À une étape de l’arrivée, le Marathon des Sables 2026 semble déjà avoir trouvé ses deux grands vainqueurs. Après cinq jours d’efforts dans le désert marocain, entre chaleur, vent et fatigue extrême, Marathon des Sables s’apprête à livrer son verdict… sauf retournement improbable.
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Une étape marathon qui a figé la course
Au lendemain de la redoutable étape longue de 100 km, la cinquième journée avait tout d’un piège. Sur le papier, ses 42,5 km pouvaient sembler plus accessibles. Dans la réalité, elle s’est révélée décisive.
Dès les premiers kilomètres, le rythme s’emballe sous l’impulsion de Pierre Meslet. Derrière lui, Michaël Gras et Ludovic Pommeret tentent de créer une dynamique offensive côté français. L’objectif est clair : bousculer la domination marocaine.
Mais comme souvent dans cette édition, la réponse ne tarde pas. Mohamed El Morabity attend son moment. À partir du troisième point de contrôle, il place une accélération progressive, presque clinique, qui va faire exploser la course. Aucun de ses adversaires ne parvient à suivre.
Il s’impose en 3 h 08 min 07 s, devant son frère Rachid El Morabity et Ludovic Pommeret, confirmant une hiérarchie désormais très claire. L’écart entre les dix premiers — plus de 30 minutes — traduit la violence de cette étape dans des organismes déjà entamés.
Mohamed El Morabity a fait le plus dur
Au classement général, Mohamed El Morabity possède désormais une avance solide. Avec plus de 20 minutes sur son premier poursuivant, il aborde la dernière étape en position idéale.
Dans une course comme le Marathon des Sables, rien n’est jamais totalement acquis. Une défaillance, une erreur d’hydratation ou un souci matériel peuvent tout remettre en question. Mais dans ce contexte précis, la domination du Marocain semble difficile à inverser.
Son contrôle de course, sa gestion de l’effort et sa capacité à répondre aux attaques ont marqué cette édition. Plus qu’une simple prise de pouvoir, c’est une démonstration de maîtrise.
Maryline Nakache, seule au monde
Chez les femmes, la course n’offre quasiment plus de suspense. Maryline Nakache continue d’imposer son rythme avec une régularité impressionnante.
Sur cette étape marathon, elle s’impose en 4 h 03 min 03 s, sans jamais donner l’impression d’être mise en difficulté. Derrière, Magdalena Boulet signe une solide deuxième place, tandis que Aziza El Amrany complète le podium.
Au général, l’écart est désormais conséquent. Maryline Nakache possède plus de 3 h d’avance sur sa première poursuivante. Sauf incident majeur, la victoire finale ne peut plus lui échapper.
Sa performance dépasse la simple domination sportive. Elle s’inscrit dans une logique de contrôle total, où chaque étape est courue avec intelligence, sans excès, mais avec une efficacité redoutable.
Une dernière étape pour conclure… mais pas pour renverser
La sixième et ultime étape, longue d’un peu plus de 23 km, ne devrait pas bouleverser le classement général. Elle reste néanmoins un moment à part dans le Marathon des Sables.
Parce qu’au-delà des positions, c’est l’arrivée qui compte. Après près d’une semaine en autosuffisance, dans un environnement hostile, franchir la ligne représente bien plus qu’un résultat.
Pour les leaders, il s’agira surtout de gérer. Ne pas commettre d’erreur, rester concentré, éviter la défaillance de dernière minute. Pour les autres, cette dernière étape sera celle de l’émotion, du soulagement et parfois de la revanche personnelle.
À l’aube de cette dernière journée, deux noms s’imposent : Mohamed El Morabity et Maryline Nakache. Leur supériorité s’est construite étape après étape, sans véritable faille.
Dans le désert, la hiérarchie ne se décrète pas. Elle se construit dans la gestion de la fatigue, la capacité à encaisser les conditions extrêmes et à répondre présent au bon moment.
Sauf imprévu, l’édition 2026 du Marathon des Sables s’apprête donc à sacrer deux athlètes qui auront dominé leur course avec autorité. Mais comme toujours dans cette épreuve, la dernière ligne droite reste celle du respect : celui du désert, et celui de la course.
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