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🎧 Avec la canicule qui se prolonge en France en ce week-end du 15 août, un autre risque accompagne les fortes températures : la pollution à l’ozone.
Ce gaz irritant, favorisé par la chaleur et le rayonnement solaire, peut devenir particulièrement gênant lorsqu’on pratique une activité physique intense en extérieur.
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Pour les coureurs et les traileurs, la question est donc simple : faut-il renoncer à courir lorsque l’ozone grimpe ?
La réponse dépend du niveau de pollution, de l’heure de la sortie, de son intensité… et du profil du coureur.
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L’ozone est favorisé par la canicule
Contrairement aux particules fines que l’on associe facilement aux fumées ou au trafic, l’ozone présent près du sol n’est pas directement rejeté dans l’atmosphère.
Il se forme par réactions chimiques à partir d’autres polluants, notamment des oxydes d’azote et des composés organiques volatils, sous l’action du soleil.
Les situations chaudes, très ensoleillées et peu ventilées sont donc particulièrement favorables à son accumulation. Atmo France rappelle que l’ozone peut provoquer des irritations respiratoires et oculaires, une inflammation pulmonaire, une diminution temporaire de la fonction respiratoire et également des effets cardiovasculaires.
C’est aussi pour cette raison que certains épisodes de pollution conduisent les préfectures à prendre des mesures de réduction des émissions, avec notamment des limitations de vitesse abaissées de 20 km/h sur certains axes routiers. Ce type de mesure a déjà été utilisé à plusieurs reprises durant les épisodes d’ozone de l’été 2026.
7 conseils pour courir pendant un pic de pollution à l’ozone
Conseil n°1 : courir tôt le matin
Pendant un épisode de pollution à l’ozone, l’horaire de la sortie compte beaucoup.
L’ozone se forme sous l’action du soleil et ses concentrations ont tendance à augmenter au cours de la journée. Le ministère de la Santé recommande d’ailleurs aux personnes vulnérables ou sensibles d’éviter les sorties l’après-midi lorsque l’ensoleillement est maximal.
Pour un coureur, partir tôt le matin présente donc un double avantage : les températures sont généralement plus basses en période de canicule et les conditions sont souvent plus favorables concernant l’ozone.
Entre une sortie à 7 heures et une sortie à 16 heures, le choix est donc assez simple ce week-end : mieux vaut régler le réveil.
Conseil n°2 : remplacer la séance intense par un footing facile
Plus on court vite, plus on respire.
Lorsque l’intensité augmente, la ventilation augmente elle aussi et le coureur inhale beaucoup plus d’air qu’au repos. Cela signifie également qu’il peut inhaler davantage de polluants.
Pendant un pic d’ozone, ce n’est donc probablement pas le meilleur moment pour programmer un fractionné, un tempo, des répétitions de côtes ou une grosse séance au seuil.
Un footing tranquille est beaucoup plus adapté qu’un entraînement à haute intensité.
Pour les traileurs, la même logique vaut dans les montées : inutile de chercher à faire monter fortement le cardio lorsque la qualité de l’air est dégradée.
Conseil n°3 : raccourcir sa sortie
Il n’est pas forcément nécessaire d’annuler toute activité physique dès qu’un épisode de pollution est annoncé.
En revanche, réduire la durée de l’exposition est une précaution simple.
Une sortie de 40 minutes en endurance tranquille n’engage évidemment pas le même volume respiratoire qu’une sortie longue de quatre ou cinq heures.
Si une grosse sortie était prévue ce week-end, il peut donc être judicieux de la décaler et de conserver simplement un petit footing d’entretien.
Reporter une sortie longue de 24 ou 48 heures ne fera perdre aucune condition physique.
Conseil n°4 : ne pas croire que le trail protège forcément de l’ozone
Partir courir dans la nature reste intéressant pour s’éloigner directement du trafic routier, mais cela ne signifie pas que l’air sera forcément débarrassé de l’ozone.
Ce polluant peut être transporté sur de longues distances. Des concentrations élevées peuvent donc également être observées dans des secteurs ruraux, périurbains ou montagneux.
Autrement dit, monter sur un sentier plutôt que courir en centre-ville ne suffit pas à garantir une faible exposition.
Pour le traileur, il faut donc regarder la qualité de l’air de la zone où il compte réellement courir, et pas seulement celle de la grande ville voisine.
Conseil n°5 : éviter autant que possible les grands axes routiers
Même si l’ozone est un polluant particulier qui peut être présent loin des zones de trafic, courir au bord d’une route très fréquentée reste une mauvaise idée lors d’un épisode de pollution.
Pour un footing, mieux vaut privilégier les parcs, chemins, pistes cyclables éloignées de la circulation ou sentiers lorsque cela est possible.
Cela permet au minimum de réduire l’exposition directe à d’autres polluants issus du trafic.
Conseil n°6 : vérifier la qualité de l’air avant de chausser ses chaussures
Un épisode de pollution ne touche pas toute la France de manière identique.
Les concentrations peuvent varier fortement entre deux départements, mais aussi au cours d’une même journée.
Avant une sortie, le bon réflexe consiste donc à consulter l’indice de qualité de l’air de sa région et les éventuelles alertes émises localement.
Atmo France et les associations régionales de surveillance de la qualité de l’air publient ces informations quotidiennement.
Cela permet surtout d’éviter une règle trop simpliste du type « il y a de l’ozone en France, donc je ne cours pas » : ce qui compte est la situation là où vous allez courir.
Conseil n°7 : en cas d’asthme ou de problème respiratoire, être beaucoup plus prudent
Les personnes asthmatiques ainsi que celles souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires font partie des populations les plus vulnérables face à la pollution atmosphérique.
Pour elles, les recommandations sont donc plus strictes concernant les efforts physiques intenses en extérieur.
Une gêne respiratoire inhabituelle, des sifflements, un essoufflement anormal ou des palpitations pendant la course ne doivent pas être banalisés.
Dans ce cas, il faut ralentir ou interrompre l’effort et, si les symptômes persistent ou inquiètent, demander un avis médical.
En résumé, il faut parfois accepter de reporter une grosse séance
Avec la canicule actuelle, les contraintes s’additionnent : forte chaleur, soleil, pollution à l’ozone et effort intense.
Ce n’est pas parce qu’une séance était inscrite dans le programme qu’elle doit absolument être réalisée ce jour-là.
Un fractionné, une longue sortie ou une séance difficile peuvent très bien être déplacés.
Pour beaucoup de coureurs, la meilleure solution ce week-end sera finalement très simple : un petit footing facile tôt le matin… ou une journée de repos.
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