
  • BLOG DE TRAIL
  • MDS
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • Se connecter
  • S'inscrire

Identification

Entrez vos identifiants ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créez votre compte premium

Remplissez les champs suivants

Tous les champs sont requis Entrer

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Entrer