🎧 54 secondes pour comprendre les enjeux du retour de Casquette Verte sur l’UTMB 2026
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Résumé audio généré par intelligence artificielle.
Alexandre Boucheix, Casquette Verte sur l’UTMB 2026
Quelques semaines après le retrait de son plâtre, Casquette Verte recommence déjà à parler d’UTMB. Alexandre Boucheix multiplie pourtant les signaux laissant penser qu’il veut revenir à Chamonix cet été. Et cette fois, pas question pour lui de se contenter d’une course “secondaire”.
Publication Instragram


Dans une story Instagram publiée ces derniers jours, on découvre même un “test lumière rouge pour l’UTMB”, en référence à la nouvelle règle imposée par l’organisation dans la réserve naturelle des Contamines-Montjoie. Un détail qui peut sembler anodin, mais qui montre surtout que le projet UTMB est déjà dans sa tête.
Le problème, c’est que sportivement, le timing paraît extrêmement serré.
Depuis sa blessure sur l’Arc of Attrition en janvier, Alexandre Boucheix traverse une période compliquée. Cette fracture spiroïde de la fibula, contractée après un mauvais appui dans la boue au km 27 de l’ultra anglais, l’a forcé à plusieurs semaines d’immobilisation.
Au moment du retrait du plâtre, il reconnaissait lui-même marcher encore difficilement. Ses tendons n’avaient quasiment pas bougé pendant 2 mois et la reprise devait être progressive, encadrée par des professionnels de santé.
Le problème avec Casquette Verte, c’est que cette progressivité n’a jamais vraiment fait partie de son personnage.
Même blessé, il expliquait déjà vouloir “aller un peu plus loin-vite”. Quelques heures après la fin du plâtre, il reparlait déjà de course, de retour à l’entraînement et d’objectifs futurs. Une attitude fidèle à ce qu’il montre depuis des années : une capacité presque compulsive à repousser les limites, parfois au détriment de la prudence.
Derrière cette envie de revenir vite, il y a aussi un contexte particulier. L’an dernier, Alexandre Boucheix avait dû se contenter de la TDS où il avait souffert d’une crise d’asthme. Une course prestigieuse, mais qui ne représente pas vraiment “son” UTMB.
L’UTMB reste le centre de gravité médiatique du trail mondial.
Et pour Casquette Verte, difficile d’imaginer une saison sans ce rendez-vous-là.
Cette story autour du mode lumière rouge obligatoire n’est donc probablement pas juste un gadget ou un clin d’œil humoristique. Elle ressemble davantage à un premier pas symbolique vers un retour qu’il prépare déjà mentalement.
Cette publication remet aussi en lumière un débat qui traverse déjà la communauté trail depuis plusieurs semaines.
La polémique de la lumière rouge
L’UTMB impose désormais le mode lumière rouge sur une portion sensible de la Réserve Naturelle des Contamines-Montjoie afin de limiter les perturbations sur la faune nocturne. La mesure concerne environ 6 à 7 km entre Nant-Borrant et le col du Bonhomme, sur une montée peu technique.
Sur le principe, la mesure est difficile à contester. De nombreuses études montrent que certaines lumières artificielles perturbent fortement les animaux nocturnes, et la lumière rouge apparaît comme moins agressive.
Mais le contraste reste frappant.
Quelques minutes avant cette zone “protégée”, les coureurs traversent des fan zones très bruyantes, avec musique, cornes de brume, éclairages puissants et parfois fumigènes. Sans oublier les dispositifs immersifs sponsorisés qui transforment certains passages de course en véritable tunnel lumineux.
C’est précisément ce décalage qui continue d’alimenter les critiques sur une écologie jugée parfois plus symbolique que structurelle.
En résumé, au-delà du storytelling et des stories Instagram, la vraie question reste évidemment sportive.
Peut-on raisonnablement préparer un UTMB quelques mois seulement après une fracture aussi importante ?
Tout dépendra évidemment de l’évolution de sa rééducation, de sa capacité à retrouver du volume sans rechute, et surtout de sa faculté à accepter une reprise progressive. Car l’UTMB ne pardonne rien. Encore moins lorsqu’on arrive avec un historique récent de blessure et plusieurs saisons physiquement compliquées.
La difficulté, avec Alexandre Boucheix, c’est qu’il fonctionne souvent à l’émotion, à l’envie et au défi personnel. C’est aussi ce qui fait sa popularité.
Mais entre l’envie de revenir vite et la réalité biomécanique d’un corps qui sort de plusieurs semaines d’immobilisation, il existe parfois un écart considérable.
Et c’est probablement tout l’enjeu des prochains mois pour Casquette Verte : réussir à retrouver l’UTMB sans brûler les étapes.





