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🎧 Un nouvel incident impliquant un chien de protection provoque une vive réaction dans la vallée de Chamonix, où traileurs, randonneurs et habitants partagent quotidiennement les mêmes chemins et les mêmes espaces pastoraux.
Une famille affirme que son chat a été tué par un patou qui aurait quitté l’enclos d’un troupeau avant de pénétrer dans son jardin. Derrière ce drame, plusieurs habitants décrivent surtout un problème ancien : ces chiens seraient régulièrement aperçus hors de leur parc, parfois à proximité des habitations mais aussi sur des itinéraires fréquentés à pied et en courant. Pour les traileurs, le sujet dépasse donc largement un simple conflit de voisinage : il touche directement à la sécurité des déplacements dans une vallée où les rencontres avec les chiens de protection font partie du quotidien.
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À Chamonix, un chat tué dans le jardin de ses propriétaires
L’affaire part du témoignage publié par une habitante de la vallée. Selon son récit, un patou appartenant à un troupeau installé entre La Frasse et les Coverays, dans un secteur résidentiel de Chamonix, serait sorti de son enclos avant d’entrer dans le jardin clôturé de ses parents.
Le chien aurait alors attaqué leur chat sous leurs yeux. L’animal, recherché pendant plusieurs heures, a ensuite été retrouvé mort par l’éleveuse dans l’enclos où se trouvaient les moutons et les chiens de protection. La famille indique avoir contacté la gendarmerie ainsi que la police municipale.
Cette chronologie repose à ce stade sur le témoignage de la famille. Plusieurs internautes ont d’ailleurs interrogé certains détails, notamment la manière dont le chat s’est retrouvé finalement dans le parc à moutons. En l’absence d’éléments officiels supplémentaires, cette partie des faits doit donc rester attribuée à ses auteurs.
Un joggueur attaqué par un patou dans les mêmes environs
La discussion a rapidement fait remonter d’autres affaires. Un ancien article de presse, partagé parmi les commentaires, raconte par exemple le cas d’un joggeur attaqué par plusieurs chiens de protection à Orcières, dans les Hautes-Alpes. L’homme avait expliqué avoir eu « la peur de [sa] vie ». La procédure évoquée par le principal intéressé dans les commentaires a ensuite, selon lui, été classée sans suite.
Cet épisode concerne Orcières et non Chamonix. Il illustre toutefois pourquoi les rencontres conflictuelles avec des chiens de protection deviennent un sujet particulièrement sensible pour les pratiquants de sports outdoor.
À Chamonix, l’affaire actuelle pose surtout une question très concrète : lorsqu’un chien destiné à protéger un troupeau quitte régulièrement son périmètre et rejoint des secteurs fréquentés par les habitants, les promeneurs ou les coureurs, comment garantir à la fois la protection des élevages et la sécurité du voisinage ?
Pour les traileurs de la vallée, cette question dépasse largement la polémique sur les réseaux sociaux. Elle touche directement à la possibilité de circuler sereinement sur des chemins qui traversent en permanence des espaces où tourisme, habitat, trail et pastoralisme doivent cohabiter.
Des habitants assurent que le problème dure depuis des années
Le plus inquiétant pour les coureurs et les promeneurs tient aux nombreux commentaires publiés après ce témoignage.
Plusieurs habitants expliquent que la présence de chiens de protection hors de leur enclos constitue, selon eux, un problème récurrent. Une riveraine affirme que les chiens traversent parfois leur clôture en hiver et viennent aboyer à plusieurs. Un autre témoignage évoque même des attaques précédentes dans une résidence.
Une habitante explique également partir à pied très tôt le matin et modifier parfois son trajet par peur de croiser les chiens. D’autres assurent avoir déjà alerté les autorités ou déposé plainte au fil des années. Le caractère récurrent de ces témoignages explique pourquoi l’incident dépasse rapidement le simple cas du chat tué.
Un commentaire résume cette colère en affirmant que « chaque été c’est le même problème » et que plusieurs propriétaires de chiens auraient déjà effectué des démarches. Il s’agit cependant de déclarations publiées sur les réseaux sociaux, et non d’un bilan officiel des plaintes enregistrées.
Les patous et la question du trail
Le patou possède une fonction précise : protéger les animaux d’élevage contre les prédateurs. Sur un alpage, le randonneur ou le traileur doit donc comprendre qu’il entre dans l’espace de travail du chien et adapter son comportement.
La situation devient très différente lorsque le chien quitte son troupeau et rejoint une route, une résidence ou un chemin fréquenté.
C’est précisément ce que dénoncent plusieurs témoignages recueillis dans la discussion. L’un d’eux souligne qu’une clôture légère peut facilement être franchie par un chien de cette taille. Un autre habitant affirme avoir déjà été mordu par plusieurs chiens de ferme au Fayet alors qu’il se trouvait avec son petit chien.
Pour un coureur, la difficulté vient aussi du mouvement. Courir face à un chien de protection qui approche peut augmenter la tension de la rencontre. Sur un secteur où des chiens sont signalés en liberté, la prudence consiste donc à ralentir, voire à marcher, à conserver ses distances et à éviter de traverser le troupeau.
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