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🎧 Se faire piquer par des guêpes, ça fait partie des risques du trail et de la randonnée, et on n’y peut pas grand-chose
Une randonneuse de 42 ans a été évacuée en urgence samedi 12 septembre 2026 après avoir été piquée à une vingtaine de reprises par des guêpes sur un sentier de Morillon, en Haute-Savoie.
Victime d’un choc anaphylactique, elle a dû être transportée par hélicoptère jusqu’au centre hospitalier de Sallanches. Un accident spectaculaire qui rappelle aussi une réalité simple : courir ou marcher en pleine nature signifie accepter certains risques que l’on ne peut jamais totalement supprimer.
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Une randonneuse piquée une vingtaine de fois à Morillon
Les faits se sont produits samedi vers 16 heures alors que la quadragénaire progressait sur un sentier de la commune de Morillon.
Selon Le Dauphiné Libéré, la randonneuse a subi une vingtaine de piqûres de guêpes sur différentes parties du corps. Son état a nécessité l’intervention de Dragon 74, l’hélicoptère de la Sécurité civile.
La victime présentant un choc anaphylactique, son évacuation rapide vers l’hôpital de Sallanches a été décidée. Les circonstances précises dans lesquelles les guêpes se sont attaquées à elle restent inconnues.
Les guêpes font aussi partie de l’environnement naturel du traileur
Chutes, branches, pierres instables, chaleur, froid, orages, animaux ou insectes : le trail et la randonnée se pratiquent dans un environnement que l’on ne maîtrise jamais totalement.
Une organisation peut baliser un parcours, sécuriser un passage dangereux ou interrompre une course lorsque la météo devient trop menaçante. Il est en revanche impossible de garantir qu’un coureur ou un randonneur ne croisera jamais un nid de guêpes au bord d’un sentier.
C’est précisément l’une des particularités des sports de nature : le terrain n’est ni un stade, ni une route fermée, ni un espace entièrement contrôlé.
Une vingtaine de piqûres représente déjà une situation d’urgence
L’accident de Morillon ne doit toutefois pas être réduit à quelques piqûres particulièrement douloureuses.
L’Assurance maladie considère qu’au-delà de 20 piqûres chez un adulte, la quantité de venin injectée peut provoquer une réaction toxique importante. Une seule piqûre peut par ailleurs provoquer une réaction allergique grave chez une personne sensibilisée. Le choc anaphylactique constitue alors une urgence vitale.
Des difficultés respiratoires, un gonflement de la langue ou de la gorge, un malaise, une perte de connaissance ou une réaction généralisée doivent conduire à appeler immédiatement le 15 ou le 112.
En trail, impossible de supprimer totalement ce risque
Quelques précautions permettent néanmoins de limiter l’exposition : éviter de s’approcher d’un nid identifié, ne pas faire de mouvements brusques lorsqu’un insecte tourne autour de soi et privilégier des vêtements couvrants peuvent réduire le risque de piqûre.
Pour une personne qui connaît déjà une allergie aux venins d’abeilles, de guêpes ou de frelons, la question est évidemment différente : l’Assurance maladie recommande d’avoir sur soi la trousse d’urgence prescrite par un médecin, notamment lorsqu’elle contient un stylo d’adrénaline auto-injectable.
Pour tous les autres, cet accident rappelle surtout que la pratique du trail et de la randonnée comporte une part de risque naturel incompressible.
On peut préparer son itinéraire, vérifier la météo, choisir son équipement et connaître les gestes d’urgence. On ne pourra jamais contrôler complètement ce qui vit autour du sentier.
Et c’est aussi cela, évoluer en pleine nature.
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