u-Trail
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
No Result
View All Result
u-Trail
Accueil Blog de trail Actu Trail

Le running n’est pas un remède au cancer : la dernière video d’Hugo Clément est un problème

25 mars 2026
dans Actu Trail
running cancer



Un message positif… mais une construction qui interroge

Les réactions très positives suscitées par ce type de contenu montrent à quel point le sujet est sensible et mobilisateur. Elles soulignent aussi l’importance de clarifier certains messages, en particulier lorsqu’ils touchent à la santé.

Sommaire

Toggle
  • LE MATÉRIEL KIPRUN EST EN VENTE SUR ALLTRICKS
  • Mon avis : La dernière vidéo sur le cancer et le running d’Hugo Clément pose un vrai problème.
  • La dernière prise de parole d’Hugo Clément sur le lien entre cancer et course à pied s’inscrit, à première vue, dans une intention difficilement contestable.
    • Une entrée en matière très affirmée sur la survie
    • Un vocabulaire qui rapproche le sport du traitement
    • Des chiffres impressionnants, mais peu mis en perspective
    • Un récit inspirant qui ne reflète pas toutes les réalités
    • Une nuance bien présente… mais reléguée au second plan
    • Une hiérarchie des messages qui mérite d’être clarifiée
  • En résumé, il faut rappeler ce que le sport est… et ce qu’il n’est pas
  • Source
  • Lire aussi

LE MATÉRIEL KIPRUN EST EN VENTE SUR ALLTRICKS

lien affilié

Chaussures Trail
Kiprun Kipsummit Marron

EN STOCK
COMMANDEZ SUR ALLTRICKS
MAINTENANT

Mon avis : La dernière vidéo sur le cancer et le running d’Hugo Clément pose un vrai problème.

En tant qu’ancienne malade du cancer, je reste extrêmement vigilante sur ces sujets.

je suis une ancienne malade du cancer (et je milite pour le respect du vivant)

1) Le running n’est pas un remède contre le cancer.

Des athlètes de haut niveau, des coureurs amateurs avec une hygiène de vie irréprochable tombent aussi malades. Quand on est atteint d’un cancer, le seul cadre fiable reste médical : écouter son oncologue et suivre son protocole. Le reste vient en complément, jamais en substitution.

2) Si l’on veut réellement parler de prévention, alors il faut poser la question dans son ensemble : celle de la protection du vivant.

Pesticides, métaux lourds, pollution, environnement… tout est lié. Des combats comme ceux portés par Fleur Breteau montrent que le sujet dépasse largement l’individu. Il interroge nos choix collectifs, mais aussi nos pratiques quotidiennes.

Dans cette logique, la question des déplacements, y compris en avion pour aller courir à l’autre bout du monde, fait aussi partie du débat sur la protection du vivant. La cohérence écologique ne peut pas être à géométrie variable : elle suppose de questionner l’ensemble de nos habitudes, y compris dans le sport.

Au mieux, le running aide à mieux supporter les traitements, à retrouver de la confiance et du courage. Mais il ne soigne pas un cancer.

La dernière prise de parole d’Hugo Clément sur le lien entre cancer et course à pied s’inscrit, à première vue, dans une intention difficilement contestable.

 

Il s’agit de donner de l’espoir, de valoriser les bienfaits du sport et de mettre en lumière des parcours de reconstruction qui peuvent inspirer.

Pourtant, à la lecture attentive de la transcription, un malaise apparaît. Non pas parce que les faits avancés seraient erronés, mais parce que leur mise en récit, leur enchaînement et leur intensité produisent un effet global qui peut prêter à confusion sur le rôle réel du sport face à une maladie comme le cancer.

Une entrée en matière très affirmée sur la survie

Dès les premières minutes, le ton est posé avec une formulation particulièrement forte :

“la pratique de la course à pied […] augmente considérablement la tolérance aux soins et même les chances de survie” (0:22 – 0:30)

Ce type d’affirmation s’appuie sur des travaux scientifiques, mais elle est présentée sans précaution immédiate sur le cadre dans lequel ces résultats ont été obtenus. Or, en l’absence de cette contextualisation, le message peut être reçu de manière simplifiée, voire amplifiée, par un public qui n’a pas forcément les clés pour en mesurer la portée exacte.

Un vocabulaire qui rapproche le sport du traitement

Au fil de l’échange, le glissement se poursuit avec une autre formulation marquante :

“ça devient presque un médicament le sport pendant la phase de traitement” (19:29 – 19:35)

Cette phrase, prononcée dans une logique d’illustration, n’est pas anodine. Elle installe une proximité symbolique entre l’activité physique et le traitement médical, alors même que ces deux dimensions n’ont pas le même statut. Le sport peut accompagner, soutenir, améliorer certains aspects du vécu de la maladie, mais il ne constitue pas, en lui-même, un traitement. 

 

Alors que certaines dérives existent autour de discours non médicaux, il faut faire attention à ne pas nommer médicament ce qui n’en est pas.

 

Des chiffres impressionnants, mais peu mis en perspective

Le podcast s’appuie également sur plusieurs études, avec des résultats particulièrement marquants :

“réduction de 28 % du risque de récidive et de 37 % du risque de mortalité” (34:06 – 34:13)

“l’activité physique réduit significativement le risque […] cancer de l’œsophage -42 %, foie -27 %, poumon -26 %” (36:54 – 37:09)

Ces chiffres existent et participent à l’évolution des recommandations en matière d’activité physique. Cependant, ils concernent des contextes très spécifiques : des patients suivis médicalement, intégrés dans des protocoles encadrés et observés sur des périodes longues. Sans ces précisions, ils peuvent donner l’impression d’un effet généralisable, immédiat, presque universel, ce qui n’est pas le cas.

On sait par exemple que de nombreux malades du cancer du sein ont tendance à ne pas poursuivre leur hormonothérapie.
Il serait problématique que certaines patientes puissent interpréter ces messages comme une alternative au suivi médical, alors même que celui-ci reste indispensable.

Un récit inspirant qui ne reflète pas toutes les réalités

L’un des choix éditoriaux forts du podcast consiste à mettre en avant des témoignages de reconstruction, parfois spectaculaires. On y entend notamment :

“on peut être meilleur sportif après un cancer qu’avant” (32:37 – 32:46)

ou encore :

“je bats toutes mes perfs […] je me sens encore plus fort” (31:16 – 31:49)

Ces récits ont une valeur évidente. Ils montrent qu’un retour à l’activité est possible, qu’une progression existe, et qu’un rapport au corps peut être reconstruit. Mais ils ne doivent pas être interprétés comme une norme. Tous les patients ne vivent pas la maladie de la même manière, et tous ne disposent pas des mêmes ressources physiques, médicales ou psychologiques pour envisager ce type de trajectoire.

La tendance à la surenchère dans le sport avec l’augmentation des km, du d+ et des exploits ne doit pas contaminer les malades et les amener à se culpabiliser. 
Ces trajectoires restent exceptionnelles et ne doivent pas devenir une norme implicite.

 

Une nuance bien présente… mais reléguée au second plan

Il serait inexact de dire que le podcast ignore totalement la complexité du sujet. À un moment de l’échange, une précision importante est apportée :

“on peut avoir une hygiène de vie parfaite […] et quand même être touché par un cancer” (38:42 – 38:51)

Cette phrase rappelle que la maladie ne se réduit pas à des facteurs de comportement et qu’une part d’incertitude demeure. Néanmoins, elle intervient après une longue séquence consacrée aux bénéfices du sport, ce qui tend à en atténuer la portée dans la perception globale du discours.

Une hiérarchie des messages qui mérite d’être clarifiée

Ce qui ressort, au final, de cette analyse, ce n’est pas une erreur factuelle, mais un déséquilibre dans la hiérarchie des messages. Les bénéfices du sport sont longuement développés, illustrés, chiffrés et incarnés, tandis que ses limites et son rôle exact dans le parcours de soin restent en arrière-plan.

Or, dans un contexte aussi sensible, cette hiérarchie est essentielle. Elle conditionne la manière dont le message est compris, intégré et éventuellement réinterprété.

En résumé, il faut rappeler ce que le sport est… et ce qu’il n’est pas

Il ne s’agit pas de minimiser l’importance de l’activité physique. Au contraire, les données scientifiques montrent qu’elle peut jouer un rôle significatif dans la qualité de vie, la tolérance aux traitements et, dans certains cas, l’évolution de la maladie.

Mais il est tout aussi essentiel de rappeler clairement que :

  • le traitement du cancer repose sur des protocoles médicaux définis
  • le rôle central appartient aux équipes de soins, en particulier aux oncologues
  • l’activité physique s’inscrit comme un complément, adapté à chaque situation

Dans ce cadre, le sport peut être un soutien précieux. Il peut aider à traverser certaines phases, à retrouver des repères, à reconstruire une relation au corps. Mais il ne constitue ni un traitement, ni une alternative, ni une garantie.

Cela est d’autant plus important que depuis le Covid il y a une vague de méfiance vis à vis du milieu médical.
Il ne faudrait pas l’entretenir.
Au fond, la question posée par ce type de contenu n’est pas celle de l’intention, mais celle de la responsabilité éditoriale.

Lorsqu’un discours s’adresse à un large public sur un sujet de santé, la manière de formuler les idées, de hiérarchiser les informations et de contextualiser les données devient déterminante.

Donner de l’espoir est nécessaire. Mais cet espoir doit rester ancré dans une réalité claire, précise et rigoureusement encadrée.

Toute pratique sportive en période de traitement doit être encadrée et validée par une équipe médicale.

Source

 

  • Youtube

Lire aussi

  • Courir pour la bonne cause : après Octobre Rose, place à Movember
  • Pink washing : l’arnaque des courses pour octobre rose
  • Je vais vous dire pourquoi je n’aimerai jamais Octobre rose
  • Octobre rose : marre de ces courses débiles interdites aux hommes
  • Octobre n’est pas rose !
Mention éditoriale : Cet article repose exclusivement sur l’analyse d’un contenu public (podcast) et de sa transcription.
Les citations sont reproduites avec leur horodatage afin de garantir la fidélité des propos. L’objectif est d’interroger la manière dont le message est formulé, dans un souci d’information et de santé publique.
Auteur : Axelle Anne, de la redac

Tags: cancerhugo clément
Article précédent

Couple idéal : Alix Noblat est la force de Mathieu Blanchard

Lire aussi ces Articles

couple blanchard noblat
EDITO

Couple idéal : Alix Noblat est la force de Mathieu Blanchard

par admin
25 mars 2026
Résultat UTMB Walmsley
Actu Trail

Jim Walmsley snobe l’UTMB

par admin
25 mars 2026
François d'Haene UTMB
Actu Trail

François d’Haene ne sera pas sur l’UTMB

par admin
25 mars 2026
Course en sentier au Québec : courir en montagne n’impressionne plus personne
EDITO

Course en sentier au Québec : courir en montagne n’impressionne plus personne

par admin
25 mars 2026
clemquicourt
EDITO

Clemquicourt avoue : il perd 5000 abonnés par mois

par admin
25 mars 2026

SUIVI DES COURSES EN DIRECT

Live 2026 : comment suivre l’EcoTrail Paris en direct

Live : comment suivre le Chianti Ultra Trail en direct ?

Live : comment suivre la Pierra Menta 2026 en direct ?

Trail

  • Blog de trail (17 230)
    • Actu Trail (13 090)
      • EDITO (2 976)
      • GORATRAIL (380)
      • Chasse (146)
      • résultats trails (698)
      • Premium (38)
    • Infos entrainement (4 168)
      • Santé (760)
  • Equipement (2 570)
    • Chaussure Trail (759)
    • GPS (893)

Trails & Marathons

  • UTMB
  • Diagonale des Fous
  • EcoTrail Paris
  • SaintéLyon
  • Marathon de Paris

Traileurs

  • Kilian Jornet
  • Mathieu Blanchard
  • François d’Haene
  • Casquette Verte
  • Courtney Dauwalter

Actualités trail running

  • Le running n’est pas un remède au cancer : la dernière video d’Hugo Clément est un problème
  • Couple idéal : Alix Noblat est la force de Mathieu Blanchard
  • Jim Walmsley snobe l’UTMB
  • Votre montre Garmin peut faire des choses que vous ignorez
  • François d’Haene ne sera pas sur l’UTMB
  • Course en sentier au Québec : courir en montagne n’impressionne plus personne
  • Quelle VMA faudra-il avoir pour finir le marathon de Paris le 12 avril prochain
  • Clemquicourt avoue : il perd 5000 abonnés par mois
  • Trail : le mépris des élites pour les amateurs a toujours existé
  • Pourquoi j’ai eu l’impression que la Backyard est une course qui relevait de la psychiatrie.

AVERTISSEMENT

uTrail est un media qui revendique sa liberté d'expression, indépendant. Les annonceurs qui font de la publicité sur uTrail, n'interviennent en aucun cas sur le contenu éditorial du site uTrail.


Ce site participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.

NOUS CONTACTER

Contact u-Trail
Partenaires
Actu trail À propos Politique de confidentialité Entrainement trail L'équipe
  • BLOG DE TRAIL
  • Yukon
  • DÉBUTER
  • STRAVA
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • Se connecter
  • S'inscrire

Identification

Entrez vos identifiants ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créez votre compte premium

Remplissez les champs suivants

Tous les champs sont requis Entrer

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Entrer