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🎧 Il y a un an, Claire Bannwarth traversait une période particulièrement difficile, marquée à la fois par une blessure persistante, une interruption forcée de la course à pied, une dépression et la perte de son emploi.
Douze mois plus tard, l’ultra-traileuse française vient d’annoncer son retour au travail, avec une formule très simple publiée sur ses réseaux sociaux : « Back to Work ».
Le contraste est saisissant, d’autant que cette reprise professionnelle intervient alors que Claire Bannwarth a retrouvé un calendrier sportif extrêmement chargé. Entre les grands ultras prévus cet automne et les courses qu’elle envisage déjà pour le mois de décembre, la Française continue de mener de front une pratique sportive de très haut niveau et une vie professionnelle classique.
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Claire Bannwarth reprend le travail un an après une période très compliquée
En septembre 2025, Claire Bannwarth avait raconté publiquement les difficultés rencontrées au cours des mois précédents. Une douleur tendineuse persistante l’avait empêchée de courir normalement pendant près d’un an, malgré plusieurs traitements et de nombreuses tentatives pour retrouver une pratique régulière. Dans ce contexte, elle avait également évoqué une dépression et expliqué avoir perdu son emploi.
Cette période avait profondément bouleversé son équilibre, car le trail occupait chez elle une place considérable, aussi bien dans son quotidien que dans son identité. L’arrêt forcé de la course avait alors entraîné une succession de conséquences personnelles et professionnelles qu’elle avait choisi de raconter ouvertement.
Depuis, Claire Bannwarth a progressivement retrouvé les sentiers, les compétitions et les longues distances. Sa participation à la Swiss Peaks avait constitué l’un des premiers signes de cette reconstruction, tandis que son partenariat avec Kailas Fuga devait notamment lui permettre de réduire son temps de travail et de mieux concilier entraînement, récupération et activité professionnelle.
Elle pense déjà aux courses de décembre pour utiliser ses congés
Son nouveau message montre que cette organisation reste plus que jamais au cœur de son quotidien. Après avoir annoncé son retour au travail, Claire Bannwarth explique qu’elle réfléchit déjà à des courses en décembre afin d’utiliser ses heures supplémentaires et les congés qu’il lui reste.
La remarque prête à sourire, mais elle dit beaucoup de sa situation. Vue de l’extérieur, Claire Bannwarth possède le calendrier, le niveau et l’endurance d’une athlète professionnelle. Pourtant, elle continue à devoir composer avec des contraintes bien plus ordinaires : un emploi du temps, des journées de travail, des heures supplémentaires et des congés à poser pour pouvoir partir courir.
C’est précisément ce décalage qui rend son parcours aussi particulier. Peu d’athlètes capables d’enchaîner des ultras de plusieurs centaines de kilomètres doivent encore réfléchir à la meilleure manière d’utiliser leurs jours de congé pour construire leur saison.
La Diagonale des Fous arrive
Dans les commentaires de sa publication, un internaute lui rappelle d’ailleurs immédiatement que la Diagonale des Fous approche. La réponse de Claire Bannwarth tient en deux mots : « entre autres ».
Une formule courte, mais révélatrice de la densité de son programme. La Diagonale représente déjà un objectif majeur à elle seule, mais elle semble surtout s’inscrire dans une succession d’épreuves que Claire Bannwarth envisage comme un ensemble plutôt que comme quelques rendez-vous isolés.
Un autre internaute lui suggère la LyonSainté pour le mois de décembre, preuve que sa communauté connaît désormais parfaitement son goût pour les enchaînements improbables et les calendriers qui laisseraient la plupart des coureurs épuisés rien qu’à leur lecture.
En résumé, Claire Bannwarth court comme une professionnelle, tout en continuant à travailler
Cette reprise du travail rappelle surtout une réalité souvent oubliée dans le trail : évoluer à un très haut niveau, être sponsorisé et participer aux plus grandes courses internationales ne signifie pas nécessairement vivre uniquement de son sport.
Claire Bannwarth appartient précisément à cette catégorie d’athlètes dont les performances peuvent donner l’image d’une carrière professionnelle à plein temps, alors que leur organisation quotidienne repose encore en grande partie sur un emploi classique. Son partenariat avec une marque peut lui permettre d’alléger cette contrainte, mais il ne transforme pas pour autant son quotidien en celui d’une sportive entièrement libérée des impératifs professionnels.
Un an après avoir raconté la perte de son emploi dans une période marquée par la blessure et la dépression, Claire Bannwarth semble donc avoir retrouvé plusieurs repères à la fois : le travail, les ultras et surtout la possibilité de recommencer à construire ses saisons comme elle les aime.
Avec, déjà , une question pour la fin de l’année : quelle course ajouter en décembre pour écouler les derniers congés ?
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondĂ© de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribuĂ© Ă faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dĂ©rives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidĂ©os YouTube.










