sources préférées Google
🎧 Créé en 2019 au cœur des Vosges à Raon-l’Étape, le Défi des Pestiférés est une petite pépite vosgienne qui doit son nom à la chapelle du même nom située au départ de l’épreuve.
Écouter le résumé de l’article — Durée totale : 0:46
Résumé audio généré par intelligence artificielle.
Chaussures de trail en promotion sur i-run
lien affilié
Le Défi des Pestiférés : inspirée du concept américain des Backyard créées par Lazarus Lake, cette épreuve propose trois formules au choix :
– La Pestif’ (Classique) : 12 boucles de 6,4 km et 240 m de D+.
– La Pestif’Hard : 15 boucles de 6,9 km et 320 m de D+.
– La Pestif’Mix : 12 boucles sur un format joueur où le destin s’en mêle. À chaque heure, un tirage au sort détermine le parcours : boule rouge pour le tracé classique, ou boule noire pour le parcours de la Hard.
Samedi dernier, j’étais donc au départ du format Classique.
À une époque où les tarifs d’inscription s’envolent sur de nombreux événements, cela semble presque irréel. Et pourtant, l’expérience que j’ai pu y vivre dépassait de loin toutes mes attentes.
Pourtant, la partie n’était pas gagnée d’avance. J’ai pris le départ avec des jambes encore un peu fatiguées après mon 100 miles couru il y a tout juste un mois. Mais comme j’adore les gros événements autant que ces petites organisations locales qui assurent à 100 %, j’avais très envie de cocher cette course à mon calendrier et je savais que ces 75 km pouvaient passer.
Le concept – Le couperet du départ toutes les heures
Le principe de ce format de course est aussi simple que captivant. Il faut courir une boucle dans les temps pour se présenter sur la ligne de départ à chaque heure pile, sous peine d’être éliminé.
Si vous allez trop vite, vous avez plus de temps pour vous reposer… mais vos muscles risquent de se refroidir.
Si vous partez trop prudemment, le temps de pause se réduit et la gestion des ravitos entre 2 boucles devient tendue.
Ce rythme haché demande donc une vraie stratégie psychologique et physique, et mon objectif était donc de terminer chaque tour en moins de 50 minutes pour avoir le temps de faire une vraie pause mais sans refroidir complètement.
Un départ – 1000 objectifs
Ce qui rend ce concept de course sympa, c’est aussi la diversité des profils de coureurs sur la ligne de départ. Sur une course classique, le peloton s’étend au fil des kilomètres et chacun finit par faire sa course seul ou presque. Ici, chaque heure permet de repartir de manière groupée et de retrouver des visages connus.
On y croise des coureurs venus pour faire simplement 2 ou 3 boucles dans le cadre d’une préparation marathon, ou d’autres qui viennent chercher le bout d’eux-mêmes, prêts à repousser leurs limites pour voir jusqu’où leur mental les suivra. Prendre le départ chaque heure avec des profils si différents crée une ambiance unique.
Un parcours parfait et une organisation aux petits oignons
Côté terrain, les organisateurs ont fait un travail formidable. Le tracé était particulièrement bien pensé et équilibré car la majeure partie du dénivelé positif était concentrée dès le début de la boucle. Une fois les cuisses bien échauffées sur les premières grimpettes, le reste du parcours était plutôt facile avec des relances possibles pour dérouler la foulée sur les singles vosgiens, tout du moins tant que l’énergie était encore là.
Rien n’a été laissé au hasard. Chronométrage, balisage, logistique, ambiance : on voit que l’organisation est rodée, fluide et absolument parfaite du premier au dernier départ.
Une balade gourmande – Un ravito fait maison qui frôle le génie
Mais le véritable chef-d’œuvre de ce Défi des Pestiférés se trouvait au ravitaillement. Et personnellement, j’attache quasiment autant d’importance à la qualité des ravitos qu’à la beauté du parcours….
Oubliez les traditionnelles barres de céréales et les chips industrielles : ici, les bénévoles ont mis la main à la pâte pour régaler les coureurs avec un ravitaillement 100 % fait maison.
À chaque nouvelle boucle, une surprise culinaire nous attendait : les meilleurs cookies de ma vie, croustillants et généreux, des croque-monsieur réconfortants, des wraps frais et des cakes salés savoureux, des brownies ultra fondants, et même une soupe de potimarron maison pour nous réchauffer sur les dernières boucles de nuit.
À tel point qu’après quelques tours, la course a presque pris des airs de randonnée gourmande. À chaque départ de boucle, la même pensée revenait en boucle : « Vivement la fin du tour pour voir ce qu’il y aura de nouveau à déguster ! ». Un grand merci à ces bénévoles incroyables pour leur présence toute la journée et leurs talents de cuisiniers.
En résumé, au fil de la journée et des heures, le peloton s’est forcément un peu écrémé et certains coureurs n’ont pas réussi à aller jusqu’au bout.
Mais avec ce concept de départ commun toutes les heures, je ne me suis jamais retrouvée seule sur le parcours, portée en permanence par l’énergie du groupe.
Cerise sur le gâteau, je termine cette journée sur le podium ! L’avantage sur ce type d’épreuve, c’est qu’il n’y a pas besoin d’avoir un niveau incroyable pour finir bien classée : il faut simplement de la régularité et du mental pour retourner sur la même boucle heure après heure.
Le Défi des Pestiférés prouve qu’il n’y a pas besoin de traverser la planète ni de débourser des centaines d’euros pour vivre une journée de trail exigeante, mais avant tout magique et chaleureuse. Entre la technicité du format, la générosité des bénévoles et l’ambiance entre coureurs, l’expérience était irréprochable. La morale de cette journée est simple : on est rarement déçu par les petites organisations près de la maison !
🏃 Depuis 2012, u-Trail vous informe gratuitement sur l’actualité du trail.
❤️ Votre soutien nous aide à préserver un média trail libre et indépendant.







