🎧 Longtemps discret sur le sujet, Clemquicourt met désormais les mots sur son malaise.
Au lendemain de son Ultra-Marin, le créateur de contenu publie un long message dans lequel il remercie la Bretagne… mais règle aussi ses comptes avec une image qui lui colle à la peau. Celle d’un simple « influenceur ».
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« À Chamonix, on nous réduit au terme d’influenceur »
Au milieu d’un texte consacré à l’Ultra-Marin, une phrase retient immédiatement l’attention.
« Ça me trouait le c*l de me montrer à Chamonix, là où la plupart des élites réduisent notre travail au terme d’« influenceur ». »
Le message est clair. Pour Clemquicourt, une partie du milieu du trail ne reconnaît pas le travail de fond réalisé par les créateurs de contenu. Derrière les vidéos, les documentaires ou les récits publiés sur les réseaux sociaux, il voit un véritable travail d’écriture, de réalisation et de narration qui dépasse largement la simple promotion de produits.
Une étiquette qui divise
Cette prise de position ne tarde pas à faire réagir.
Certains internautes lui donnent raison et estiment que le terme « influenceur » est devenu réducteur. Ils rappellent que produire des vidéos, raconter des aventures et documenter des courses demande bien plus qu’une simple présence sur Instagram.
D’autres, au contraire, ne comprennent pas cette prise de distance. Pour eux, vivre de partenariats avec des marques, promouvoir des équipements ou réaliser des campagnes commerciales correspond précisément à la définition d’un influenceur.
Les commentaires rappellent également que ce modèle économique s’est largement imposé dans le trail professionnel, où les performances sportives ne suffisent plus toujours à assurer un revenu.
L’Ultra-Marin, loin du tumulte de Chamonix
Au-delà de cette polémique, Clemquicourt profite surtout de son passage en Bretagne pour saluer l’ambiance de l’Ultra-Marin.
Il raconte avoir retrouvé une ferveur comparable à celle de la Diagonale des Fous ou de l’UTMB. Les encouragements permanents, les habitants présents au bord des routes, les animations improvisées et l’accueil réservé aux coureurs le marquent profondément.
Il résume son ressenti en une phrase : le trail n’appartient à personne… « mais peut-être un peu aux Bretons quand même ».
En résumé, c’est un débat qui dépasse largement le cas de Clemquicourt
Cette sortie dépasse finalement la seule personne de Clemquicourt.
Depuis plusieurs années, les meilleurs traileurs deviennent aussi vidéastes, youtubeurs, podcasteurs ou créateurs de contenu. Les marques attendent désormais d’eux bien plus que des résultats sportifs : elles recherchent de la visibilité, des histoires à raconter et une présence permanente sur les réseaux sociaux.
Dans ce contexte, la frontière entre athlète, créateur de contenu et influenceur devient de plus en plus floue. Le débat lancé par Clemquicourt montre surtout que ce mot continue de diviser un milieu qui peine encore à définir la place de ces nouveaux acteurs.
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