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🎧 Après la polémique des « divorces alpins », ces randonneurs qui laissent leur partenaire derrière eux pour continuer leur sortie, une nouvelle histoire pose exactement la même question de sécurité en montagne. Cette fois, la personne abandonnée est un garçon de seulement 7 ans. Son père a poursuivi l’ascension du mont Fuji avec son autre fils alors que l’enfant, épuisé, était resté seul à environ 2 500 mètres d’altitude.
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Trop fatigué pour continuer, le garçon de 7 ans reste seul
Les faits se sont déroulés jeudi 20 août 2026 sur le mont Fuji, au Japon.
Un père de famille était parti gravir la montagne avec ses deux fils par l’itinéraire de Fujinomiya. Arrivé à la sixième station, son plus jeune fils, âgé de 7 ans, a expliqué qu’il était trop fatigué pour poursuivre l’ascension.
Le père a alors choisi de continuer en direction du sommet avec son autre fils. Le garçon de 7 ans est resté seul sur place.
Selon TV Asahi, qui a interrogé le personnel du refuge, le père lui aurait demandé de l’attendre pendant huit heures. L’enfant disposait de quelques friandises et d’une boisson, mais d’aucun argent. Il était toutefois correctement équipé pour la montagne.
Un employé d’un refuge découvre l’enfant seul à 2 500 mètres
Vers 7 heures du matin, un employé d’un refuge situé à la sixième station découvre le garçon assis seul sur un banc. Le refuge prévient alors la police vers 7 h 30.
L’enfant explique que son père est parti devant. Il paraît fatigué mais ne présente aucune blessure. Les policiers le prennent en charge tandis que des recherches sont engagées pour retrouver son père.
Celui-ci avait déjà poursuivi son ascension jusqu’aux environs de la huitième station.
La famille sera finalement réunie plusieurs heures plus tard.
Après les « divorces alpins », l’abandon du plus faible en montagne revient dans l’actualité
Cette histoire arrive quelques jours seulement après la polémique française sur les fameux « divorces alpins ».
Cette expression devenue virale désigne des situations dans lesquelles un randonneur ou un traileur poursuit sa sortie en laissant son ou sa partenaire derrière lui parce que cette personne avance moins vite, fatigue ou refuse de continuer.
Les témoignages médiatisés ces derniers mois concernaient surtout des femmes laissées seules par leur compagnon. L’eurodéputée LFI Emma Fourreau avait même évoqué des hommes susceptibles de vouloir préserver leur performance ou leur activité Strava, déclenchant une polémique sur l’ampleur réelle du phénomène.
Aucune statistique permet toutefois d’établir l’existence d’une vague massive de « divorces alpins ».
L’affaire du mont Fuji montre en revanche que le problème de fond dépasse largement la question du couple ou du sexe de la personne abandonnée : en montagne, certains groupes continuent simplement à avancer lorsque l’un de leurs membres ne suit plus.
Et cette fois, celui qui ne suivait plus avait 7 ans.
En résumé, en randonnée comme en trail, le rythme du plus faible doit devenir celui du groupe
La réaction de la police japonaise est particulièrement intéressante pour les pratiquants de randonnée et de trail.
Après cette affaire, les autorités ont rappelé une règle élémentaire : lorsqu’on évolue en groupe, l’allure doit être adaptée à la personne disposant de la condition physique la plus faible et le groupe doit rester ensemble.
Une évidence sur le papier qui prend une autre dimension en montagne.
Fatigue, froid, brouillard, pluie, mauvaise orientation ou chute peuvent transformer rapidement une attente apparemment anodine en véritable situation de détresse. Le mont Fuji culmine à 3 776 mètres et ses conditions météorologiques peuvent évoluer rapidement.
Le garçon se trouvait déjà aux alentours de 2 500 mètres lorsqu’il a été laissé seul.
La réalité est beaucoup moins amusante.
Une sortie en montagne en groupe implique une responsabilité collective. Celui qui fatigue, qui ralentit ou qui rencontre une difficulté devient justement la personne autour de laquelle le groupe doit adapter sa progression.
En randonnée comme en trail, atteindre le sommet reste secondaire.
Ramener tout le monde en sécurité reste la priorité.
Sources
Cette affaire a été rapportée initialement par les médias japonais TV Asahi et TV Shizuoka/FNN à partir des informations de la police de Shizuoka et du témoignage du personnel du refuge de la sixième station. Elle a ensuite été reprise par l’AFP ainsi que par plusieurs médias internationaux, dont The Japan Times et The Guardian.
Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.
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