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🎧 Le prix des carburants atteint un nouveau sommet en France. Vendredi 18 septembre 2026, le litre de gazole dépasse 2,39 euros en moyenne, tandis que le SP95-E10 se situe autour de 2,17 euros.
Le diesel atteint un niveau historique. Certains spécialistes estiment que le gazole pourrait dépasser 2,50 euros le litre dans les prochaines semaines si la hausse se poursuit.
Emmanuel Macron s’est exprimé vendredi 18 septembre sur cette hausse. Interrogé sur une éventuelle baisse des taxes ou un blocage des prix, le président de la République n’a annoncé aucune baisse générale de la fiscalité sur les carburants. Le gouvernement privilégie à ce stade la sécurisation des approvisionnements, une action au niveau européen et des dispositifs ciblés.
Dans ce contexte, une baisse rapide et importante des prix à la pompe apparaît peu probable. Pour les coureurs qui effectuent de petits trajets quotidiens, une autre possibilité existe : se déplacer en courant.
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Le run commuting : courir pour aller travailler pour remplacer certains petits trajets en voiture
La course à pied peut constituer un moyen de déplacement lorsque la distance entre le domicile et le lieu de travail reste courte.
Cette pratique est connue sous le nom de « run commuting ». Elle consiste à effectuer en courant tout ou partie du trajet domicile-travail. Elle permet de regrouper déplacement quotidien et entraînement.
Pour une personne qui travaille à 5 kilomètres de son domicile, un aller-retour représente 10 kilomètres de course dans la journée. Effectué cinq fois dans la semaine, ce trajet porte le volume à 50 kilomètres hebdomadaires.
La distance devient donc rapidement importante, même lorsque le lieu de travail se trouve relativement près du domicile.
🚲 Et le vélo ?
Le vélo permet d’envisager des distances domicile-travail plus importantes que la course à pied, tout en limitant la fatigue liée aux déplacements quotidiens.
Pour un trajet de 5 à 10 kilomètres, il constitue une alternative possible à la voiture lorsque les conditions de circulation et les infrastructures le permettent. Un trajet de 10 kilomètres effectué à une vitesse moyenne de 15 à 20 km/h représente environ 30 à 40 minutes.
Le vélo à assistance électrique permet d’étendre encore cette distance et de réduire l’effort nécessaire, notamment pour les trajets avec du dénivelé.
Pour un coureur ou un traileur, le vélo présente aussi un intérêt sportif : il développe l’endurance avec beaucoup moins d’impacts que la course à pied. Il peut donc servir à la fois de moyen de transport et d’entraînement complémentaire.
Avec la hausse actuelle des carburants, le vélo reste ainsi l’une des solutions les plus accessibles pour remplacer la voiture sur une partie des trajets courts.
Combien de kilomètres peut-on réellement courir pour aller travailler ?
La distance possible dépend d’abord du niveau du coureur et de son volume d’entraînement habituel.
Un trajet domicile-travail ne doit pas être considéré comme des kilomètres « gratuits » : il s’ajoute à la charge supportée par les muscles, les tendons et les articulations.
Pour un coureur qui pratique deux ou trois fois par semaine, commencer par un seul trajet couru par semaine est plus réaliste que de partir immédiatement au travail en courant tous les matins.
Une distance de 3 à 5 kilomètres peut déjà remplacer l’un des footings habituels.
Un coureur habitué à quatre ou cinq sorties hebdomadaires peut plus facilement intégrer plusieurs trajets de 5 à 10 kilomètres, à condition de les comptabiliser dans son entraînement.
Si 40 kilomètres sont habituellement courus chaque semaine, ajouter 30 kilomètres de trajets domicile-travail sans supprimer d’autres séances ferait presque doubler le volume.
Le run commuting fonctionne donc surtout lorsqu’il remplace une partie de l’entraînement habituel, plutôt que lorsqu’il vient systématiquement s’y ajouter.
Terrain, niveau, blessures : tous les trajets ne se valent pas
Cinq kilomètres sur une piste cyclable plate et régulière ne représentent pas la même contrainte que cinq kilomètres sur des trottoirs, avec des arrêts fréquents, des montées ou des chemins techniques.
Pour un traileur, un trajet comprenant des chemins peut être intéressant, mais la nature du terrain doit être prise en compte dans la charge d’entraînement. Un parcours vallonné ou technique sollicite davantage les muscles et peut augmenter le temps nécessaire pour rejoindre le travail.
Le risque de blessure dépend surtout d’une augmentation trop rapide du volume.
Un coureur qui passe brutalement de trois sorties hebdomadaires à dix trajets courus entre le lundi et le vendredi multiplie les impacts sans laisser au corps le temps de s’adapter.
Une douleur persistante au tendon d’Achille, au genou, au tibia ou au pied doit conduire à réduire ou interrompre les trajets courus. L’objectif reste de remplacer un déplacement par une séance, pas de transformer chaque déplacement en entraînement obligatoire.
Faut-il courir matin et soir ?
Pas nécessairement. C’est même l’un des moyens les plus simples de rendre cette pratique accessible.
Un coureur peut par exemple aller travailler en transports en commun et rentrer en courant. Il peut également déposer sa voiture à proximité du travail, effectuer seulement une partie du trajet en courant ou alterner course et vélo selon les jours.
Il est aussi possible de courir jusqu’au travail un matin, puis de rentrer autrement le soir. Le run commuting n’impose donc pas de courir deux fois par jour ni de supprimer totalement la voiture ou les transports.
Pour un coureur amateur, deux ou trois trajets courus dans la semaine peuvent déjà constituer plusieurs séances d’endurance et remplacer une partie de l’entraînement prévu.
Comment arriver au bureau sans passer la journée en tenue de running ?
La principale difficulté du run commuting est souvent logistique.
Lorsque le lieu de travail dispose d’une douche et d’un vestiaire, l’organisation reste simple.
Les vêtements de travail peuvent être laissés sur place la veille ou transportés dans un sac de running suffisamment stable.
Sans douche, la distance et l’intensité deviennent déterminantes.
Un trajet court effectué en endurance à faible intensité limite davantage la transpiration qu’une séance rapide de 10 kilomètres. Une toilette au lavabo et un changement complet de vêtements peuvent suffire dans certaines situations, mais cette organisation dépend évidemment du travail exercé et des équipements disponibles.
Une autre solution consiste à courir uniquement sur le trajet du retour. Les vêtements et le matériel nécessaires peuvent alors être apportés au travail le matin, et la question de la douche à l’arrivée disparaît.
Le poids transporté doit également rester raisonnable. Courir avec un ordinateur, des chaussures de ville, une bouteille et plusieurs vêtements dans un sac lourd modifie la foulée et augmente la contrainte. Lorsque c’est possible, laisser une partie des affaires au bureau facilite considérablement la pratique.
Le run commuting doit rester une séance d’endurance
Pour être répété régulièrement, le trajet domicile-travail a intérêt à être couru majoritairement à allure facile.
L’objectif consiste alors à accumuler du temps d’endurance tout en effectuant un déplacement nécessaire. Les séances rapides, les côtes difficiles et les sorties longues restent des entraînements spécifiques à organiser séparément.
Cette distinction est importante : courir pour aller travailler peut remplacer certains footings, mais ne transforme pas automatiquement tous les déplacements en entraînement utile.
La distance réellement envisageable dépend donc moins d’un nombre de kilomètres théorique que de quatre éléments : le niveau du coureur, son volume habituel, la qualité du parcours et les possibilités pratiques une fois arrivé au travail.
Remplacer la voiture par la course permet-il réellement d’économiser ?
Sur les courtes distances, chaque trajet effectué en courant permet d’éviter la consommation de carburant correspondante.
L’économie reste limitée lorsqu’il s’agit de quelques kilomètres, mais elle peut devenir régulière lorsque le déplacement est répété plusieurs fois par semaine.
La course à pied entraîne elle aussi des dépenses. Les chaussures doivent être renouvelées, le matériel représente un coût et une augmentation importante du volume d’entraînement peut également accroître les besoins alimentaires.
La comparaison reste néanmoins favorable à la course à pied sur un point : le coût d’un trajet ne varie pas directement avec le prix du litre de carburant.
À partir de quelle distance courir jusqu’au travail devient-il difficile ?
La distance quotidienne permet de mesurer les limites de cette solution.
- Avec un lieu de travail situé à 3 kilomètres du domicile, l’aller-retour représente 6 kilomètres par jour.
- À 5 kilomètres, le total atteint 10 kilomètres.
- À 10 kilomètres, il faut parcourir 20 kilomètres dans la journée, soit potentiellement 100 kilomètres sur cinq jours.
- À 20 kilomètres du domicile, l’aller-retour représente déjà 40 kilomètres.
Le déplacement en courant concerne donc principalement les trajets courts ou les personnes capables d’en effectuer seulement une partie à pied.
Courir pour aller travailler : ce qu’il est réellement possible de faire
Le tableau récapitulatif
| Situation | Ce qui est réaliste | Organisation | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Coureur débutant ou 2 sorties/semaine | 1 trajet de 3 à 5 km par semaine | Courir seulement l’aller ou le retour | Ne pas ajouter brutalement plusieurs jours de course |
| Coureur régulier, 3 à 4 sorties/semaine | 1 à 3 trajets de 5 à 8 km par semaine | Remplacer des footings prévus par les trajets | Compter ces kilomètres dans le volume hebdomadaire |
| Coureur très entraîné | Plusieurs trajets de 5 à 10 km peuvent être intégrés | Alterner aller, retour et éventuellement double trajet | Éviter que tous les trajets viennent s’ajouter au programme habituel |
| Pas de douche au travail | Courir de préférence le soir | Aller au travail normalement et rentrer en courant | Le trajet du matin devient compliqué dès que la transpiration est importante |
| Douche et vestiaire disponibles | Aller ou retour possibles | Laisser vêtements, chaussures et nécessaire de toilette au bureau | Limiter le poids transporté en courant |
| Trajet plat et sécurisé | Le plus facile à répéter régulièrement | Courir en endurance à allure confortable | Feux, circulation et traversées peuvent casser le rythme |
| Trajet vallonné ou sur chemins | Possible pour un coureur habitué au terrain | Considérer le trajet comme une véritable séance de trail | Dénivelé et technicité augmentent la fatigue à distance égale |
| Trajet trop long pour être couru entièrement | Courir seulement une partie | Combiner course + train, bus, vélo ou voiture | Prévoir où laisser ou récupérer les affaires |
| Douleur ou antécédent de blessure | Réduire ou suspendre les trajets courus | Revenir progressivement après disparition du problème | La répétition quotidienne des impacts peut révéler une surcharge |
L’infographie pour tout retenir
En résumé, courir pour répondre à la hausse des carburants est évidemment une boutade
La course à pied ne constitue évidemment pas une réponse à la hausse nationale du prix des carburants.
La voiture reste indispensable pour de nombreux déplacements, notamment dans les territoires où les distances sont importantes ou lorsque l’offre de transports collectifs est limitée. Les contraintes professionnelles et familiales rendent également impossible le remplacement de nombreux trajets en voiture.
L’idée de courir pour économiser du carburant relève donc avant tout de la boutade.
Elle rappelle toutefois qu’un trajet court peut parfois être intégré à l’entraînement d’un coureur. Avec un diesel qui dépasse désormais 2,39 euros le litre, quelques kilomètres parcourus en courant peuvent aussi devenir quelques kilomètres économisés en voiture.
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Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondĂ© de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribuĂ© Ă faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dĂ©rives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidĂ©os YouTube.











