Après sa fracture de la fibula lors de l’Arc of Attrition, Alexandre Boucheix/Casquette Verte annonce que son immobilisation est prolongée. Une mauvaise nouvelle pour le traileur français, contraint de patienter encore avant d’envisager un retour à l’entraînement.
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Deux semaines de plâtre supplémentaires pour Casquette Verte
La convalescence d’Alexandre Boucheix, plus connu dans le monde du trail sous le surnom de Casquette Verte, va finalement durer plus longtemps que prévu. Dans une publication récente sur ses réseaux sociaux, le coureur français a annoncé que son immobilisation était prolongée de deux semaines supplémentaires.
La nouvelle est tombée quelques semaines après sa blessure survenue lors de l’Arc of Attrition, un ultra-trail de cent miles disputé dans le sud-ouest de l’Angleterre. Ce jour-là, les conditions météorologiques étaient particulièrement difficiles. Le terrain boueux et détrempé avait provoqué plusieurs chutes dans le peloton, et Boucheix lui-même avait reconnu être tombé à plusieurs reprises avant l’abandon.
Le diagnostic avait été rapide : une fracture spiroïde de la fibula, une blessure sérieuse qui impose une immobilisation stricte pour permettre à l’os de se consolider correctement.
Initialement, la période de plâtre devait durer environ six semaines. Mais la guérison nécessite manifestement un peu plus de temps.
Une annonce faite avec humour… et détermination
Comme souvent avec Casquette Verte, l’annonce a été faite sur un ton mêlant humour et détermination. Dans sa publication, il explique que « ça repart pour deux semaines de plâtre supplémentaires », accompagnant ce message d’un mélange d’anglais et de français qui traduit son état d’esprit du moment.
Il reconnaît que ses mains tremblent encore et que son corps garde les traces de l’effort et de la blessure. Mais le message global reste fidèle à son style : l’envie de repartir est intacte.
Dans la même publication, il évoque aussi le Bois de Vincennes, lieu emblématique pour de nombreux coureurs parisiens et terrain d’entraînement régulier pour lui. Même immobilisé, l’athlète semble déjà tourné vers la suite.
Cette manière de communiquer correspond à l’image qu’il cultive depuis plusieurs années : celle d’un coureur passionné, parfois excessif, mais toujours animé par l’envie de courir.
Une fracture qui change le début de saison
Cette prolongation du plâtre confirme que la blessure n’est pas anodine. Une fracture de la fibula peut paraître moins grave qu’une fracture du tibia, mais elle reste très handicapante pour un traileur.
La fibula, ou péroné, joue un rôle important dans la stabilité de la cheville. Chez un coureur de trail, qui enchaîne les appuis instables, les descentes techniques et les terrains irréguliers, la solidité de cette zone est essentielle.
C’est la raison pour laquelle les médecins privilégient souvent une immobilisation stricte et prolongée. Reprendre trop tôt ferait courir un risque de consolidation incomplète ou de rechute.
Dans le cas de Boucheix, cette prudence semble donc avoir été privilégiée. Deux semaines supplémentaires de plâtre représentent certes un contretemps, mais elles peuvent aussi éviter des complications plus sérieuses.
Un traileur habitué à courir malgré la douleur
La situation n’est pas totalement nouvelle pour Casquette Verte. Le traileur s’est déjà forgé une réputation d’athlète capable de courir malgré la fatigue, la douleur ou les conditions difficiles.
Plusieurs de ses projets sportifs reposent d’ailleurs sur cette capacité à repousser les limites : traversées longues distances, défis off ou courses atypiques.
Mais une fracture osseuse impose un autre type de logique. Contrairement à une entorse ou une fatigue musculaire, un os a besoin de temps pour se réparer. Aucun mental, aussi solide soit-il, ne peut accélérer ce processus biologique.
Cette blessure oblige donc Boucheix à adopter un rythme inhabituel : celui de la patience.
Le calendrier 2026 de Casquette Verte forcément chamboulé
Cette prolongation du plâtre pourrait aussi avoir des conséquences sur son calendrier sportif pour l’année deux mille vingt-six.
Le début de saison est déjà compromis. Plusieurs projets annoncés en début d’année pourraient être repoussés ou annulés. Dans l’univers du trail, une interruption de plusieurs semaines ne se rattrape pas facilement.
La reprise ne se limite pas à enlever le plâtre. Il faut ensuite réapprendre à marcher normalement, récupérer la mobilité de la cheville, retrouver la force musculaire et reconstruire progressivement la charge d’entraînement.
Chez un coureur habitué à courir presque quotidiennement, cette phase peut être frustrante.
Mais elle est indispensable pour éviter une rechute.
L’importance de la rééducation pour un traileur
Après l’immobilisation, une autre étape cruciale attend le traileur : la rééducation.
Lorsque la cheville reste immobilisée pendant plusieurs semaines, les muscles fondent rapidement et les articulations perdent de leur mobilité. Pour un athlète de trail, la rééducation doit être particulièrement complète.
Elle comprend généralement des exercices de mobilité, de renforcement musculaire et de proprioception. Cette dernière est essentielle pour retrouver la stabilité nécessaire sur terrain accidenté.
Dans certains cas, le retour à la course peut prendre plusieurs mois après la consolidation osseuse.
Un retour qui sera très attendu
Malgré la blessure, l’aura de Casquette Verte reste intacte dans la communauté trail. Sa manière de raconter ses aventures, son ton parfois provocateur et ses projets atypiques lui ont permis de construire une large audience.
Chaque publication est suivie par des milliers de coureurs. Les réactions sous son message témoignent d’ailleurs de ce soutien. Les commentaires sont majoritairement des messages d’encouragement, preuve que la communauté suit attentivement son rétablissement.
Le moment où il retirera définitivement le plâtre sera donc un symbole fort.
Ce sera le début d’un nouveau chapitre de sa saison.
En résumé, dans la carrière d’un coureur d’ultra-trail, les blessures font presque partie du parcours.
Les kilomètres accumulés, les terrains techniques et les charges d’entraînement élevées finissent souvent par laisser des traces.
La vraie différence se fait dans la manière de rebondir.
Pour Casquette Verte, ces deux semaines supplémentaires de plâtre représentent évidemment une contrainte. Mais elles peuvent aussi être l’occasion de repartir sur des bases plus solides.
Dans le trail, la patience est parfois la première forme d’entraînement.
Et lorsque Alexandre Boucheix pourra enfin retirer son plâtre et remettre ses chaussures de trail, il y a fort à parier que le retour sur les sentiers sera observé avec attention par toute la communauté.
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