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🎧 Un couple français décide de redescendre séparément après une randonnée en Slovénie. La femme prend la télécabine tandis que son mari choisit de repartir seul à pied. Il ne revient jamais. Son corps est retrouvé plusieurs jours plus tard dans une zone escarpée.
L’histoire intervient au moment où l’expression « divorce alpin » fait beaucoup parler en France. Mais derrière la formule devenue virale, ce drame rappelle surtout une réalité beaucoup plus concrète pour les randonneurs et les trailers : en montagne, se séparer au cours d’une sortie peut modifier brutalement le niveau de sécurité.
Le couple décide de rentrer séparément
Miguel Alarcon, 67 ans, originaire de Montbrison dans la Loire, voyage avec son épouse Brigitte en Europe centrale.
Le mercredi 26 août 2026, le couple se trouve à Velika Planina, une zone de montagne située dans le nord de la Slovénie.
Après une balade ensemble, les deux époux décident de ne pas effectuer le retour de la même manière.
Brigitte redescend en télécabine. Miguel, lui, choisit de rentrer à pied en empruntant un sentier.
D’après les informations disponibles, rien ne permet d’affirmer que Brigitte abandonne son mari en difficulté. Les deux membres du couple décident simplement de se séparer pour le retour.
Mais Miguel ne rejoint jamais son épouse.
Sans nouvelles de son mari, elle alerte les secours
Les heures passent et Brigitte ne voit toujours pas revenir Miguel.
Inquiète, elle prévient les secours en fin de journée.
D’importants moyens se mettent alors en place pour retrouver le Français : hélicoptères, drones thermiques et équipes spécialisées participent aux recherches.
Celles-ci se poursuivent pendant plusieurs jours.
Le 31 août, soit cinq jours après sa disparition, le corps de Miguel Alarcon est finalement retrouvé dans une crevasse, en contrebas du secteur de Velika Planina.
Les circonstances précises de sa mort restent inconnues.
La presse slovène évoque notamment la possibilité que le randonneur se perde pendant sa descente et quitte l’itinéraire prévu. Cette hypothèse ne constitue toutefois pas une conclusion officielle.
En pleine polémique sur le « divorce alpin », le parallèle s’impose
Le timing de ce drame interpelle.
Depuis plusieurs jours, l’expression « divorce alpin » s’installe dans le débat français après plusieurs témoignages de femmes expliquant que leur compagnon les laisse seules pendant une randonnée.
L’eurodéputée LFI Emma Fourreau reprend notamment le sujet et présente certaines de ces situations comme une forme de violence conjugale. Sa prise de parole déclenche ensuite une polémique avec l’humoriste Sophia Aram.
Le principe du « divorce alpin » désigne généralement une situation dans laquelle un membre du couple part devant ou laisse l’autre seul pendant une sortie.
Le drame slovène ne correspond cependant pas exactement à cette définition.
Rien, dans les éléments disponibles, ne permet d’affirmer que Brigitte laisse volontairement Miguel en situation de danger.
Ils décident de rentrer séparément : elle par la télécabine, lui à pied.
C’est précisément là que ce fait divers prend une autre dimension pour les pratiquants de randonnée et de trail.
La question ne consiste pas uniquement à savoir qui « abandonne » qui.
Se séparer en montagne signifie surtout que chacun se retrouve seul face à son orientation, son équipement et sa sécurité.
Lorsqu’un trailer part devant son groupe, lorsqu’un couple choisit deux itinéraires différents ou lorsqu’un randonneur décide de terminer seul une sortie, une chute ou une simple erreur de parcours peut devenir beaucoup plus compliquée à gérer.
À deux, une mauvaise direction se repère plus facilement. Une blessure peut être signalée immédiatement. Un malaise peut déclencher rapidement une alerte.
Seul, le même incident peut rester invisible pendant plusieurs heures.
Le corps de Miguel Alarcon est retrouvé le 31 août dans une zone très raide et difficile d’accès, entre la station supérieure du téléphérique de Šimnovec et le secteur de Kuklarji. Les sauveteurs doivent utiliser un hélicoptère de la police slovène pour l’évacuer.
Selon le média local Kamnik.info, le randonneur aurait pu tenter de redescendre de Velika Planina par l’alpage de Dol avant de manquer son chemin et de se retrouver hors sentier. Les circonstances exactes de l’accident restent toutefois inconnues.
En trail aussi, « on se retrouve en bas » reste une vraie décision de sécurité
Tous ceux qui pratiquent régulièrement le trail connaissent ce genre de situation.
Les niveaux diffèrent, l’un veut courir la descente pendant que l’autre préfère marcher, certains veulent rallonger la sortie tandis que les autres choisissent le chemin le plus direct.
Dans la grande majorité des cas, tout se passe bien.
Mais en terrain montagneux, la phrase « on se retrouve en bas » mérite quelques précautions : connaître précisément l’itinéraire de l’autre, disposer d’un téléphone suffisamment chargé, partager éventuellement sa position et fixer clairement le point de rendez-vous.
Le décès de Miguel Alarcon ne prouve évidemment pas qu’il devient dangereux de se séparer pendant chaque randonnée.
Il rappelle simplement qu’une décision apparemment anodine peut prendre une autre dimension lorsqu’un problème survient.
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