Une backyard, c’est une course où les participants doivent parcourir une boucle de 6,7 km, avec un départ toutes les heures. Il faut terminer la boucle avant la fin de l’heure pour pouvoir repartir (le concept existe sous plein d’autres appellations : le dernier homme debout, infinity trail… mais il reprend toujours le même principe). Objectif : tenir le plus longtemps possible.
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La course peut donc durer très longtemps.
Sur un départ de Backyard, il y a deux types de coureurs :
- Celui qui est là pour faire sa sortie longue du dimanche, pour préparer son marathon ou son prochain ultra, et qui se fixe à l’avance un nombre de tours à faire
- Et celui qui prend le départ en espérant aller le plus loin possible en repoussant ses limites
Si l’on fait partie de la deuxième catégorie, la logique n’est pas de “courir” une course, mais de survivre plus longtemps que les autres. La capacité à tenir dans le temps se joue autant dans la tête que dans les jambes.
Pour durer, il y a quelques points clés à connaître :
Adopter la bonne stratégie mentale
La mission est de repartir à chaque heure, donc il ne faut jamais penser au nombre total de boucles. Il vaut mieux découper la course en portions d’une heure : pour le cerveau, c’est plus simple. Comme on dit, “un pas après l’autre”, ici le mantra devient “juste une de plus”.
Ceux qui abandonnent une backyard le font souvent à cause du mental, et pas parce qu’ils sont physiquement à bout.
Trouver son rythme parfait
L’objectif idéal est de finir une boucle en 50 à 55 minutes, ce qui laisse 5 à 10 minutes de pause. Juste assez pour manger et boire, sans trop se refroidir musculairement.
Partir trop vite sur les premières boucles fait brûler davantage d’énergie et compromet la durée. Partir trop lentement génère du stress et réduit le temps de récupération. La régularité reste le meilleur allié.
Optimiser chaque minute de pause
La pause entre deux boucles est un véritable “ravitaillement vital”. À chaque passage, il faut boire, manger, ajuster les chaussures et les vêtements si nécessaire. Visualiser mentalement ce qu’il y a à faire avant le prochain départ permet d’éviter de se disperser.
Manger comme si c’était un job
Dès le départ, alterner le sucré et le salé, sans les mélanger en même temps. Même sans sensation de faim, il faut manger un peu à chaque boucle.
Gérer son corps avant les problèmes
L’avantage des boucles, c’est la possibilité d’adapter facilement son équipement toutes les heures. Changer de chaussettes ou de chaussures si besoin, protéger les zones sensibles en cas d’ampoules, adapter les vêtements en fonction de la température…
Le gagnant est souvent celui qui accumule le moins de petits soucis.
Anticiper la nuit (moment décisif)
C’est là que la course commence vraiment. Prévoir des vêtements chauds, une frontale fiable et une alimentation facile à digérer. Mentalement, il faut accepter les moments difficiles, en gardant en tête qu’ils sont partagés par tous.
La nuit ressemble à une deuxième course qui débute.
Gérer les “crises”
Des coups de fatigue, des nausées ou une perte de motivation apparaissent forcément. Mais il ne faut jamais prendre de décision dans ces moments-là. Attendre une ou deux boucles suffit souvent à retrouver de meilleures sensations.
Économie maximale
Marcher dans les montées, y compris dans les faux plats montants, puis relancer progressivement.
La stratégie consiste à éviter tout effort inutile. Chaque dépense d’énergie superflue se paie après 10, 20 ou 30 heures.
Choisir les bonnes personnes pour l’assistance
Ce n’est pas seulement une question d’amis sympas, c’est un choix stratégique. Ils peuvent aider à gérer le ravitaillement, préparer le matériel, surveiller l’état général. Et surtout, ils jouent un rôle clé pour relancer la motivation entre chaque boucle, notamment dans les moments difficiles. Ils doivent être fiables et positifs.
Aller loin sur une backyard n’est donc pas une question de vitesse, mais de gestion. Le mental fait la différence. Il s’agit d’avancer boucle après boucle, de s’entourer des bonnes personnes, de s’alimenter régulièrement, d’anticiper les détails logistiques et, surtout, de ne pas abandonner dans les moments de creux.
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